‹ Contribution à l'Étude de la Luxation Carpo-MétacarpienneChapitre 9 sur 43 · III. —— RAPPORT DE L’INTERLIGNE CARPO-MÉTACARPIEN · texte numérisé non relu

III. —— RAPPORT DE L’INTERLIGNE CARPO-MÉTACARPIEN

L'ensemble des extrémités supérieures des métacarpiens forme une voûte solide à concavité palmaire qui continue la gouttière carpienne.

a) Dans cette gouttière carpo-métacarpienne coulissent les tendons du fléchisseur commun profond et du fléchisseur superficiel qui à ce niveau sont encore groupés en un paquet compact. Ils sont comme bridés par un ruban fibreux très épais, étendu d’une berge du canal carpien à l’autre, le ligament annulaire antérieur du carpe.

A la face palmaire, les articulations carpo-métacarpiennes sont encore recouvertes par les masses musculaires thénariennes et hypothénariennes.

Les muscles et les tendons fléchisseurs, doublant les ligaments articulaires, renforcent leur action et constituent un obstacle aux déplacements articulaires. Leur voisinage rend compte des troubles que

peuvent occasionner dans leur jeu les déplacements osseux.

La branche profonde du nerf cubital et celle de l'artère cubitale sont presqu’au contact de l’articulation carpo-métacarpienne du cinquième métacarpien. Ce rapport nous explique la possibilité de la lésion de ce nerf comme dans l'observation de . M. Ph. Rochet.

b) Du côté dorsal, au contraire, l’interligne est beaucoup plus superficiel; il n’est séparé de l’aponévrose superficielle que par les tendons des extenseurs qui s’écartent en éventail. Quant au ligament annulaire postérieur, il est bien moins épais que son homologue antérieur. Les tendons dorsaux seront écartés facilement par les extrémités osseuses qui pourront ainsi se luxer facilement en arrière.

En dehors de ces rapports tendineux, il faut signaler l'artère radiale qui, après avoir croisé le premier métacarpien sur sa face dorsale, passe entre la base de celui-ci et du second pour passer dans la paume de la main.

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