‹ Contribution à l'Étude de la Maladie de HaradaChapitre 19 sur 26 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

Nous devons distinguer, dans l'étude clinique d’une telle affection, trois périodes qui correspondant aux différentes phases de la maladie : une phase de début ou d’invasion, une période d'état, une période de régression totale où partielle suivant que persistent des sequelles définitives ou non.

A. invasion : Harada a bien insisté sur le début brutal de ce syndrome apparaissant soudainement chez un individu bien portant jusqu'alors et qui fait penser presque toujours à une maladie infectieuse à sa période witiale. Dans un cas cité par Magitot (Observation IV) c'est par un coma passager apparu sans raison, que débute l’affection. À ce stade les symptômes généraux et les signes oculaires s’intriquent et apparaissent dans un ordre qui est loin. d’être immuable.

1°) Les signes généraux apparaissent le plus souvent les premiers : dans une observations de Rados, que nous citons plus haut, ce n’est que trois jours après la fin d’un épisode infectieux. étiqueté « grippal » que les signes oculaires caractéristiques apparurent. Ces signaux généraux variables dans leur association sont toujours intenses, susceptibles même païñleur intensité d’orienter le diagnostic sur une fausse route.

La fièvre est fréquente, sans pour cela être constante, quand elle existe, elle n’est pas très intense et oscille dans l'ensemble autour de 38°. Le pouls ne présente, en dehors de son: accélération due à l’hyperthermie, aucune autre particularité. |

Les céphalées sont toujours marquées, à prédominance orbitaire et frontale, bon signe de début, elles Po longtemps jusque dans la période d° État.

AN Ue DE U

Les vomissements apparaissent périodiquement, faciles,

non accompagnés de nausées, ils ont le type cérébral et.

font penser immédiatement à un syndrome d’hypertension

intra-cranienne.

L’agitation sous forme de mouvements incohérents de

la tête, le délire, avec son flot de paroles inintelligibles pro-

‘ férées sur un ton monotone, se rencontrent bien souvent.

Les troubles auriculaires existent : bourdonnemeïts d'oreilles, hypoacousie pouvant aller jusqu’à une surdité presque complète. |

Les troubles de l“quilibre ont été: signalés comme accompagnant les signes précédents dans cinq cas publiés par Harada.

2°) Les signes oculaires : ils peuvent quelquefois ouvrir la scènne clinique et c’est alors toujours un ophtalmo: logiste que de téls malades vont consulter. Leur intensité est variable : parfois il s’agit d’une simple baisse visuelle,

discrète au début, mais progressive, sans grands’ signes |

inflammatoires, pour laquelle le malade s'inquiète. Le plus

souvent les troubles oculaires sont d'emblée marqués et la

cécité totale ou subtotale s’installe brutalement. L'examen clinique révèle l’existence ‘ d’une inflammation aiguë de

Puvée ; tout le tractus uvéal, iris, corps ciliaire et choroïde

ést atteint, mais d’une facon plus ou moins profonde, partiellement ou en totalité suivant la gravité des cas. Les deux

yeux sont frappés simultanément, exceptionnellement un

après l’autre (cas de Dolfus et Garcin).

Lorsque l’uvéite est partielle, elle affecte le plus souvent le type postérieur laissant relativement intact la partie antérieure de l’uvée : on note l’existence d’une choroïdite avec hyalite concomitante, le ‘vitré est trouble, d’un trouble poussiéreux, sans que l’on puisse remarquer de corps

flottants plus importants. L'existence de ce trouble vitréen

rend l’examen du fond de l'œil difficile sinon impossible, lorsque cet examen est possible on remarque un fond d’œil

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