‹ Contribution à l'étude de la main-bote congénitaleChapitre 13 sur 23 · HO P HE · texte numérisé non relu

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chez lui des difformités nombreuses. La main-bote ne doit pas faire exception à la règle et on doit voir sans aucun doute une trace de ces adhérences, de ces brides amniotiques, dans la petite dépression cicatricielle que l’on observe le plus souvent au niveau du cubitus, dans les cas d'absence congénitale de radius.

Une seule objection fut faite à cette théorie. Comme l'hypothèse de Dareste, elle n’est point nouvelle, puisqu’elle fut faite à Cruveilhier, lorsqu'il défendait devant l'Académie royale de médecine une théorie à peu près semblable à celle-ci. C’est un fait d'observation bien connu, disait-on, que les monstruosités du fœtus coïncident le plus souvent avec l’hydropisie de l’amnios. Or l’idée d’hydramnios exclut forcément l’idée decompression du fœtus. Voici la réponse à cette objection : La pression de l’amnios doit agir pour produire une difformité telle que le pied-bot ou la main-bote, dès les premiers mois de la vie intra-utérine ; l’hydramnios, comme on le sait, ne se produit guère que vers le sixième mois de la gestation, cest-àa-dire à une époque où la malformation est déjà depuis longtemps constituée. Par conséquent, nous pensons être en droit de conclure avec Dareste que l’'hydramnios n'empêche point la compression que peut exercer cette membrane, puisque ces deux phénomènes, compression et hydropisie, se produisent à une époque différente de la grossesse.

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