‹ Contribution à l'étude de la maladie de De QuervainChapitre 13 sur 17 · PATHOGÉNIE · texte numérisé non relu

PATHOGÉNIE

Elle est assez difficile à élucider ; on est en effet singulièrement dérouté par la disparité des observations. L'’anatomie pathologique, assez changeante suivant les malades, n’a pas apporté de donnée décisive. De même, la clinique nous montre de profondes différences d'un cas à l’autre : à côté des cas simples guéris en & à 10 jours (Marion) on voit d’autres dont l’évolution peut se chiffrer par mois ou même par des années, ce qui donne une échélle de gravité très étendue.

De l'enquête étiologique, nous pouvons tirer les conclusions suivantes : l'infection de quelle nature qu'elle soit est à éliminer ; la goutte et le rhumatisme chronique n'interviennent qu'à titre de facteurs favorisants ; une seule pathogénie se dégage nettement avec une fréquence impressionnante, le traumatisme, surtout le traumatisme léger mais fréquent et répété. Mais comment agit-il ?.….

Poulsen avait admis qu'il agissait en produisant une « périostite par traction ». Cette pathogénie ne peut guère être admise, car le périoste est presque toujours indemne. En effet, les radiographies pratiquées par nombre d’auteurs, dans presque la totalité des cas montrent l'absence de toute lésion osseuse, vérifiée du reste plus lard à l'intervention, D'autre part, la simple section de a virole fibreuse suffit à guérir toutes les manifestations (De Quervain).

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