‹ Contribution à l'étude de la localisation anatomique et repérage rigoureux des projectiles par le radio stéréomètre Tauleigne-MazoChapitre 15 sur 17 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Avantages de l’appareil et de la méthode:

Ses défauts

Les obseruations sommaires qui vont suivre ont élé

récueillies à l'hôpital complémentaire n° 29 de Menton du 23

mars au 28 septembre 1915 après localisation par le radios-

téréomètre (Service du docteur Rosso).

10 balle ou éclats intra-viscéraux,

25 — — intra-articulaires, 3e — —— jintra-osseux.

OL: == intra-musculaires.

157 tentalives — 157 extractions. Les indications fournies par le radiostéréomètre ont toujours élé reconnues très

exactes.

Le soldat P.., du 93° d'infanterie, présentait une petite parcelle d'enveloppe de balle ayant pénétré au niveau du pli fessier gauche. Extraite contre la paroi postérieure de l’ampoule rectale.

Le soldat L.…., 27° chasseurs. Balle extraite au-dessous de

la masse lombaire contre le corps de la 5° lombaire. Trois

RTE

tentatives infructueuses par les autres méthodes de repérage.

Le soldat C.., 176° d'infanterie. Eclat extrait de l'angle corto-vertébral contre la première dorsale. Deux tentatives infructueuses ailleurs.

Le soldat G..., 155° d'infanterie. Balle ayant pénétré en arrière de la clavicule et extraite dans le muscle sous-scapulaire après trépanation de lomoplate.

Le soldat D.…., 168° d'infanterie. Eclat d'obus en pleine articulation sacrocliaque. N'a pu être extraite que grâce aux indications fournies par le radiostéréomètre. -

Caporal V.., Balle de schrapnell en pleine circonvolution frontale. Une tentative, infructueuse d’abord, les indications fournies par d’autres méthodes n'élaient pas exactes, etc., etc, :

On pourrait multiplier les exemples. Il ressort de toules nos observalions, que jamais la méthode n’a élé surprise en défaut.

Les indications que fournit le procédé, sont tellement rigoureuses qu'il a été possible de procédér à lexpérience suivante : une boite à cigares d’un modèle assez volumineux, était remplie de sciure de bois, contenant à un endroit inconnu de l'opérateur, une pièce de monnaie ; l'opérateur en prescrit un cliché stéréoscopique auec l'appareil construit par Mazo et observant ensuite le cliché dans le stéréoscope donnait en se servant du réseau ligné et de la graduation établie Ja distance de cette pièce par rapport au couvercle.

Dans ce but de contrôler l'exactitude du micromètre M. le Docteur Félix (de la 15° région) qui avait préconisé l’expérience introduisit ensuile dans la boîle par une fente ménagée au préalable à la distance indiquée du couvercle une aiguille

en l'enfonçant bien horizontalement ; cette pointe rencontra

RO

exactement la pièce de monnaie à l'endroit précis indiqué par l'opérateur.

. Les mesures fournies par l'appareil de Monsieur Tauleigne dans les centres chirurgicaux de Menton et de Nice, où il fut d’abord établi, subit les contrôles les plus sévères.

Ces contrôles consistèrent dans l'emploi simultané des méthodes Marion, Jardin et Wuillgamorz. :

Ces quatres procédés donnèrent loujours à peu près les mêmes résultats.

Le Radiostéréomètre demeura constant et exact. En outre

les projectiles élant trouvés, le chirurgien fut prié de vérifier avec une sonde appropriée, graduée au millimètre si l’indication fournie par la méthode que nous avons exposée, était exacte : il en fut toujours ainsi.

Les projectiles du bassin, du poumon, de la fesse ou dans des masses musculaires où il était impossible de les percevoir

au toucher ont toujours élé facilement extraites par M. le

À docteur Kendirdgy, ancien chef de clinique du regretté pro-

> - . fesseur Reclus.

M. le docteur Kendirdgy, qui se sert quotidiennement de l'appareil Teuleigne, n’a jamais eu d'insuccès dans ses nom- breuses extraclions el c'est sur ses conseils que nous nous © sommes décidés à faire de cette étude le sujet de notre thèse = de doctorat.

Comme nous l'avons montré, les avantages sont multiples, mais cependant il y a lieu de faire quelques critiques : 1° Quelques personnes ne jouissent pas de la vision binoculaire et par conséquent ne peuvent se servir de; l'appareil. 2 Le réseau est constitué jusqu'ici par des lignes verticales parallèles espacées de 4 centimèlres ; cet espacement

(comme me l’a fait remarquer M. Tauleigne) est trop grand

ED

dans la pratique et pourtant il ne peut être diminué car 1l se produit alors un phénomène assez gênant de confusion de lignes. M. Tauleigne va remplacer les lignes verticales par des lignes circulaires concentriques que l’on peut serrer aulant qu’on le veut sans provoquer aucune confusion. L'espacement nouveau sera de 1 centimètre et se prêtera aussi bien aux mesures latérales qu'aux mesures de profondeur.

3° L'appareil Lel qu'il se présente actuellement ne se prête ni aux mesures latérales, ni aux mesures obliques.

4 La glace argentée par le procédé Foucault, superficiellement par conséquent peut se Lernir si l'appareil a été longtemps exposé dans une salle d'opéralion où on emploie la teinture d'iode, il y aurait lieu de se servir d’une glace en bronze poli qui serait inaltérable.

5° Si au lieu de décaler son ampoule de 4 centimètres, comme l'indique M. Tauleigne, on la décale seulement de deux centimètres à gauche du point de repère choisi (dans la première pose) et deux centimèlres à droite du point de repère (dans la seconde pose) on obtient un couple stéréoscopique beaucoup plus net. 4

Ces restrictions faites nous pensons avec beaucoup de radiologues et chirurgiens que l’appareil Teuleigne rendra les plus grands services ; et lorsque M. Teuleigne aura fait les changements que j'ai signalé, son radiostéréomètre sera

bien près d'approcher de la perfection.

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