‹ Contribution à l'étude de la maladie de Gaucher Endothéliome primitive de la Rate et de son Traitement par la SplénectomieChapitre 3 sur 7 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Dans l'étude magistrale de la maladie qui porte sôn nom, Gaucher commence par établir une distinction capitale entre l'hypertrophie secondaire, ou symptomatique, de la rate, | qu'il attribue à la prolifération des éléments de la pulpe -splénique, -— laquelle hypertrophie est précédée d’une période de congestion simple de l'organe, et accompagnée bientôt d’un degré variable d’hyperplasie de la trame conjonctive, — et l'hypertrophie primitive, ou idiopathique, qui est caractérisée par une transformation totale du parenchyme de la rate, avec hypertrophie énorme, sans fièvre, sans leucémie, sans ascite. Pour cet auteur, la transforma- tion du tissu splénique est de nature épithéliomateuse, mâis il remarque que cette dégénérescence n'était accompagnée | d’aucun des symptômes de la cachexie cancéreuse, et qu'il ne pouvait s'agir. d’une généralisation néoplàsique, car il | n'existait de tumeur dans aucun autre viscère. ; Le début peut être soit insidieux, par'une douleur sourde dans là région splénique, soit d'emblée par une tuméfaction dans l'hypochondre gauche, tuméfaction dont on sent les bords à la palpation. Puis la rate, entraînée par son poids, se porte vers l'ombilic et se trouve alors en rapport avec la paroi abdominale antérieure ; elle finit par descendre jusque - dans la fosse iliaque gauche, en, provoquant un énorme gonflement de tout l'abdomen. S'il arrive que la rale soit non seulement hypertrophiée mais ptosée, elqu’elle soit entière-

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ment contenue dans la cavité abdominale, le ventre fait saillie en avant, et prend une forme pointue. .

La palpation révèle une hypertrophie régulière totale, et uniforme ; la ‘palpation et la percussion montrent qu'il n'existe pas d'ascite.

Les symptômes fonctionnels sont d’abord la douleur, sourde et faible au début, mais qui augmente avec les pro-: grès de la maladie. ;

. Elle est en général discontinue et se ‘manifeste par crises.

Puis les phéncemènes de compression : à

De l'appareil digestif (IFepeRAe inappétence, accès gasiralgiques, constipation) ; :

Des poumons, du cœur et du Re (dyspnée, tachycardie) ;

De la vessie (dysurie, besoins fréquents d'uriner) S

De la veine cave inférieure (œdème des jambes).

Les symptômes PrOBREE de l'affection splénique sont les S suivants :

de Des hémorragies, consistant : d’une part en épislaxis, d'autre part en hémorragies cutanées (taches purpuriques ou * ecchymotiques). La résorption de ces taches est en général BCCOTABARNÉS de prurit :

20 Les gencives sont ramollies, Saignantes et fongueuses, et présentent des ‘lésions assez analogues à celles qu on. observe dans le scorbut. Il en résulte une gêne considérable de la mastication, - qui a contribué à produire là cachexie finale :

3° On peut observer de lictère, mais ce symptôme est inconstant : il sérait dû à de la congestion et même à une hypertrophie Hépatique, mais il est fort variäble dans son intensité et n'apparaît qu'à un stade avancé de la maladie :

4° Au bout d’un certain temps, les phénomènes de

Re EPS cachexie sont dominants ; la diarrhée remplace la constipation du début, l'amaigrissement est extrême, les membres grêles contrastent avec le ventre énorme. Par contre, le repos au lit a amené la disparition de l’æœdème.

Il existe aussi des symptômes négatifs, qui, au point de vue du diagnostic de la maladie, ont certainement une valeur presque égale à celle des symptômes cliniques et fonctionnels :

1° On constate une anémie globulaire, sans leucémie ; non seulement il n’y a pas d'augmentation du nombre des globules blancs, mais on note une insuffisance du nombre des

hématies, qui dans le cas de Gaucher était tombé à 2.281.000 ;

2° Absence d’hypertrophie ganglionnaire ;

3° Pas de mélanémie, pas de granulations pigmentaires ; il semble qu'il n'existe pas de foyer de destruction des hématies (on observe le phénomène contraire dans la are galie ses

4° Pas de fièvre intermittente comme dans le paludisme É

5° Si l’on observe de la température à la fin de la maladie, on peut la mettre sur le compte d’une affection intercurrente, telle qu’une pleurésie, une pneumonie, ou une tuberculose à marche rapide.

La durée de la maladie est très longue, et la mort n’apparaît qu’à l occasion d’ une complication,

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