‹ Contribution à l'étude de la maladie de BarlowChapitre 20 sur 28 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Autopsie pratiquée le 4 août.

L'examen änatomo-pathologique des viscères a montré des lésions importantes et étendues attribuables vraisemblablement à une septicémie. ;

Les poumons sont Île siège d’un œdème diffus avec congestion pulmonaire contenant de nombreuses colonies de pneumocoques. Aux bases, l'examen histologique permet de déceler de petits foyers disséminés de broncho-pneumonie. =

Le cœur présente des lésions assez accentuées de la fibre cardiaque allant de l’état moiré jusqu’à l'effilochage. Le sarcoplasme est le siège d’un œdème accentué.

Le foie est profondément lésé. L'hépatite est diffuse.et dégénérative. Les travées sont disloquées. Les cellules hépatiques sont le siège d'un processus d'hymogénéitation nucléaire ét de cvtolyse protoplasmique avec dégénérescence granulo-graisseuse. La congestion est surtout accentuée dans la zône sus-hépatiqué, et dans la lumière des vaisseaux on retrouve des cellules bourrées de pigment hématique. Il n'existe sn aucun point de nodules “embryonnaires macrophagiques, entore appelés modules infectieux.

La rate, un peu augmentée de volume er indurée, présente des lésions de la pulpe consistant en congestion intense et réaction macrophagique. Certaines zônes sont bourrées de macrophages pigmentaires. Les glomérules sont par contre réduits de volume, ils sont représentés par une masse plasmodiale centrale assez importante, eritourée d’une très mince couronne de lymphocytes.

Les reins sont le siège d’une congestion glomérulaire et d'un processus de cvtolyse accentuée de l’épithelium - des tubuli contorti.

Les capsules surrénales ont leur substance centrale conges-

tionnée et leur corticale en dégénérescence légère.

Sr 2 VE

Le pancréas, le tube digestif, le thymus, ainsi que les centres nerveux sont normaux.

L'examen du squelette a été pratiqué au niveau de l’épiphvee supérieure du fémur où les lésions étaient accentuées et au niveau d'une articulation chondro-costale dans le but d'étudier les lésions plus discrêtes. Au fémur et aux côtes les lésions sont de même dre, plus marquées toutefois au niveau du fémur. Elles consistent :

1° En une hvpertrophie du cartilage sérié, dont les travées ont perdu leur régularité normale ; <

2° En une réduction considérable de la couche ossiforme, dont les reliquats sont séparés dela couche du cartilage hypertrophique ou chondro-calcaire par d'épais trousseaux conjonctifs formant une bande discontinue allant d'une extrémité à l’autre de l’épiphyse, d’un périoste à l’autre. Dans ce tissu conjonctif fibrillaire, très pauvre en cellules, on trouve une congestion accentuée ; quelques faisceaux sont imprégnés d'hémoglobine ;

3° En un processus d'ostéite raréfiante très marquée. Les travées osseuses sont grèles, les ostéoblastes qui doivent les tapisser sont très rares. Les canaux de Havers sont très élargis et les cavites aréolaires sont occup£es par une moelle fibreuse. Ce processus d'’ostéite raréfiante a rongé en maints endroits le cylindre de couche osseuse compacte périphérique qui semble quelque fois comme perforé ; |

4° En une congestion discrète du périoste, avec infiltration par des macrophages pigmentaires qui s'insinuent entre les faisceaux fibreux du périoste. Ces macrophages sont ‘les témoins d’un reliquat d’une hémorragie sous-périostée, qu'ils finissent de résorber. ;

Dans cet examen microscopique nous notons également l’exis-

tence d’ilots de cartilage hypertrophique au-dessous de la couche

Lorean

ossiforme, ce qui constitue une preuve d’une hyperplasie notable et irrégulière de cette zône Cartilagineuse.

La moelle osseuse a une teinte rosée au niveau de Îa region

juxta-épiphysaire et rouge foncé au milieu de la diaphyse.

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