partie inférieure
L'examen radiographique confirme les données cliniques; on vait
sur la radiographie des jambes l’hypertrophie considérable des
tibias, et leur incurvation en avant et en dehors. On découvre aussi sur cette radiographie une hypertrophie de la partie inférieure du péroné non décelable par la palpation, le tissu osseux hypertrophié a l'aspect ouateux, il est presque partout dense, mais avec des travées plus visibles et plus compactes et des parties plus claires, l’ostéite est donc à la fons condensante et raréfiante, sur les radiographies des deux jambes qui ont été faites de face, on remarque sur chaque tibia, la présence d’une petite partie osseuse triangulaire se détachant de la face interne en des points symétriques, à l’union de l'hépyphise et de la diaphise.
La radiographie du tibia gauche faite de profil montre au-dessous de la tubérosité antérieure l'existence d’une cavité allongée dont le grand axe est parallèle à l’axe de l'os.
La radiographie du crâne fait voir un épaississement excessif des os de la voûte avec des lésions d’ostéite raréfiante et d'ostéite condensante sur les os de la voûte, en plusieurs points on relève les plaques d'ostéite condensante, I] faut remarquer également une grande tache claire qui correspond au sinus sphénoïdal dilaté.
Nous avons recherché si ces modifications pathologiques du tissu osseux ne s’accompagnaient pas d’autres troubles.
Notre malade est un sujet habituellement bien portant, l’appareil cardio-vasculaire est tout à fait normal, on ne trouve chex lui aucuns signes d'artériose-sclérose, pouls à 72, T M X 14 — T MN 8 (Pachon). Urines d'abondances moyennes, pas de sucre ni d’albumine, l'examen du système nerveux ne révèle aucun trouble, les réflexes tendineux, cutanés, pupillaires sont normaux, la motilité et la sensibilité sont intacts.
Notre attention s’est portée plus spécialement vers les nerfs cramiens, l'examen des yeux n’a rien révélé de particulier, les pupilles petites, mais égales, réagissent à la lumière et à la distance, le fonds d'œil est normal.
Le malade se plaint d'un certain degré de surdité, et en effet, à droite, il n'entend la montre qu’au -contact, à gauche l’acuité
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auditive est aussi diminuée: il n’a pas de vertiges, on n’observe à pas le signe de Ronberg, on ne constate aucun trouble de l'équilibre.
Le malade accuse une sensation de vide dans la tête, mais cette sensation coexiste avec un affaiblissement de la mémoire, une certaine paresse intellectuelle, et elle paraît liée à un processus général. = Telle est l'observation de notre malade, au point de vue cli- " nique, il faut signaler qu'il existe au niveau du tibia droit une : 08 élévation de la température locale appréciable à la main, nous à l'avons mesurée à l’aide de thermomètres spéciaux à cuve plate, en Fu de des points symétriques, nous avons trouvé, à droite 3408 — à 14 ve gauche 31° 4 —- soit 3° 4 de différence. ; D
Au point de vue étiologique, pas de syphilis: marié, père de te % trois enfants vivants et bien portants, la réaction de Bordet-Was- | 1%
sermann a été négative à plusieurs reprises, celle de Bauer-Hecht | négative également, même après réactivation. Le malade a refusé de 100 se laisser faire une ponction lombaire malgré que les réactions fus- 18 sent négatives; des injections intra-veineuses de novar sénobenzol FA à ont été pratiquées en série, les douleurs dans les membres inférieurs = Ÿ ont disparu, mais l’élévation de la température locale persiste, ce \ ts
qui semble indiquer que le processus d'ostéite locale est encore en activité.
