‹ Contribution à l'étude de la mammite streptococcique de la vacheChapitre 14 sur 45 · CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES

De toutes les mammites, c’est la mammite chronique et en particulier la mammite streptococcique qui cause à l’élevage le tort le plus considérable.

Ernst, en 1912, prétendait qu’en Allemagne elle faisait perdre à l’industrie laitière plusieurs centaines de millions par an.

EH. Kufferath dit que sur huit cents vaches examinées par le Laboratoire intercommunal, pendant la guerre,

au début de son installation, 82 étaient infectées de mammite streptococcique, c’est-à-dire 10 % du nombre total des bêtes en lactation (29).

« Economiquement, dit-il, une vache atteinte de mammite ne donne plus de lait consommable pendant six semaines au moins ; en comptant dix litres par jour cela fait 480 litres perdus pour l’exploitation. »

Pendant la période de trois années, de 1917 à 1920, il y eut à son laboratoire mille bêtes surveillées sur lesquelles 209 furent trouvées atteintes de mammites streptococciques.

Les dégâts économiques dus à cette seule maladie atteignent en Prusse 1.500 millions de francs français (120).

Seeleman, de l’Institut de laiterie de Kiel, dit que 50 % des vaches en sont atteintes.

Minett estime que 60 à 80 % des laitières de certains troupeaux souffrent de cette maladie et qu’en général 15 à 40 % des vaches ont leurs mamelles infectées par le streptocoque.

Ruhmekorf (48), de 1919 à 1923, a examiné 18.000 échantillons de laits de marché à Leipzig et a décelé dans 613 la présence du streptocoque, soit environ 3,4 %.

En 1921, A. A. Veensbaas (34), examinant du lait centrifugé provenant de mamelles atteintes de mammites, trouva sur 93 échantillons 51 fois du streptocoque. |

Dans une exploitation dont j’ai la surveillance, sur

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