‹ Contribution à l'étude de la lymphadénie caséeuse du moutonChapitre 25 sur 27 · SEA · texte numérisé non relu

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Chez les nouveau-nés, l'injection sous-cutanée des deux vaccins s’est montrée parfaitement efficace.

Chez les jeunes et les adultes, elle a donné d'excellents résultats, non seulement à titre préventif contre la formation d’abcès, mais encore à l'égard des formes toxiques. Chose plus curieuse, cette méthode s’est révélée, à l’usage, non seulement préventive, mais aussi elle exerce une action curative dans bien des cas. S'agit-il alors de bactério ou de protéo-thérapie ? Nous ne savons le dire.

Quoi qu'il en soit, la méthode est mise au point à l’heure actuelle. Elle comporte l’inoculation à doses égales et à dix jours d'intervalle de deux vaccins d’énergie différente. Cette opération se fait avec les précautions d'usage : stérilisation de la seringue et désinfection du point choisi pour l'injection, avec de la teinture d’iode pure ou légèrement diluée. Chacun des deux vaccins est délivré en tubes ou ampoules de 3,5, 10" 50 c. c. prêts à être employés, et doit être utilisé dans les quarante- -huit heures qui suivent sa réception. Avant l'injection, l'ampoule est agitée pour remettre le dépôt en suspension et on aspire son contenu avec la seringue armée de son aiguille. L'inoculation se fait dans le tissu conjonctif de la face interne de la cuisse, d'un Côté pour la première vaccination, du côté opposé pour la seconde. La dose à injecter est de un centimètre cube

pour chacun des deux vaccins et quel que soit l’âge de

l'animal. LA a

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Il n'y a aucune réaction générale apparente à la suite de l’opération. Par contre, on constate souvent une boiterie d'intensité variable sur le membre qui a été choisi pour l’inoculation : cette claudication est fugace et sans gravité. Nous en dirons autant du petit noyau qui se développe parfois au point d'injection.

Depuis les premiers essais, cette vaccination a été pratiquée sur un très grand nombre d'animaux. Nous devons rapporter quelques-uns des résultats qui ont été publiés,

et nos observations personnelles.

I. — Bigoteau et Bissauge, parlant du traitement des eaux rousses, écrivent ceci : « En 1910, plus de 3.000 moutons, appartenant à différents troupeaux et à différents départements, ont été vaccinés en pleine mortalité, et, aussitôt la vaccination faite, le mal s’est arrêté pour ne plus

reparaître. »

II. — Carré, faisant connaître son vaccin, rapporte deux de ses observations. Dans un troupeau fortement infecté, dans lequel la mortalité était élevée parmi les agneaux de 3 mois, 180 jeunes sujets dont 10 semblaient voués à une mort certaine, furent vaccinés. Aucun nouveau cas n’a été constaté après la vaccination et presque tous les malades se sont rétablis.

Dans un autre lot de 317 agneaux, il y avait eu plusieurs

cas de ‘mort qui avaient pu être rapportés à des lésions

CR ROAE

hépatiques ou articulaires. Il y eut, au total, 70- agneaux malades ; 15 étaient morts avant la vaccination ; 14 agneaux, vaccinés quoique très malades depuis plusieurs jours, succombèrent également ; 41 agneaux moins gravement atteints se rétablirent, mais pour mener dans la suite une vie misérable. Aucun des autres sujets n’a présenté de symptômes morbides. | |

III. — Dans un troupeau fortement infecté, avec manifestations variées de la maladie, (mammite, eaux rousses, mortalité des jeunes) Eloire a pratiqué, en différentes fois, la vaccination des jeunes et des adultes, et pouvait écrire après cette entreprise de longue haleine : « Les vaccinés

du troupeau restent indemnes de tout accident et incident. »

IV. — En 1925, le. D' Plessy, ayant à s'occuper de plusieurs troupeaux dans lesquels de nombreuses pertes étaient “attribuées à la strongylose gastro-intestinale, songea à la possibilité de complications septicemiques de cette affection parasitaire et mit en œuvre la vaccination par la méthode

H. Carré. Les résultats furent très satisfaisants.

V. — L'année suivante, H.. Bouhet intervenait avec le même succès sur un troupeau de 122 têtes, dont quelques brebis avaient déjà succombé à une forme septicemique foudroyante de la maladie.

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