‹ Contribution à l'étude de la localisation anatomique et repérage rigoureux des projectiles par le radio stéréomètre Tauleigne-MazoChapitre 11 sur 17 · TAPER · texte numérisé non relu

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Rien ne s'oppose plus dès lors à ce que l'on établisse une relation mathématique entre le déplacement latéral qu’on a fait subir à la lame de verre et le déplacement apparent dans l’espace que l'on a oblenu. Rien ne s'oppose non plus à ce qu’on applique celte relation à la mesure des profondeurs. Au lieu de deux lignes verticales, on peut avec avantage employer un réseau couvrant toute la surface de la plaque. Et au lieu du glissement provoqué directement par la main, il sera évidemment préférable d'utiliser une vis micrométrique ou un pignon à crémaillerie avec adjonclion d'une aiguille el d'un cadran divisé sur lequel les mesures seront distinctes et faciles.

- Ce cadran peut être gradué à priori el par calcul, il peut être gradué empiriquement. Il va sans dire que les deux méthodes donnent le même résullat. Arrivons maintenant aux mesures de distances latérales.

Quelques personnes pourraient croire qu'on peul les obtenir directement sur l'image plane en les prenant simplement avec un double décimèlre ; ce serait une grave erreur.

Une épreuve radiographique élant la projection d'une ombre sur une surface plane est d’aulant plus diformée que la projection se fait d'une distance plus courte et par conséquent sous un angle plus grand. Dès lors il est bien évident que la distance qui sépare deux points sur une image radiographique représentera une distance réelle d'autant plus pelite que ces deux points

‘étaientplus éloignés de la plaque et plus rapprochés de

l'ampoule. Mais puisque le radiostéréomètre donne un moyen simple el sûr de connaitre celte distance, il suffira d'adapler au cadran du micromètre une seconde gradualion dile latérale qu'indiquera pour chaque plan la valeur réelle du centimètre.

Exemple : Le réseau micrométrique élant constitué par des lignes parallèles de uN ceNTIMÈTRE d’écartement, -où conslale en regardant dans le radiostéréomèlre avec UN OEIL SEULEMENT que le projectile est sur la plaque à quatre centimètres du point de repère qui marque la verticale. Q?

Ouvrant alors les deux yeux on prend la mesure de profondeur et au point où s’est arrêtée l'aiguille nous ‘disons sur le cadran que le centimèlre vaul huit millimètres. La distance latérale réelle à partir du rayon normal à la plaque est donc de 4 X 8, soit 32 millimètres.

Il va sans dire qu'on peut choisir comme point de départ de la mesure tout autre repère que le rayon normal. On peut donc mesurer toute distance latérale dans un plan donné et pour peu qu'on voulut s’en donner la peine, on pourrait tout aussi bien par deux mesures successives el un calcul très simple mesurer les distances -obliques avec une parfaite exactitude.

Signalons en passant les services que pourront ren- -dre cette méthode aux accoucheurs pour la mensuration du bassin. Les méthodes actuelles exigent un matériel perfectionné dont la mise en œuvre demande un certain. temps, avec la méthode Tauleigne nous pensons que l’on arrivera plus facilement et plus rapidement au but recherché. -

— 33 + ROLE DES VOLETS. — Volet de gauche. (Fig. 1).

” Les volets ont pour but d’obliger l'observateur à porter correctement leurs regards dans les directions que nous avons indiquées.

Schéma indiquant la marche des rayons lumineux,

V Verre dépoli.

C Cliché radiostéréoscopique.

R Réseau ligné.

G Glace argentée.

Y Yeux de l'observateur.

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