‹ Contribution à l'étude de la maladie de De QuervainChapitre 12 sur 17 · NES · texte numérisé non relu

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de 16 ans de même que chez une femme de 75. C

dans la plupart des observations.

Certaines professions payent un lourd tribut, celles qui comportent des travaux manuels, soit assez rudes, soit très appliqués : femmes de ménage (plus de la moitié des observations) paysannes, blanchisseuses, couturières, pianistes, dactylographes, etc. Aïnsi la troisième malade de M. Lamy était couturière.

La part de la goutte et du rhumatisme ou du moins du terrain rhumatismal (« rheumatische Disposition » des auteurs allemands) comme cause prédisposante semble assez probable. Mise en évidence par De Quervain [ui-même, elle à été confirmée depuis par d’autres auteurs. Eschle en particulier rapporte que sur ses 19 malades, 7 déclarèrent avoir souffert du rhumatisme

articulaire, 3 autres eurent des sciatiques et le dernier un Jumbago dans leur anamnèse. De même dans la statistique de Weissenbach et Françon toutes les malades élaient des rhumatisantes chroniques atteintes de formes légères mais nettes du type arthrite sèche. Deux fois ils relevèrent une hérédité goutteuse unilatérale. Une fois ce fut un goutteux dé 70 ans qui affirma son diagnostic par une crise podagre.

La malade de M. Lamy (Obs. ï) fut elle aussi une rhumatisante chronique, souffrante des douleurs articulaires aussi variées quant à leur localisation que persistantes dans leur durée et présentant en outre une hérédité rhumatismale bilatérale manifeste.

B) Causes eflicientes.

Les auteurs s'accordent à dénier toute influence à la syphilis et à la tuberculose. Ils sont unanimes également à admettre le rôle fréquent habituel du traumatisme.

Il affecte des modalités diverses : tantôt il est unique ei violent ; chute avec ou sans entorse, choc direct plus où moins brutal, mouvement forcé, exceptionnellement fracture de la styloïde (Eschle) ; tantôt, et c’est l’éventualité la plus ordinaire, il est léger et répété, entrainant une fatigue particulière ; il est alors réalisé par des déplacements du poignet et du pouce exécutés soit par l'exercice de Ja profession soit à l’occasion d’un effort anormal. Eschle dans son mémoire fait à ce sujet une étude détaillée de tous les cas parus. Dans la plupart des observations, les malades font incriminer un surmenage, survenant à la suite d’un travail monotone dans

lequel les tendons du long abducteur et court extenseur dau pouce sont intéressés: d'une manière toute excessive. Ainsi l'acte de traire, de labourer, de tordre le linge, de tourner le fuseau entre le pouce et l’index, de jouer au piano, äe couper avec des ciseaux durs, de dact\lographier, de fendre du bois, etc., etc.

Il est à noter encore des cas où un traumatisme unique initial fut suivi à plus ou moins longue distance de traumatismes légers mais répétés, Ce fut bien le cas d'un paveur, qui a reçu un choc violent dans la région de l’apophyse styloïde et qui dans la suite s’est surmené le poignet en manœuvrant la truelle ; ou encore d’une blanchisseuse atteinte primitivement d’une contusion au niveau du poignet et secondairement d’une tendosynovite imputable à son métier, car c’est en tordant le linge avant de l’essorer que son poignet s'est tout particulièrement surmené.

Il existe toutefois des cas — et ceux-là ne sont pas rargs — où l’anamnèse est absolument négative ; la

tendosynovite s’est développée spontanément et les malades ne peuvent en fournir aucune explication. Il en était ainsi 8 fois sur Q dans la série de Weiïssenbach et Françon ; dans le seul cas positif, elle était survenue après le port d’un paquet lourd.

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