‹ Contribution à l'Étude de la Lithiase Sous-MaxillaireChapitre 9 sur 44 · L — DEFINITION · texte numérisé non relu

L — DEFINITION

C’est le développement d’un ou de plusieurs calculs au niveau de la glande sous-maxillaire ou de son canal excréteur. C’est d’ailleurs le plus souvent au niveau du canal que se trouve le caleul.

C’est de beaucoup la plus fréquente des lithiases sa- Bivaires. Les chiffres varient suivant les auteurs :

89 % pour P. BonneT:;

90 % pour H. Renon.

Roserc a cbservé les chiffres suivants :

50 fois au niveau du canal de WHARTON:;

28 fois dans la glande sous-maxillaire ;

6 fois au niveau du canal de STENON:; 2 fois dans la parotide.

Les calculs des glandes sub-linguales paraissent exceptionnels (2 cas publiés par GIUSEPPE et MaccaA- FERRI).

La fréquence au niveau de la sous-maxillaire s’explique peut-être par la situation de la glande et de son canal dans le plancher de la bouche. Les corps étrangers, les débris alimentaires et les desquamations épithéliales s’amassent et stagnent plus facilement à

ce niveau,

IT. — ETIOLOGIE

L’étiologie de la sialolithiase est des plus obscure.

1° C’est surtout une maladie de l’homme.

Pour quatre cas observés chez l’homme, on n’en observe qu’un seul chez la femme. |

Dans sa thèse, Th. pe CLosmapeucC publie 81 cas de calculs salivaires chez l’homme et 19 cas chez la femme.

WENZEL trouve 29 hommes pour 9 femmes.

2° La lithiase salivaire apparaît le plus souvent entre 20 et 60 ans sans être exceptionnelle chez l’enfant et le vieillard.

DELANNSY et BOURY rapportent le cas d’une femme de 70 ans.

BURDEL en a trouvé chez un nourrisson de 3 mois.

WRicaT chez un enfant de 9 ans.

Nous sommes loin des limites de 20 à 60 ans désignées par CLOSMADEUC comme des barrières infranchissables. |

3° On a incriminé l’abus du tabac (RoBerc) et le

défaut de l'hygiène buccal.

IT. —— PATHOGENIE De nombreuses théories ont été soutenues.

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