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que les premières, et GRAILLE écrira, dans sa thèse, én 1896 : « Pour nous, la lithogénèse résulte de la combinaison des sels minéraux à la matière organique mortifiée à l'intérieur du canal de WHARTON par une cause quelconque. » Est-ce un progrès? Une notion nouvelle est-elle née? Non, et plus on avance, plus les choses se compliquent; toutes les notions de chimie sont épuisées, aucun jour nouveau n’est fait sur la « lithogénèse ». Les années passent, sur la chimie la physique prend le pas. A la théorie de la précipitation des sels minéraux sous l'impulsion du cataliseur organique, fait place celle de la modification physico-chimique des humeurs et en particulier de la salive, et c'est alors que se pose le problème de savoir si une transformation du pH salivaire n’est pas à l’origine de la formation des concrétions salivaires? Les choses en sont là.
Ce qui préoccupe surtout le médecin c’est l’inspection de la glande et les conséquences qu’elle peut avoir, car si À. PARÉ rapporte l’observation d’un malade qu'il soignait pour «une apostème grande et énorme de la gorge » on ne saurait au xx° siècle admettre pareille éventualité. On ne doit plus attendre ces manifestations grossières pour porter un diagnostic de lithiase, il faut pouvoir diagnostiquer cette lithiase lors de ses manifestations discrètes et passa-
gères de façon à faire disparaître le calcul avant que
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la glande salivaire correspondante n’ait eu à souffrir de l'infection au point d’en perdre sa fonction. L’application de la radiographie au diagnostic de la lithiase a été à l’origine du traitement conservateur. Mais rien n’est absolu et là encore ce mode d'investigation ne donnera pas les résultats positifs que l’on attendait; l’on s’aperçut rapidement que tous les calculs n'étaient pas visibles aux rayons X. Echec partiel de la méthode, il fallait trouver autre chose. Un pas encore et les injections opaques dans les canaux excréteurs des glandes salivaires apportèrent la solution définitive d’un double problème : diagnostic et thérapeutique.
La siclograph'e, telle que l’a décrite J. FEuz (en 1935) et ses prédécesseurs, en donnant « l’image exacte du canal de WHARTON », en dessinant « les. obstacles partiels ou totaux qui s'opposent au passage du liquide opaque », « permet un diagnostic préeis de localisation ».
Et, si cette méthode permet de faire un diagnostie certain non seulement de a sialolithiase simple, mais de ses complications, elle a révélé un traitement.
Ce traitement permettra, en assurant l’élimination du calcul et la désinfection des canaux et du parenchyme, la conservation anatomique et fonctionnelle
de l’organe, | #