‹ Contribution à l'Étude de la Médication HypnotiqueChapitre 4 sur 32 · TS | PE · texte numérisé non relu

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Ces faits, et d’autres analogues dans la série animale, tendent à démontrer que le sommeil constitue vis-àvis de certaines ambiances, telles que le froid, la sécheresse, la chaleur, une adaptation fonctionnelle heureuse, une réaction de défense qui permet à la vie de se prolonger.

Autrement dit, les êtres vivants règlent ce qu’on peut convenir d'appeler leur rythme vital au mieux de leur conservation. Chez l’homme, le rythme de la veille et du sommeil coïncide avec celui du jour et de la nuit, ce en quoi l’on peut voir soit le résultat d’une habitude conforme aux exigences sociales, soit la répercussion réelle sur notre organisme de cette alternance du jour et de la nuit, par l’intermédiaire du système endocrino-sympathique.

Le sommeil est avec beaucoup d’autres, un de ces phénomènes dont nous croyons posséder une notion bien nette, parce que nous en avons le spectacle courant ; cependant, dès qu’il s’agit d’apporter une définition vraiment compréhensive, nous nous trouvons assez embarrassés ; nous avons déjà souligné son caractère de nécessité, d’universalité aussi, et parce que nous le voyons répandu chez tous les êtres vivants, la tendance finaliste de notre esprit nous le fait concevoir comme une fonction indispensable, c’est pourquoi à son sujet l’on prononce les mots de « besoïin » et d’ « instinct ».

Considéré chez l’homme, le sommeil nous apparaît comme une extinction périodique de l’activité organique et psychique dans ce qu’elle a de plus manifeste et de plus immédiat ; remarquons-le, ce qui donne au sommeil son cachet particulier, c’est que le rythme de repos et d'activité a une période très ample ; mais à y bien regarder, on s’aperçoit qu’il existe une sorte de loi du sommeil qui s’applique à tout organe qui travaille et dont le travail ne saurait se continuer que moyennant des pauses ; le fonctionnement du cœur en offre un exemple tout à fait frappant, et l’on a pu dire avec justesse que le cœur ne travaille que pendant un tiers de notre existence ; pendant le reste, il se repose. En somme, la vie à travers toutes ses manifestations est un mouvement continu sans doute (qui dit arrêt complet, dit du même coup mort), mais non uniforme ; cela est vrai aussi bien de l’être unicellulaire que de la fédération de cellules, de tissus, d'organes et d’appareils que nous sommes ; ce qui retient davantage notre attention dans le sommeil humain, c’est

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