OBSERVATION HI e, ({nédite.) À (Clinique médicale de l'Hôpital Beaujon.) Pas
Mme Trochon, 71 ans, autrefois couturière, actuellement hos- 5 pitalisée salle Debove, vient en consultation, le 27 mars 1924, se . plaignant de violentes douleurs dans la tête, et en particulier vers | Al nuque dans les membres inférieurs, principalement le gauche et dt dans les lombes. Il y a très longtemps que cette malade souffre, . . mais c’est surtout depuis 3 ans que son état s'est aggravé au point | que le sommeil s'en trouve maintenant gêné; les douleurs sont con-
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“tinues, aussi bien diurnes que nocturnes, c’est une sensation de brûlure dans la profondeur du crâne et du membre, qui s’exagère
de temps en temps en élancements plus pénibles, les mouvements
de la tête, de la colonne vertébrale, des membres, la station debout, la marche, restent sans influence sur cette douleur, par contre la pression l’exagère, pression sur l'occiput, sur les apophyses mastoïdes, même sur les pariétaux, pression ou percussion des derpières vertèbres dorsales et des vertèbres lombaires, pression des plateaux tibias, et de face interne de la diaphyse tibiale gauche sur toute sa hauteur; c’est la pression de l’os qui est douloureuse, car à la jambe, par exemple, les masses musculaires du mollet, les points de Valleix ne sont pas douloureux et il n’y a pas de signes de Lasègue de même à la région lombaire, c’est la ligne des épineuses qui est douloureuse, et non pas la masse sacro-lombaire latérale.
D'autre part, l'examen des membres inférieurs montre qu'il n’y a pas asymétyie entre les deux jambes. Le tibia gauche est déformé, il est épaissi, rugueux, incurvé, de manière à présenter une convexité antérieure et interne. Le tégument est plus chaud à sa surface que du côté opposé; le genou, la tibio-tarsienne, les pieds, les cuisses, ne sont pas déformés. La colonne dorsale lombaire présente une cyphose diffuse assez marquée avec une certaine raideur. La radiographie met en valeur l’épaississement considérable du tibia gauche et son incurvation. Les deux tiers supérieurs de la diaphyse et l'épiphyse supérieure sont épaissis, sombres, semés de taches irrégulières plus claires et de larges traînées opaques. Le contour est flou, cotonneux, aucune trace de l'architecture normale ne se retrouve dans toute l'étendue de la zone intéressée dont le diamètre atteint environ le double de celui de la diaphyse tibiale du côté droit.
La radiographie du crâne met également en évidence de graves déformations qui rendent compte de l'intensité parfois atroce des céphalées, le crâne est large, et sa paroi est épaissie dans son ensemble, table EXBrTE et table interne sont également floues dans leur tracé et paraissent interrompues sur certains points. Le diploé est sombre, tacheté, cotonneux; la base du crâne, l’image des sinus,
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le squelette facial, ne présentent aucune déformation manifeste, F0 non plus que la colonne vertébrale. On ne relève rien de patholo.
gique par ailleurs chez cette malade, température normale, réflexe | L tendineux, cutanés, pupillaires conservés. 4 Appareil circulatoire, respiratoire, digestif sans lésion apparente, 7e
Ni sucre, ni albumine dans l'urine. Psychisme intact, tension arté
Ê rielle 11—6. Les fonds d’yeux sont normaux, mais la vue est Z gênée par une cataracte bilatérale. Par contre, on note dans les: 6,008
Æ antécédents un accouchement normal, un accouchement prématuré FL Ç à 6 mois, l’enfant n’a pas vécu. D'autre part, la malade a subi à ne . 30 ans l’ablation des deux ovaires. La réaction de Hecht et de. os Bordet sont positives dans le sang. Un traitement novarsénical est commencé le 14 avril, la dose est limitée à 15 cgrm., car le traite- RE
ment est suivi en consultation externe, Dès les premières injections, 2 € les douleurs s’atténuent considérablement et l'amélioration se pour- b suit encore par la suite. Le traitement est arrêté après 11 injections A de Novar à 15 cgr.: AA
20 octobre 1924. Un nouveau traitement a été repris récem- LU x ment à l'Hospice de Belœil, les injections sont assez mal tolérées 2 (céphalées, congestion de la tête, frissons), la malade ne souffre (PE plus de sa jambe, ni de sa région lombaire, mais elle se plaint de s° la tête. La déformation du tibia gauche paraît s'être accentué, les Ar à
jambes sont nettement en parenthèses. Les jambes étendues et rap-
prochées le plus possible, il reste 15 cm. de distance entre les ‘#4
condyles. ‘4
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OBSERVATION IV ‘AR AD (A fait le sujet d'une leçon clinique du P' Achard.) h 4 M À + Alfred Beaumont, 69 ans, journalier, est entré à Beaujon le ? 4 # 20 juillet 1925, pour des douleurs qu'il qualifie de rhumatisme et ‘0
qui affectent le dos, les épaules, les cuisses et les jambes. Il fait remonter ces douleurs à un accident dont il a été victime en 1913, ve LUE H "1
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