‹ Contribution À L'Étude De La Maladie Osseuse De PagetChapitre 15 sur 21 · L : CN k · texte numérisé non relu

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litique ou non de la maladie de Paget, arrivait à cette constatation que le nombre des cas où la syphilis pouvait être soupçonnée était inférieur à celui des cas de nonsyphilis certaine.

Le professeur Achard, revisant les observations sb de Paget, à l’occasion d’une leçon chinique, arrivait aux mêmes conclusions.

Chez une seule des malades que nous avons observées, la syphilis a pu être décelée; chez tous les autres nous n'avons trouvé aucune raison plausible de l’incriminer. La proportion de non-syphilis est donc fort élevée.

L'argument du traitement ne doit pas trop nous retenir car la médication antisyphilitique peut jusqu’à un certain point être considérée comme polyvalente et peut donner des améliorations même dans des affections non syphilitiques.

La théorie endocrinienne ou L l'insuffisance glandulaire a été proposée en 1893 par Labadie-Lagrave, qui l’appuyait sur un rapprochement entre l'ostéite hypertrophiante de Paget et l’acromégalie. Dalché et Galup ont incriminé aussi l'insuffisance polyglandulaire dans un cas de maladie de Paget, accompagnée de troubles addisomens. Cette théorie, fondée uniquement sur des suppositions, manque de bases anatomiques : l’hypophyse, dans les cas où elle a été examinée jusqu'ici, ayant été trouvée normale, et les lésions de la thyroïde n'ayant présenté aucun caractère spécial.

Nous avons pu toutefois rassembler trois observations dans lesquelles les lésions de la thyroïde et de l’hypophyse

sont indémiables.

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Dans une observation recueillie dans le service de Joffroy, le professeur Achard notait l’existence dans l'hypophyse d’un petit kyste à contenu d'aspect laiteux.

Dans un cas, Ch. Achard et J. Thiers constataient des

© troubles de la sécrétion de l’hypophyse (hypersécrétion

= colloïde). | | o

Dans un autre cas, plus démonstratif encore, une sclérose très accusée de la glande avec formation de cavités kystiques, à contenu colloïde et altérations dégénératives des cellules épithéliales. |

Il semble donc que, contrairement aux données jusqu'ici classiques, l'hypophyse ne soit pas toujours intacte dans la maladie osseuse de Paget.

Que ses altérations sont primitives ou secondaires, qu’elles aient pour origine un trouble d'origine hérédosyphilitique, la question peut être posée; ce qui est certain,

c’est que l’hypophyse peut être lésée et que « son altéra-

tion ne doit pas être tenue pour négligeable dans l’appréciation des facteurs pathogéniques de la maladie » (Achard et J. Thiers).

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(Ch. AcnaRp el J. Tiers)

Coupe d’hypophyse à un fort grossissement pour montrer les délails de la sclérose. Les cellules épithéliales sont allérées, dégénérées, et en certains points détruites.

Traitement

La thérapeutique de la maladie de Paget en est encore à la période de tâtonnement.

La constatation fréquente de l’ostéite déformante associée à des manifestations de syphilis viscérale et nerveuse ou même seulement humorale, a inspiré la plupart des essais de traitement.

La médication la plus employée a été jusqu'ici la médis

cation arsenicale, soit en injections sous-cutanée de préparations catodyliques, soit en injection intra-veineuse de novarsénobenzol.

Chez nos malades on a pratiqué à intervalles réguliers des injections de novarsénobenzol à doses progressivement croissantes, en partant de 0,15 centigrammes, mais sans dépasser la dose de 0,45 centigrammes.

Malgré l’âge dés malades, ces injections ont été très bien supportées ce qui, signalons-le en passant, n’est pas le cas ordinairement chez les sujets âgés et artério-scléreux.

D'autre part elles ont eu une action rapide sur les douleurs. Les douleurs ont diminué dès les premières injections; elle ont disparu complètement et définitivement dès la sixième ou la septième.

Nos résultats confirment donc ce que d’autres auteurs ont

fait connaître.

L'état général se relève sensiblement, les forces reviennent, l'appétit est meilleur.

Une autre méthode de traitement actuellement à l'étude paraît devoir donner des résultats appréciables, c’est l'ac-

tinothérapie. | __ L'application peut être générale ou locale. L'application générale en séances espacées de deux ou trois jours (12 séances en moyenne) produit les effets habituels de ce mode de traitement : sensation de vigueur, “excitation de l'appétit, stimulation de toutes les fonctions. L'application locale, à laquelle on peut avoir recours sans aucun inconvénient, paraît faire disparaître la sensation de faiblesse qui siège aux membres inférieurs et enlève toute hésitation à la marche.

Deux de nos malades ont été soumis à l’irradiation générale et locale et leur état au point de vue fonctionnel s’en est trouvé notablement amélioré.

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