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Sans nier la grande influence de ces facteurs sur la santé du nourrisson, la plupart des auteurs pensent qu'il n'est guère conforme à la réalité des faits de confondre la maladie de Barlow avec une septicémie qu'on pourrait guérir avec quelques aliments frais, par du jus de eilron ou de la purée de pommes de terre, Dans une discussion à la Société de Pédiatrie, un chirurgien rappelait ironiquement qu'il était d'ordinaire plus difficile de guérir les septicémies (25 octobre 1902). Nous aurons cependant un peu plus loin l’occasion de voir que certains auteurs américains sont revenus à cette théorie septicémique, après avoir admis les maladies de carence (R. Me Carrison), Mais jamais le moindre microbe pathogène n’a été isolé.
Acluellement, la seule théorie en vogue est celle qui fait de ja maladie de Barlow un scorbut, le scorbut infantile. C’est celle-là qui répond le mieux aux enseignements de l'étiologie, de l’anatomie pathologique el de la thérapeutique. Elle nous amène à rechercher quelles sont les alférations des laits et des farines qui peuvent être incriminées dans'la production de la maladie. Nous résumerons brièvement quelques-uns des nombreux travaux qui ont été faits en ces dernières années.
Ces modifications des aliments peuvent être réunies cn {ro's groupes
{° Modifications de la composition des aliments en sels minéraux ou organiques ;
2° Modifications de la composition des albuminoïdes ;
3° Modifications de la composition en vilamines.
1° Modifications de la composition des aliments en sels minéraux (ou organiques).
On sait, en effet, que les organismes vivants ont besoin pour vivre d'éléments minéraux. Les études de Raulin sont classiques. Elles ont montré l'influence considérable de la moindre variation d'un seul des sels constituant le mélange optimum pour la culture de l’Aspergillus. : |
Or, ilest établi, à l'heure actuelle, qu'un grand nombre de matières minérales sont indispensables à la matière vivante pour son développement. Ces matières sont d'abord le soufre et le phosphore, puis le sodium, le potassium, le calcium, le magnésium, le fer, le fluor. Et, d'après les travaux plus récents à doses plus faibles, l’iode, l’arsenic (A. Gautier), la silice (Schutz), le manganèse (G. Bertrand), le brome (Labat), le bore (G. Bertrand). On admet que les derniers de ces corps agissent en tant que catalyseurs dans des réactions chimiques essentielles à la nutrition. Il faut donc que le régime contienne toutes ces matières parmi les aliments, et les contienne sous une forme qui soit assimilable, Il est probable que, dans un €éertain nombre de cas de maladie de Barlow, causés avec un régime trop exclusif, le malade n'avait pas reçu les corps cités plus haut en quantité nécessaire, Me Collum, Simmonds et Pitz ont prouvé, à la suite d'expériences, que des rats et des porcs ne pouvaient S'accommoder d'un régime prolongé exclusivement composé de grains. Et ils attribuent ce fait à la pauvreté des grains en Na, en Ca, et en CI. |
On doit signaler l'influence du défaut de fer chez lent fant. A sa naissance, il en est abondamment pourvu. Mais le lait, surtout le lait de vache, lui en apporte fort peu, el si pendant la 2° année de la vie l'alimentation