‹ Contribution à l'étude de la lymphadénie caséeuse du moutonChapitre 22 sur 27 · VAN · texte numérisé non relu

VAN

La valeur de ces méthodes n’est pas douteuse, mais la plupart du temps, elles ne peuvent être utilisées par le praticien. Heureusement, il n’en est pas de même du réactif de Carré. Nous ne pouvons mieux faire que transcrire ce que cet auteur a publié sur la question.

« Quand Vallée et Bossavy eurent montré que l’extrait des cultures du bacille de Preisz-Nocard, inoculé sous la peau de la paupière du cheval atteint de lymphadénie ulcéreuse, provoque une réaction locale ; quand nous eûmes rapproché de ce fait une observation courante parmi les troupeaux infectés soumis à linjection de notre vaccin, à savoir, la présence d’un œdème local, suivi de boiterie, sur un nombre plus ou moins élevé d'animaux, nous recherchàmes systématiquement la réaction palpébrale et, grâce au nombre élevé des sujets qui s’offraient à nos recherches, nous pûmes rapidement établir la valeur spécifique de cette réaction.

« Un quart de ceritimètre cube de toxine du bacille de Preisz-Nocard, injecté suivant le procédé de Vallée et Bossavy, dans le tissu conjonctif de la paupière, provoque chez les moutons infectés, vers la douzième heure en général, parfois un peu plus tard (1) un œdème volumineux, en tout cas, facilement appréciable par comparaison avec

la paupière non injectée.

(1) De la 15e à Ja 18e heure.

AE

« L’œdème peut gagner l’autre paupière et s'étendre sur la face ; les paupières, œdématiées, recouvrent parfois le globe oculaire jusqu'à occlusion complète.

« La gêne provoquée par une réaction intense amène l'animal à modifier son port de tête, le côté inoculé étant tourné vers le sol.

« On rencontre tous les degrés entre le léger œdème et la réaction violente, volumineuse, constatable à distance.

« Il semble d’ailleurs que, chez l’animal sain en apparence, il ne faille pas tenir compte d’un faible œdème à l’exemple de ce que l’on constate dans l'emploi des autres réactifs biologiques, les animaux les plus atteints sont ceux qui présentent les réactions les plus atténuées.

« Le maximum de la réaction est observé entre la quinzième et la dix-huitième heure ; nous avons vu l’æœdème persister deux et trois jours, mais de nombreuses observations montrent qu’il disparaît, en général, assez rapidement, on peut considérer comme exceptionnelle sa persistance

après trente-six ou quarante-huit heures » (Carré.)

Lénient 4

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