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beaucoup de peine ; elle est toujours en proie à la diarrhée (pot. avec ratanhia, potage, œufs, tis. de riz. On est obligé de lui faire tenir le lit à cause de sa diarrhée (gàteuse).
Juiilet. — Elle est moins gâteuse ; la diarrhée ‘moins abondante. Elle mange et dort assez bien. De temps en temps elle pousse des cris et des gémissements (injection morphine).
Août. — La diarrhée reprend ; elle n’a pas conscience de son état ; les urines et les selles sont involontaires (toniques et teinture d’opium sont en vain administrés).
La paralysie fait des progrès ; on constate des soubresauts musculaires, des claquements de dents. Elle a des attaques épileptiformes (révulsifs, sinapismes, etc.). Elle ne répond plus aux questions qu’on lui pose ; cependant elle paraît entendre.
Septembre. — Elle va un peu mieux, mais son état d’hébétude est de plus en plus grand. Autrefois elle nous parlait à la visite ; aujourd'hui elle est dans le marasme. ,
Octobre. — La maladie fait des progrès ; B.… a des attaques convulsives et épileptiformes. On prescrit des dérivatifs et révulsifs (vésicatoire à la nuque, lav. du codex, sinapismes aux mollets, etc.), mais en vain ; elle succombe à la suite d'attaques épileptiformes répétées le 24 octobre 1882. |
L'aulopsie nous montre :
Un crâne dont le tissu osseux est dur, injecté. Les méninges sont très épaissies et les vaisseaux sont gorgés de sang.
L’encéphale pèse 1040 gr. ; il est normal et n'offre rien de particulier. |
Le cerveau pèse 1905 gr. ; il est ferme. Les membranes sont adhérentes à la substance cérébrale, principalement à la région frontale à la base et à la partie antérieure.
Les corpuscules de Pacchioni sont hypertrophiés et très adhérents.
Après avoir décortiqué le cerveau, si on le plonge sous l’eau, on constate des ulcérations jaunâtres, taillées à pic.
Les ventricules renferment un liquide citrin, le 4° a l’aspect chagriné. |
À la coupe on ne constate rien de particulier, pas de piqueté ou anévrisme milliaire.
La cervelet pèse 135 grammes.
La moëlle et ses enveloppes pèsent 35 gr., elle a l’aspect normal (pas de congestion).
Les poumons sont congestionnés et hépatisés par places des deux côtés. Ils crépitent et surnagent.
A droite on constate plusieurs ecchymoses sous-pleurales.
Le cœur pèse 225 gr. ; il est normal (pas d'insuffisance ou rétiécissement) ; il présente un léger aspect graisseux.
Le foie pèse 970 gr. ; il est congestionné et de consistance ferme.
Les reins pèsent : le droit 105 gr., le gauche 95 gr. Ils sont normaux. |
La rate est petite ; elle pèse 75 gr. ; elle est scléroséeet dure.
Les autres organes splanchniques n’offrent rien de particulier.
L’autopsie nous confirme notre diagnostic de paralysie générale en démence.
Le malade peut passer de la période moyenne à la troisième rapidement, soit à la suite d'attaques congestives, soit d’une manière insensible, mais la durée de la troisième période peut quelquefois se prolonger pendant des années et parfois. avec des soins hygiéniques, on peut retarder la paralysie dans sa marche progressive.
Nous ne parlerons pas ici des rémissions de la paralysie générale, parce qu’elles forment une modification de la marche habituelle de la maladie. La rémission peut être incomplète et n'être qu’un temps d'arrêt, ou bien elle peut constituer une marche régressive de la maladie. Nous aurons à y revenir dans un autre chapitre.
Le paralytique passe tantôt très lentement de la période moyenne à la dernière, tantôt très rapidement à la suite d'attaques congestives répétées. À ce moment, la mémoire est perdue, le malade répète les mêmes mots ; parfois il parle seul, et s’il se promène, ce n'est que lentement et en débitant des propos inintelligibles ; son langage est tout à fait monotone. Il traine les pieds en marchant, s'accroche à tous les objets qui peuvent se trouver sur son passage ; et parfois se laissant tomber, il s’occasionne assez fréquemment des fractures, vu l'extrême friabilité de son système osseux qui est aussi atteint par l'affection toujours progressive.
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