‹ Contribution à l'Étude de la Médication Hypotensive et en Particulier du Nitrite de SoudeChapitre 10 sur 20 · PAU TE · texte numérisé non relu

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un peu augmentée de volume. Les reins sont fortement fo congestionnés. Les vaisseaux de la capsule sont très nets k

et très dilatés. À la coupe la substance corticale est brun froncé, la substance médullaire brun-clair. L'examen his- je) __ tologique de ces différents organes a été fait. Il fera l’objet Me d'une communication ultérieure du docteur Chevalier. La vessie renferme parfois une urine trouble Ho enIeneeS

colorée. Nous n'avons pasiconstaté dans les intoxications

aiguës que nous avons provoqué de la methémoglobinurie.

. D’après nos expériences, la dose loxique de nitrite de soude, soit en injection intra-péritonéale, soit en injection . intra-veinense est beaucoup plus faible que celle constatée chez les animaux précédents. Elle est environ 0 gr. 06 par kilo par voie péritonéale, et 0 gr. 0? par voie veineuse. . Action sur les différents appareils : sang et circulation. — Nés Le nitrite de- soude quelle que soit sa voie d'introduction ; dans l'organisme provoque la formation rapide de méthemoglobine dans le sang : Henocque a surtout bien étudié le sang des animaux intoxiqués par le nitrite de sodium. | Ce sang recueilli avant ou immédiatement après la mort, in a un aspect de laque carminée brune caractéristique, Elo analogue à celui que lon retrouve dans les autres intoxi- À cations par les nitrites. Cette coloration est produite par ‘une altération de la constitution chimique, que l'analyse

permet de reconnaitre.

.Le sang examiné en couche trés mince, présente, en outre des deux bandes caractéristiques de l’hémoglobine, une troisième bande significative de la methémoglobine. Ces. trois bandes d'absorption de la methémoglobine, c’està-dire une première bande entre C. et D, très près de ©,

CNT ne

occupent en longueur d'onde les divisions 0,635 à 0.650, une seconde bande plus large, située à droite de D, occupant les divisions entre 0:570 et 0.590, et une troisième bande plus large située entre le jaune.et le vert à gauche de E et répondant aux divisions 0.530 et 0.550 de l'échelle de Abbe qui exprime les longueurs d'onde en millionimètres. Ce sang traité par le sulfhydrate d'ammoniaque présente une large bande unique, caractéristique de l'oxy- | hémoglobine réduite, c’est-à-dire une bande étendue de la raie E à la raie D, qu’elle dépasse, occupant le jaune et le jaune vert entre 0.530 et 0.600 de l’échelle des longueurs d'onde. Ce sang se comporte donc comme le ferait le sang naturel dont l’oxyhémoglobine serait réduite; c'est-à-dire qu'il reproduit l’hémoglobine proprement dite.

Le sang des cobayes, recueilli par une saignée avant la mort, et présentant le spectre de la methémoglobine, étant défibriné et mélangé à une solution de sulfate de soude à 1/40, présente peu de temps après l'aspect rutilant normal, il s'oxygène et le spectroscope y fait reconnaître les deux bandes de l’oxyhémoglobine, c’est-à-dire une bande large dont le vert jaune à gauche de E est étendu de 0.530 à 0.550 ; puis une bande dont le jaune à droite de la raie D qu’elle dépasse, mesurant de 0.570 à 0.590.

En résumé, les allérations du sang produites par le nitrite de soude consistent en une transformation de l’hé-. moglobine en methémoglobine ; c’est-à-dire que l'hémoglobine ne peut pas fixer la quantité de sang nécessaire à la constitution de l’vxyhémoglobine. En d’autres termes, elle représente un degré moindre d’oxydation de l’hémoglobine que l’oxyhémoglobine.

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‘Ces résultats, en particulier la possibilité de transformer la methémoglobine en oxyéhmoglobine en défibrinant: le sang et en laérant, aussitôt après sa sortie des vaisseaux de l’animal intoxiqué, viennent à l'appui de l’opinion de Hofper-Seyle, que le methémoglobine représente un degré d'oxydation de l’hémoglobine moindre que celui

de l’oxyhémoglobine et que la methémoglobine ne peut “

êtreun mélange d'hématine et d’hémoglobine.

En définitive nous voyons.d'après cès travaux que le nitrile de soude provoque dans le sang la formation de methémoglobine. Cette methémoglobine-se produit presque immédiatement après l'introduction de quelques centime- | tres cubes de solution de nitrite de soude dans la cavité péritonéale des animaux. Elle se produit plus lentement à la suite d’ injections sous-cutanées. Lorsqu'on opère par introduction dans l'estomac l’action est plus lente encore. Dans tous les cas l’action est complète dans un espace variant de 5 à 20 minutes. La bande de la methémoglobine une fois produite persiste pendant un temps variant de 15 minutes à { h. 1/2. La disparition de la methémoglobine est d’abord graduelle, puis elle s'accélère brusquement et disparait eu peu de temps. Lorsqu'on a injecté des doses successives, et faibles de nitrite de soude, les altérations sanguines arrivent lentement à leur maximum d'intensité car l'élimination des nitrites se fait. presque immédiate-. ment aprés leur absorption, à à la fois pour les poumons et les sécrétions. Les globules sanguins ne sont que peu | touchés par le nitrite de soude, et il faut des doses fortes et mortelles, pour que l’on puisse voir se produire des destructions globulaires où même des déformations de

