‹ Contribution à l'étude de la lutte antituberculeuse: Le DispensaireChapitre 9 sur 15 · TI · texte numérisé non relu

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Et maintenant, quelle organisation matérielle permettra au dispensaire d'atteindre son double but, au plus grand bénéfice de l'œuvre et de ses malades.

D'abord, 11 lui faut un local ; où le placerons-nous ? L'opinion est unanime : cet élablissement devra s'installer en plem centre Insalubre, en plein fover contaminé ; organe de combat, il doit être au fort de la bataille. Il sera de la sorte plus à la disposition de louvrier ; les investigations de son personnel enquêteur, mieux connu, ne Jui paraïtront pas suspectes, partant elles auront une portée morale plus grande, une action plus efficace.

Simples pour être faciles à désinfecter ; économiques pour qu'on puisse en multiplier le nombre; telles seront les qualités matérielles primordiales de ces fondations.

En 1901, l’œuvre de la tuberculose humaine imaugurat à Paris, dans le XIE arrondissement, un dispensaire modèle dont les frais d'installation se sont élevés à 24.000 francs. Voici la disposition qui a été adoptée :

Dans un rez-de-chaussée de 20 mètres de long sur 11 m.50 de large, ont été aménagées :

Une salle d'attente pour les malades ;

Un vestiaire ;

Deux salles de consultations ; Une salle d'opérations ; Une chambre noire pour les examens laryngoscopiques et les rayons X ; :

Un laboratoire ;

Une pharmacie ;

Une lingerie ;

Une salle d’étuve ; 3

Le bureau des médecins.

Une partie de ce rez-de-chaussée a élé réservée à des buanderies, un chenil, des communs. |

Le dispensaire Emule Rour, à Lille, est installé d’une façon analogue, mais plus luxueuse. [l à d’ailleurs coûté 36.000 fr.

Il comprend deux bâtiments dont lun comporte, au rez-dechaussée :

Une salle d'attente pour les malades ;

Deux salles de consultations :

Une chambre noire ;

Un laboratoire ;

Un bureau pour les assistants ;

Au sous-sol est installé un calorifère à vapeur à basse pression. RPC

Dans le bâtiment annexe on peut, grâce à l'outillage perfeclionné des buanderies, lessiver à la vapeur, essorer à la turbine, sécher rapidement à l'air chaud le linge des malades. Ajoutons que dans ces établissements les meubles sont d’une extrème simplicité el du strict nécessaire ; le parquet, les murs sont facilement lavables ; les angles sont arrondis ; les crachoirs sont à courant d’eau.

Sans doute ces dispensaires sont d’un aménagement presque parfait ; mais on peut et on doit, quand on n’a que des ressources plus minimes, ne pas altendre de pouvoir réaliser ces conceptions modèles. Qu'autour de ces maisons mères

s'élèvent partout où besoin est des pléiades de filiales modestes. Avec l'évidence des services rendus, viendront à leur aide de généreux donateurs et la bienveillance des pouvoirs publics qui leur permettront peu à peu de s'agrandir, jusqu'à dépasser peut-être l'idéal de leurs ainées.

Toutefois, il ne faudrait pas se bercer d'illusions. Si les. frais de première installation peuvent être fortement restreints dans les débuts, il est une. dépense qu'on ne peut espérer réduire sans réduire du même coup l'intérêt social, le résultat prophylactique de l’œuvre, c’est la dépense d'entretien, et cest précisément celle-là qui grève le plus lourdement le budget d'un dispensaire si modeste qu'il soit.

C’est un des plus humbles que le dispensaire du XI arrondissement, onzième filiale de l'ŒÆuvre de la tuberculose humaine et inauguré rue Saint-Maur, le 18 décembre 1904. Bien simple fut son installation : dans un rez-de-chaussée, trois pièces ; l’une, très petite, sert de pharmacie ; une autre, plus vaste, est aménagée en salle d'attente pour les malades; elle communique avec la dernière qui sert de salle de consultalions et de bureau pour les médecins. Dans chacune d'elles on à placé un crachoir à courant d’eau.

Le rapport financier que M. Sautreau, trésorier, à bien voulu nous communiquer, nous apprend que les frais d’installation, de lover, d'entretien matériel ne se sont élevés qu'à la somme de 2.668 francs.

Nous voilà loin des dispensaires de Lille ou de Bercy ; pourtant, malgré cette installation rudimentaire,on à donné à ce dispensaire, du {ef janvier au 51 décembre 1905,2.780 consultations réparties sur 644 malades, soit 224 hommes, 288 femmes, 132 enfants.

Nous aurions voulu pouvoir dire ici ce qu'a coûté chacun de ces 644 malades ; mais cette évaluation ne doit être faite qu'après plusieurs années d'exercice, pour que la moyenne

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