L — LE CALCUL
Le siège le plus fréquent des calculs est le canal de WHARTON dans sa portion extra-glandulaire.
Mais ils peuvent occuper la partie intra-parenchymateuse de ce canal ou les conduits excréteurs intraelandulaires de deuxième ou de troisième ordre.
Ils peuvent enfin siéger simultanément dans la glande et dans le canal.
Certains auteurs citent des calculs occupant le tissu glandulaire lui-même (JOBERT, TERRIER, BERCER, AR- ROU, MOURE, etc.).
Nov£-JossERAND en a extrait plus de vingt du tissu péri-glandulaire (calculs sus-glandulaires), GossEr a constaté la même localisation.
Unique ou multiple, les calculs sont en moyenne au nombre de 1 à 3. Mais on a pu en trouver bien davantage.
LALLEMAND en a trouvé 12, ScHMir 20 et PERRONE plus de 20,
Leur volume est variable, parfois petits comme une
tête d’épingle, ils peuvent atteindre un volume considérable, comme le cas opéré par Arey Power (44 gr.).
Leur poids moyen est de 1 gr. 5 à 2 gr.
Leur forme est sphérique ou ovulaire, polygonale à facettes s’il y en a plusieurs.
Dans le canal de WnHARTON, où on peut les trouver disposés en file, ils affectent une forme ovalaire irrégulière.
Ils sont souvent en ferme de noyau de datte dont ils présentent même la gouttière longitudinale comme M. MARTINAUD en rapporte un cas.
QUILLOBEAU a observé un calcul creusé d’un véritable tunnel.
Dans l’un et l’autre cas, il n’y avait pas de rétension salivaire.
Parfois lisse, la surface est le plus souvent irrégulière, rugueuse et mamelonée.
La couleur des calculs salivaires varie du blanc mat au jaune pâle et au brun rouge.
MAISONNEUVE en a vu un couleur rouge brique.
La coloration est plus ou moins uniforme, quelquefois mouchetée même. Elle peut se modifier par l’exposition à l’air.
Leur consistance est très variable : tantôt très friables, se laissant rayer à à l ongle, s’écrasant sous le doigt
ou pendant l’extirpation, les calculs peuvent être au
tal
contraire très résistants, sans atteindre cependant la
dureté de certains calculs vésicaux.
Les calculs sont polystratifiés.
Suivant les théories de GALIPPE, la structure des
calculs est la suivante (d’après P. CarNoT) :
À la coupe on distingue deux parties :
€ 1° Un noyau organique formé de sphérules, développées autour de micro-organismes ou de cellules épithéliales envahies par les microbes, constituées de
sels terreux revêtant un aspect cristallin;
« 2° Puis, à côté de cette sphérule primitive, se constitue une deuxième sphérule, et ainsi de suite, de sorte qu'on trouve les calculs constitués de trois ou quatre sphérules, et d’autres qui en contiennent plusieurs centaines; ces sphérules paraissent adhérer l’une à l’autre par une substance organique granuleuse (mucus?) constituant un lacis serré renfermant des microbes (GALIPPE).
« Tout autour de ce noyau ce déposent les substances minérales en produisant des stratifications plus ou moins régulières et de couleurs alternantes, blanchâtres et jaunes, ou blanchâtres et brunes.
« Ces couches concentriques ont un âge différent. »
Le calcul est essentiellement composé de phosphate
et de carbonate de calcium et accessoirement de ma-
tières organiques.
Leur teneur en phosphate et carbonate de calcium
explique leur opacité aux rayons X.
D’après un cas d’ALEXANDRE, la composition était
la suivante :
Fau:. 7 Re Re Ps Carbonate de Ca..... ST ere 20
Phosphate de Ca... ......... 50 % Matières organiques........ 20 %
On a trouvé parfois de la magnésie, de l’oxyde de fer, du sulfacyanure de sodium. de l'acide urique (Bros DaAunay).
Dans les observations du D° BARGE, l'examen chimique a révélé que les calculs étaient constitués par du phosphate de calcium. Ils ne contenaient pas d’acide urique, certaines particules contenaïent du
carbonate de calcium (examen chimique pratiqué par
le D QUuÉRÉ).