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: : globules. La methémoglobinurie ne se produit que dans des cas exceptionnels, et l'on n'a jusqu'ici signalé aucun ; cas d'intoxication par le nitrite de soude où l’on ait pu noter de l’ictère par suite de destruction exagérée de globules rouges et passage de la methémoglobine daus le sérum sanguin. j À - En dehors de ces phénomènes intéressant les 2obiiee J | rouges, le nitrite de soude exerce des modificalions con- sidérables sur la cifculation et en particulier sur la pression sanguine. Les phénomènes qui se produisent dans ces con-

ditions ne sont pas propres seulèment au nitrite de soude, | mais il a tout le groupe des nitrites et ils ont surtout été L … fortbien étudiés avec le nitrite d'amyle. Toutes les conelusions qu'on à pu retirer de cette étude lui sont entièrement : applicables à à l'intensité près. | C’est toujours la mise en liberté de l’acide nitreux qui provoque les phénomènes physiologiques et par conséquent N' 414 je cette action dépend uniquement de la plus ou moins grande |

y Le 4

quantité d’acide nitreux mis en liberté, à un moment donné, dans l’économie. the Ce qui frappe immédiatement du côté de lénpareil cir-. culatoire, c’est une”accélération considérable du système cardiaque, coïncidant avec une baisse de la pression sanguine, el une dilatation très notable des dernières ramifications artérielles et, des capillaires. Cette accélération n’est nullement la cause de l’abaissement de la tension sanguine, et comme l’a démontré Fr. Frank, la quantité TRE de sang envoyée par les systoles cardiaques, est exacte- | tement la même pendant l'intoxication qu'avant l’absorp- . lion du nilrite. Comme on peut le voir sur le tracé que

Normal.

Injection à2h. 00 .2 h. 04 2 h. 10 2 h.

Ah.

\ Ah.

ke 5 h.

1 5 h, 20 . 5 h. 2 Mort.

Chien, 10 kilog. Chloralosé par injection,

Poumons .

lectasiés, cœur vide, rein Congestionné.

nous Une il se produit d'abord une accé pi, ble du nombre. des contractions cardiaques, avec abaisse

Pression

2e injection

até-

ADN NE

lération nota=

Pression fémorale avec le kymographion de ra Tracé ; grandeur normale, la ligne correspondant à 20 secondes.

Respiration

Calme, régulière.

. Forte, cris.

Resp. régulière:

Cris,contract. abdomin.

et diaphragmatique. ||

Cris.

OTiS.

Dyspnée superf.

| Respir. superf. rapide.

Quelques grandes respirations.

Grandes respirations.

Injection intra- -péritonéale de 40cm3 d'une solution isotonique ‘de nitrite de soude à 9 gr. 6,°/ — 0,384 mgr. | Puis 2 inject. de 20e 3 de la même solut. à 4 h.48—0 Aimer.

ment de pression, puis pendant une seconde période, le

nombre des contractions s cardiaques tend à

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à se rapprocher

acé appartenant aux Archives du Laboratoire de Pharmacologie

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de la normale, mais bientôt, en même temps qu'on'constate une accélération des mouvements respiratoires, on voit les contractions cardiaques devenir de plus en plus précipitées, la pression cardiaque baisser aussi de plus en plus; et enfin le cœur s'arrêter en Systole, en quelque sorte tétanisé, par la suite de l’action irritante de l'acide nitreux,

Le point le plus particulièrement intéressant de l’action du nitrite de soude est son l’action vaso-dilatatrice intense,

Chez le lapin celte action se traduit par une vaso-dilatation considérable des vaisseaux de l'oreille, et l’on peut voir en même temps une vaso dilatation des vaisseaux de la pie-mèêre. Il s’agitici d’uneaction vaso-dilatatrice due à l’excitation des vaso-dilatateurs, c’est-à-dire une dilatation vasculaire active, le fait a été mis en évidence, En effet si l’on excite la terminaison périphérique du sympathique chez un animal ou le bout central d’un nerf sensilif quelconque on détermine constamment la vaso-constriction qui se produit d'habitude sur les vaisseaux et l'augmentation de tension du réseau périphérique. Par conséquent il est évident qu'il y a pas à faire intervenir ici ni une action paralysante sur les vaso-constricteurs, ni une paralysie muscuiaire; parce que s'il y avait paralysie des muscles constrictéurs des artères, ces mêmes muscles ne pourraient plus obéir à l’action excitante.

Action sur la respiration. — La respiration sous l'in: fluence de doses même faibles de nitrite de soude, est toujours fortement accélérée, et elle augmente d’amplitude. A doses fortes et toxiques au bout d’un certain temps, on constate de l'irrégularité des mouvements respiratoires ; la respiration devient dyspnéique, superficielle

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