‹ Contribution à l'étude de la maladie de BarlowChapitre 13 sur 28 · PT · texte numérisé non relu

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contraire, comme frès sensible à cette même action : la stérilisation, surtout, si elle est faite à haute température el prolongée pendant un certain temps, exerce sur lui une influence nocive, De même la dessication et le Vieillissement, Au point de vue physiologique, il semble que les tissus animaux soient incapables d'en faire la synthèse. Il apparait surtout comme antipolynévritique, Mais, jusqu'à point influe-t-il sur la croissance ? C'est ce que des expériences ultérieures montreront sans our > Si l'organisme animal est incapable d'en faire la Synthèse, quels sont donc les aliments qui le lui apportent ? Remarquons d'abord que, du fait que l'organisme animal est incapable d'en faire la synthèse, il ne faut pas con- . clure qu'il n'existe pas dans les tissus animaux servant à l'alimentation. Certains de ces tissus, les viscères en particulier, le contiennent assez abondamment. Il est aussi dans le lait, mais pas très abondamment. H. Chick, M. Hume el F. Skelton ont montré que, si de jeunes cobayes sont nourris d'avoine, de son, de blé et de lait frais, ils sont atteints de scorbut dans le même délai que les témoins soumis à un régime sans lait, si la dose de lait est seulement de 50 centimètres cubes par jour. Si la dose atteint 50 à 100 centimètres cubes, on observe une protection plus accentuée, etcette protection est proportionnelle à la dose de lait. Si la dose atteint 100 à 150 centimètres cubes, la croissance est normale etiln’y a pas de symptômes scorbutiques. On voit donc qu'il faut des doses considérables de lait de vache frais pour arriver à un.ellel antiscorbulique. EE quand on décompose le lait en ses constituants : beurre, caséine et lactose, il s'attache de préférence à ce dernier. Le beurre, au contraire, en est complètement dépourvu.

Chez les végétaux, c'est dans la culicule des graines, dans la région suh-péricarpale, qu'on le trouve et aussi dans les embryons. L'endosperme en est à peu près dépourvu, d'où le danger de farines trop blutées en alimentation exchusive pour l'enfant au sevrage. Ce n'est pas qu'il faille emplover des farines, desquelies on n'enlèverait pas le son et les embryons, car on provoquerait alors des troubles digestifs plus graves que la maladie qu'on veut prévenir (Mac Collum et Davis ont observé chez le rat des troubles toxiques avec des embryons donnés à doses un peu élevées), mais il sera bon de ne pas prescrire un régime contenant trop exclusivement des farines.

Le facteur hydrosoluble est égalemeht abondant dans les pommes de terre, dans les haricots, dans les légumes . verts, dans les caroltes fraiches, et aussi dans la levure de bière, D'une façon générale, il est très répandu dans la nature el il faut des régimes tout à fait Spéciaux pour qu'il se trouve absent de l'alimentation. Dans les r'égimes de l'enfant, il peut cependant se faire que la stérilisalion à haute température, la conservation prolongée le fasse disparaître des aliments où il était tout d'abord. Rappelons cependant que Me Collum a montré que ce facteur était relativement stable sous l'action de la chaleur et que, d'autre part, S'il est seul absent d’un régime, il se produit des troubles polynévritiques et non des troubles de scorbut.

L'autre facteur, que Me Collum désigne sous l appel lalion . facteur À, est encore beaucoup moins connu. I fut découvert à la suite d'expériences de nutrition sur des rats, expériences dans lesquelles l'élément gr'as élait fourni par du saindoux ; dans ces expériences, les

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animaux dépérissaient rapidement en présentant des troubles cutanés, des ulcérations, des verrues, puis une fonte purulente de l'œil : la xérophtalmie. Si on remplace le saindoux par le beurre, les phénomènes morbides s’amendent et bientôt tout rentre dans l'ordre.

Au point de vue de sa composition, nous ne savons rien de cel élément. Sa principale caractéristique connue est d'être soluble dans les graisses, liposoluble, fl ne parait pas très stable, moins, semble-{-il, que ke fac-.

teur hydrosoluble. Les expérimentateurs n’ont pas tou-

jours donné des résultats concordants. Osborne et Mendel disent que le passage à la vapeur ne l'altère pas, mais qu'il se détruit assez rapidement sous l'influence du vieillissement. Drummond prétend qu'il est détruit par la chaleur à 100° maintenue pendant une heure. Entre 50 et 100°, sa destruction est moins rapide. La température de 37° elle-même peut altérer complètement ses propriétés, si elle est prolongée pendant plusieurs semaines.

Comme le facteur hydrosoluble, il ne peut être synthétisé par les animaux. On le (trouve néanmoins en assez erande abondance dans leurs tissus. C'est dans les graisses des éléments hautement différenciés qu'il est le plus abondant et aussi dans le rein, dans le foie, dans le myocarde, dans le testicule. IT existe aussi dans Îles graisses de réserve, chez certaines espèces animales, du moins comme le bœuf, car, fait à noter, d’autres espèces animales, comme le porc, n'ont presque pas ou même pas de ce facteur dans leurs graisses de réserve. On a émis l’hvpothèse que cela tenait à l'alimentation du porc, composée surtout de grains pauvres en liposoluble, tandis que l'alimentation du bœuf est faite d'herbe, riche en cet élément.

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Le facteur A est abondant dans le jaune d'œuf et dans le beurre. Mais, dans le beurre, il subit des variations avec l'alimentation, diminuant lorsque les animaux sont nourris d'aliments conservés (fourrages secs ou farines), augmentant lorsque les animaux sont au pâturage.

Dans le règne végélal, nous le trouvons encore associé aux graisses,/mais surtout aux graisses de la partie verte des plantes. Parmi les graines, il serait abondant dans le chanvre, le lin, le millet. Mais, dans les graines les plus habituellement employées à l'alimentation, les céréales et les légumineuses, nous ne le trouvons pas, sauf dans les embryons. Les farines de froment, hautement blutées, exemptes d’embryon, sont done dépourvues de facteur hHposoluble. Le pommes de terre en con- » tiennent très peu. Les huiles végétales, en particulier l'huile d'olives et l'huile d'arachides, n'en contiennent pas. | . A quelles doses ces facteurs sont-ils indispensables ? Il est difficile de le dire de façon précise, parce que ces substances ne sont pas connues à l'état pur. On est obligé d'avoir recours aux aliments qui les contiennent, et nous venons de voir, à propos du beurre plus ou moins riche en Hhposoluble selon l'alimentation des vaches, que les facteurs de croissance sont en quantité très variable dans les aliments qui les contiennent. Diverses expériences ont montré que les quantités minimales nécessaires à la vie sont de 1 % d’embryon de blé ‘facteur B) et de 19 % de beurre (facteur A). Audessous de ces quantités, les animaux en expérience présentent des troubles. Etant donné la très petite quantité de facteur: contenue, soit dans l'embryon de blé, soit dans le beurre, on voit-que ces substances agissent en

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