‹ Contribution À L'Étude De La Lymphocytose Infectieuse AiguëChapitre 17 sur 24 · ALFA · texte numérisé non relu

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s’accompagnent d’une atteinte rhino-pharyngée : angine plus ou moins intense mais inconstante, douloureuse et dysphagique ; il existe également une splénomégalie qui persiste, ainsi que l’adénopathie après la chute de la fièvre.

La réaction de PAUL et BUNNEL est toujours positive.

Dans la lymphocytose infectieuse aiguë, nous avons vu au contraire qu’il n’y avait pas d’adénopathie généralisée ni de splénomégalie, que les signes rhino-pharyngés et la température lorsqu'ils existaient, étaient de courte durée ; que la réaction de Paul et Bunnel enfin était toujours négative.

Les examens sanguins fournissent l’argument diagnostic le plus important. Dans la mononucléose infectieuse, il est rare d’observer un nombre de leucocytes supérieur à 20.000 par mm (45.000 et plus en moyenne dans la lymphocytose infectieuse aiguë). La formule est profondément modifiée : abaissement du taux des polynucléaires ; augmentation de celui des mononucléaires qui atteint 70 à 80 % avec grosse prédominance de monocytes, pas tous normaux et présence de cellules difficiles à classer. Ces cellules peuvent ressembler à des cellules souches, à des lymphocytes atypiques, à des plasmocytes ; parfois ce peuvent être des cellules histiocytaires à noyau pycnotique.

Tous ces caractères contrastent nettement avec la structure normale et la taille normale des cellules blanches dans la lymphocytose infectieuse aiguë.

La ponction sternale est normale dans ces ‘deux maladies.

Enfin, caractère différentiel important sur lequel on a trop peu insisté, la Iymphocytose infectieuse aiguë est une maladie du jeune âge (maximum vers 8 à 10 ans), tandis que la mononucléose infectieuse situe son maximum vers 18 à 20 ans sans que ces chiffres aient cependant une valeur absolue.

Pour ces deux maladies un point commun : la

bénignité du pronostic, ce qui n’est pas le cas pour la leucémie aiguë.

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