OBSERVATIONS PERSONNELLES
En 1910, H. Carré écrivait ce qui suit : « Nous avons démontré, au laboratoire, sur le cobaye et le mouton, la température à laquelle le bacille perdait en grande partie le pouvoir de donner naissance à du pus, tout en produisant cependant une réaction locale, un œdème assez étendu. Nous avons pu préparer ainsi deux vaccins d'activité graduée : le premier ne donne que de læœdème au cobaye ; le deuxième donne parfois un petittabcès au point d’inoculation ; le mouton résorbe les deux vaccins. »
Les premiers essais, faits sur un troupeau infecté de longue date, furent tout à fait encourageants, et l’auteur pouvait dire : « Il semble que l’on puisse faire état de la vaccination, d’ailleurs les adultes du troupeau non vaccinés continuent à présenter de volumineux abcès. »
L'utilisation de ce vaccin a été considérable depuis la
guerre, et elle trouve ses indications en maintes circonstan-
ces,