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CHAPITRE IT

Bases physiologiques

de la Médication Diurétique

Les progrès de la thérapeutique moderne dépendent avant tout de ceux de la pharmacodynamie qui n’est ellemème qu'une branche de la physiologie. Nous ne sommes sûrs de l’action d’un médicament que si nous en connaissons l’activité physiologique. La thérapeutique expérimentale inaugurée par Claude Bernard est la base obligatoire de toute thérapeutique moderne. Mais la principale difficulté que nous rencontrons au cours de toute tentative thérapeutique scientifique provient de ce que nous ignorons bien souvent la nature et le mécanisme de production des maladies, contre lesquelles nous voulons agir efficacement.

En ce qui concerne la fonction urinaire, l'application scientifique des agents diurétiques exigerait la connaissance du cycle métabolique de tous les constituants de l'urine, celle de la physiologie de la sécrétion rénale et

enfin celle de la pathogénie des maladies au cours des-

quelles nous appliquons cette médication. Il nous est bien entendu impossible d'insister sur chacun de ces points. Aussi nous contenterons-nous de parcourir rapidement les idées actuelles sur la destinée de l’eau dans l'organisme. Nous n’envisagerons les autres constituants de l'urine que dans la mesure où ils sont en rapport avec l’eau. Nous essaierons ensuite de résumer les théories de la sécrélion rénale, et, dans une troisième partie de ce chapitre, nous montrerons les conséquences que ces ne lions peuvent avoir d’une part sur la compréhension du mode d'action des diurétiques et d'autre part sur leur

classification.

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