‹ Contribution à l'étude de la maladie de De QuervainChapitre 14 sur 17 · ENS · texte numérisé non relu

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Les considérations mécaniques qu'expose De Quervain et auxquelles se range fa plupart des auteurs qui après lui étudièrent la pathogénie de la tendosynovite sont tout à fait exactes. La situation supeïficielle des tendons long abducteur et court extenseur du pouce, leur étirement dans l’abduction du pouce, le rèle fonctionnel important de ce doigt, tout cela les rend plus vulnérables. Il avance également qu'il s'établit un cercle vicieux entre l’irritation qui provoque la sténose et la sténose qui entretient et exagère l'irritation.

Les causes de l’épaississement de la gaine tendineuse sont ainsi purement mécaniques, provoqués par le frottement exagéré des tendons du long abducteur et court extenseur du pouce sur les bords de la goutlière de l’épiphyse radiale inférieure formant plancher. Ce frottement peut être multiplié quantitativement dans les cas où le pouce est tout particulièrement surmené. Mais il peut aussi être exagéré qualitfativement dans les cas où le plancher osseux uni et lisse à l’état normal voit à la suite d’un traumatisme sa surface se déformer. Ainsi Eschle cite le cas d’une malade, ayant fait une fracture de la styloïde radiale. Le cal apparu à la suite de cet accident et appuyant contre la gaine tendineuse détermina un rétrécissement relatif de la lumière de cette dernière. L’irritation constante provoquée par le glissement des tendons à l’intérieur d’une gaine rétrécie fut la cause de son épaississement, qui à son tour entretenait lirritation chronique, cause initiale Gu mal et rétablissait ainsi le cercle vicieux dont parlait De Quervain.

“i nous admettions donc que le frottement exagéré du tendon sur une saillie osseuse puisse être la cause

d'épaississement de sa gaine, la styloïde radiale ne serait pas la seule alteinte et nous devrions bien trouver des processus analogues sur d’autres points du corps, réalisant des conditions locales semblables. Ces processus existent en effet et dans la littérature nous avons pu trouver à ce sujet quelques remarques intéressantes.

Goebel remarqua ainsi un épaississement de la gaine ces extenseurs de la main à la suite des paralysies radiales par coup de feu et qui, vérifié à l’intervention s'est montré en tous points analogue à celui qu'on trouve dans la maladie de De Quervain, L'explication il la trouvait dans l'attitude de la main consécutive à la paralysie radiale. En effet, la flexion palmaire prononcée faisait saillir les os du carpe formant ainsi un bloc osseux à bords saillants sur lesquels venaient se réfléchir les tendons extenseurs de la main. C’est leur glissement dans cette gaine relativement rétrécie qui en lirritant détermina son épaississement et la sténose consécutive.

Burck décrit un cas où l'inégalité du plancher osseux sur lequel reposent les tendons fut due à une luxation trapézo-métacarpienne. L'effet fut ici aussi un épaississement de la gaine.

Voici du reste d’après Weissenbach et Françon les cas beaucoup plus rares dans lesquels la tendosynovite touche d’autres tendons que les long abducteur et court extenseur du pouce. Elle peut affecter :

a) Au poignet et à la main : les radiaux, le long extenseur du pouce, l’extenseur commun des doigts, l’extenseur propre de l'index, l’extenseur propre de l’auriculaire, le cubital postérieur, le grand palmaire, l2 long fléchisseur du pouce, le fléchisseur commun des

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