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relativement peu employée. Cette médication est souvent mal supportée et peut entraîner des accidents.
En résumé, la sécrétion urinaire nous apparait comme une fonction organique probablement régie - par les sécrétions internes contrôlées par le système nerveux autonome. Si nous connaissions exactement la nature des substances qui président à la régulation de cette fonction, il est probable que nous nous trouverions rapidement en possession d'un véritable diurétique physiologique. Quelle en est Ja nature probable ? Est-ce une base purique ? Eventualité possible, mais en dehors des preuves indirectes du diabète insipide et de la constitution chimique de la théobromine, rien ne nous permet actuellement de nous orienter dans ce sens. Le
Lacto-Sérum stimule indfféremment le rein sain et le rein
pathologique. Ceci est une preuve de plus en faveur de
la nature hormonale de son principe actif. Il est peu probable qu'il agisse par l'intermédiaire du lactose qu'il contient. Ce sucre, dont les propriétés diurétiques furent utilisées la première fois par G. Sée est en réalité un fort
médiocre médicament et nécessite de très fortes doses
(100 grammes). Le lacto-sérum ne renferme qeu 40
grammes par litre environ. Les sucres, notamment le glucose, pe sont diurétiques qu'administrés par la voie intraveineuse, et ils semblent plutôt agir comme facteur d’hypertonicité du sérum. (Le sérum salé hypertonique agit dans le même sens).
II nous semble que l'étude des propriétés diurétiques du lacto-sérum, la mise en évidence du rôle des sécré-
tion internes dans la régulation de la diurèse ont ouvert
La une voie nouvelle à la médication diurétique. Comme dit très justement Pic « les médicaments diurétiques sont pour la plupart des réno-irritants, dépuis la simple vasodilation jusqu'à l’inflammation ». La découverte du stimulant physiologique de la diurèse dévra nous fournir une substance non toxique, comme le lacto-sérum par exemple. Mais malgré les avantages considérables que le petit lait présente sur le lait, il n’en constitue pas moins une médication encore émpirique, dont l’action ne peut jamais présenter la certitude et la maniabili-
té d'un principe actif isolé à l’état pur.