‹ Contribution à l'étude de la localisation anatomique et repérage rigoureux des projectiles par le radio stéréomètre Tauleigne-MazoChapitre 9 sur 17 · CROIS · texte numérisé non relu

CROIS

rité qui lui est propre. Tous ceux qui praliquént la photographie stéréoscopique connaissent le phénomène de : la transposition des épreuves, de l’inversion du relief.

Si les deux images sont correctement juxtaposées sur la plaque ou sur le carlon la succession des plans est conforme à la nature, mais si-par erreur on a placé à droite l’image qui devrait êlre à gauche et réciproquement le relief se trouve inversé! les lointains viennent dans le premier plan, les premiers plans fuient dans le lointain. Il en résulle une sensation anormale et bizarre que l'on s’'empresse de faire disparaître en remettant les images à leur place respective.

Or, ce qui en stéreoscopie ordinaire-est faux el intolérable devient en radiostéréoscopie un précieux élément dé contrôle. En radiographie, en effet, à cause de la transparence des lissus, l’image pseudoscopique présente le curieux phénomène du corps simplement re- Lourné vu par sa face arrière si dans le relief vrai il. élait vu par sa face avant. Sas doute l'effet ainsi oblenu est un peu erronné, les premiers plans ont des dimensions exagérées, mais sous cette forme l'observation reste encore très utile ; c'est, nous le répétons, un précieux élément de contrôle et bien des détails dé localisalion échapperaient dans l'examen avant qui sont nettement perçues dans l'examen arrière el réciproquement.

Le stéréoscope de Monsieur Tauleigne a la curieuse propreté de montrer simultanément les deux aspects

stéréoscopiques d'un corps et cela avec un couple pho-

OS re

tographique seulement. L'instrument d'ailleurs est d’une: simplicité élonnante.

Les deux images du couple photographique, comme nous l'avons déjà vu, sont prises sur une Seule plaque dont elles occupent chacune une moilié. Elles sont juxtaposées symélriquement, les points homologués élant équidistants de la ligne médiane de la plaque (sauf naturellement le léger décalage dû à l'écart stéréoscoprique). Le système oplique est conslilué par une glace. . plane argentée sur ses deux faces par le procédé Foucault. Celle glace est disposée dans un plan perpendiculaire à la plaque ; son arrêle inférieure appuyée sur la ligne de séparalion des images ; son arrêle supérieure venant se placer entre les yeux de l'observateur.

Dans ces conditions l'observaleur perçoit immédialement deux images en relief, l’une en relief vrai, l'autre en relief pseudo. Cela se conçoit sans peine.

En effet, quand il Lourne le regard vers la droite son œil droit voit l’image de droite directement et sans interposilion du miroir.

Son œil gauche, au contraire, ne voit l’image de gauche que par réflexion sur la surface polie de la glace argentée. Cette image réfléchie spéculairement se trouve retournée de gauche à droite el rabattue sur l'image de

droile d’où fusion stéréoscopique et relief.

Mais quand l'observateur tourne le regard à gauche le phénomène inverse se produit. L'image de gauche, qui était dans J'observalion précédente, retournée MAL

le miroir sera vue directement et dans son vrai sens;

Po) du

l'image de droile qui était vue dans son vrai sens, sera, au contraire, retournée par l’autre face du miroir. Par le simple déplacement des yeux le couple photographique aura donc subi la lransposilion stéréoscopique et le relief apparaîlra inversé.

Ainsi selon qu'il regarde à gauche ou à droite lobservaleur voit à volonté le corps du blessé par la face avant ou par la face arrière, contrôlant l’un des aspects par l'autre, corrigeant, si elles s'étaient produites ses erreurs d'interprétation, déterminant déjà avec une approximation qui suffit dans la plupart des cas, la silualion des corps élrangers par rapport au squelette, ou aux arlères repères anatomiques qui se trouvent à proximité.

Il peul arriver néanmoins que le besoin d'une mesure se fasse sentir.

C'est alors qu'intervient la manœuvre du-micromèétre -de profondeur. |

Le principe de cet instrument est des plus curieux. En voici la théorie :

L'emploi du stéréoscope à miroir bisecteur est caraclérisé par ce fait que deux points situés de part et

d'autre de l’arrête du miroir et à égale distance de celleci, se localisent dans l'espace, après fusion, dans un plan qu'occupail la plaque au moment de l'opération photographique. Dans le plan de la plaque, en effet le décentrement de’ l’ampoule quelque grand qu'il puisse être ne produit naturellement aucun déplacement paral- Jactique et tousles points homologues sont nécessairé-

ment symétriques.

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