‹ Contribution à l'étude de la maladie de De QuervainChapitre 15 sur 17 · PER · texte numérisé non relu

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doigts (dans ce cadre rentrent certains faits de « doigts à ressort »).

b) Au cou-de- Feu et au pied: les péroniers latéraux, le long extenseur des orteils.

Parfois coïncident plusieurs de ces localisations.

Il résulte des observations de Hauck, de Reschke et d'autres que dans un grand nombre de cas de tendosynovite cette dernière montrait une grande analogie avec l'affection connue sous le nom du « doigt à ressort ». Localisée sur les tendons fléchisseurs elle aussi montre — associée à un épaississement du tendon lui-même — un rétrécissement de la gaine tendineuse. Seulement, “ans la tendosynovite, le rétrécissement de la gaine est le premier en date et le tendon ne présente pas de déformations ou s’il en existe elles sont secondaires à la sténose. Si en effet cette dernière est d’un degré assez marqué, le tendon en glissant sous elle peut se rider et former une petite nodosité en amont de l'obstacle de même qu’un fil qu'on fait passer de force dans un trou d’aiguille trop étroit.

Avant de terminer ces considérations sur la nature mécanique de la tendosynovite, voici une remarque intéressante d’Eschle. Cet auteur étudiant les muscles du bras et leurs tendons fut frappé par la persistance du mésotendineum chez les adultes, et en particulier chez les femmes. On sait, en eïfet (Frohse-Franckel) que le mésotendineum presque constant chez les fœtus pour CGisparaître chez l'adolescent et l'adulte peut cependant quelquefois persister à l’état de quelques petits tractus conjonctivaux à peine visibles reliant le tendon à sa gaine. On peut donc supposer que ce sont les tiraillement de ces tractus à l’occasion des mouvements exa-

gérés du tendon, qui à la longue déterminent lirritation chronique de la gaine, cause de tout le mal. Or, chose intéressante, ces résidus se rencontrent presque exclusivement chez les femmes, c’est ce qui d’autre part expliquerait la fréquence avec laquelle celles-ci se trouvent atteintes par la tendosynovite.

Toutefois, pour intéressante qu'elle soit, cette remarque est par elle-même insuffisante à éclairer la pathogénie si obscure de la maladie de De Quervain.

À Ïa lumière de belles études de Leriche sur les arthrites chroniques, Weissenbach et KFrançon se demandent s'il n'y a pas lieu d’incriminer des perturbations d'ordre vaso-moteur, capables de se manifeste,’ immédiatement, ou après un intervalle libre, susceptibles de modifier profondément la trophicité des tissus et d'entraîner des metaplasies qu’on observe dans la tendosynovite de De Quervain. C’est sur cette base nouvelle que doit être — d’après eux — reprise l’étude pathogénique. |

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