‹ Contribution à l'étude de la médication iodiqueChapitre 25 sur 34 · RES · texte numérisé non relu

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même côté sont peu augmentées de volume, et limitées dans leurs mouvements.

Les mains sont cyanosées,

Membres inférieurs. — La hanche gauche est douloureuse à la pression sur le grand trochanter, ses mouvements de flexion sont limités.

Les genoux sont augmentés de volume, sans déformation apparente, les mouvements imprimés aux articulations déter-

minent de forts craquements.

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Aux orteils on note de l’ankylose des articulations métatarso-phalangiennes du gros orteil avec cyanose, anesthésie et fourmillements.

L'examen de la poitrine montre des poumons sains.

Le cœur présente un bruit de galop.

Tension artérielle max. : 19, min. : 7.

Urines : ni sucre, ni albumine,

Sang : résistance globulaire normale.

I s’agit d’un rhumatisme chronique poly-articulaire avec ankyloses.

7 janvier. — Pouls 96, température rectale 368,

A 16 heures, j’injecte 1/2 centimètre cube d'huile iodée.

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Le pouls reste à 76, température deux heures après 37 degrés.

8 janvier. — Aucune modification à noter, l'iode est retrouvé à l’état de traces dans l'urine des vingt-quatre heures. Les jours suivants l’élimination urinaire se poursuit.

13 janvier. — Tension artérielle radiale 19 et 5.

L'élimination se poursuit jusqu’au 26 janvier.

2 février, — Injection d'huile iodée : 1 centimètre cube.

Pulsations avant l'injection 92, immédiatement après 80, une demi-heure après 76. e

Température : 36°9. /

L'élimination a atteintson maximum le sixième jour après l'injection puis s’est poursuivie pendant tout le mois.

1er mars. — {njection d'huile iodée : 1 centimètre cube.

7 mars. — Le malade sort, sont état s’est amélioré, les douleurs ont diminué, les mouvements articulaires sont plus étendus. A l’épaule droite surtout, la main peut être élevée …

jusqu’à hauteur du nez.

OgBsEervaATION VIII. — Mme P..., soixante-deux ans journalière.

Antécédents.— Aucun fait à signaler dans les antécédents jusqu’à cinquante ans. À cet âge, qui fut celui de la ménopause, la malade a commencé à souffrir de douleurs articulaires.

Ces douleurs n’ont guère cessé depuis,elles se sont accompagnées de gêne des mouvements et de déformations survenues d’abord aux mains, puis aux pieds, aux coudes et aux genoux, confinant depuis plusieurs mois la malade au lit.

Examen. — À la main gauche, les premières phalange

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des quatre derniers doigts sont en flexion; la troisième phalange du médius en hyper-extension ; les mouvements de toutes les articulations sont gênés et douloureux, les articulations un peu tuméfiées. |

A la main droite, les premières phalanges sont également en flexion et les troisièmes phalanges en extension, celle de l'index en extension forcée. La limitation des mouvements articulaires est plus marquée qu’à la main gauche. Elle va jusqu’à l’ankylose aux articulations métacarpophalangienne et interphalangienne du pouce, avec tuméfaction douloureuse et dure de l'extrémité distale du deuxième métacarpien. La préhension est à peu près impossible.

Les pieds sont en varus équin, les orteils déviés vers le bord externe; le gros orteil en hallux valgus prononcé. Les mouvements articulaires sontlimités et douloureux.

Le genou droit est augmenté de volume empâté, douloureux, les mouvements font entendre des craquements, la malade $e plaint de crampes fréquentes dans les mollets.

L'examen des organes et appareils ne présente rien de particulier à noter.

La radioscopie ne décèle aucune lésion pulmonaire, l'aorte est sinueuse, le cœur petit.

11 s’agit d'un rhumatisme articulaire chronique déformant.

Le 9 janvier, température 38°2.

Pulsations, 88.

Tension artérielle radiale.

(Appareil Pachon) 16 1/2 — 9.

Je pratique une injection intraveineuse d'huile iodée à go oJo, 1/2 emc.La température s'élève après l'injection de

0,02 — 38°4 ; le pouls reste à 88.

. L’urine de la vingt-quatrième heure présente des traces d'iode.

Le 16 janvier, injection de 1/2 cmc. h. i.

Le 93 janvier, injection de 1/2 eme. h. i.

. Pendant tout ce temps l'élimination de l’iode s’est poursuivie. à

Le 28 janvier, la quantité éliminée en vingt-quatre heures est de o gr. 002 ; les douleurs se sont atténuées, surtout aux pieds et à la maïn gauche,les doigts reprennent une certaine mobilité dans leurs articulations, la force de préhension s’est accrue notablement.

Le 4 février, injection de 3/4 de eme. h.i.

Le 9 février, l'urine des vingt-quatre heures contient o gr. oo4 diode.

La tension radiale est de 16 1/2 — 9 1/2 (sph. Pachon).

Le 14 février, l’urine des vingt-quatre heures contient o gr. 002 d’iode, l'amélioration continue.

Le 1° mars, l'urine ne contient plus que des traces d’iode,

Injection de r eme. |

Le 6 mars, l’urine contient o gr. 005 d'iode.

Le 9 mars, l'urine contient o gr. oo4 d’iode; la tension artérielle est de 16 — 9.

Le 22 mars. Elimination d’iode urinaire o gr. 002

Le re avril » » » O gr. OO1Ù

La malade a reçu cinq injections, en tout 3 eme. 25, soit 1 gr. 7 d’iode ; pendant toute la durée da traitement l'iode a été éliminé par l’urine, au moins à l’état de traces.

L'action du traitement a surtout été marquée au niveau des petites articulations.

Aux pieds et aux mains les articulations ont repris un peu

de mobilité et sont nettement moins douloureuses. La tuméfaction qui siégeait à l'extrémité du deuxième métacarpien de la main droite a diminué de volume, la douleur a presque

complètement disparu. ”

O8BsERvATION IX. — J..., cinquante-quatre ans. Boucher.

Dans les antécédents on ne relève rien qui soit à signaler, jusqu'en 1918.

Le malade nie toute spécificité.

En 1918, hémiplégie gauche survenue après un ictus léger s'étant accompagné de déviation conjuguée.

Dans la suite, contracture du membre thoracique gauche, et crises de contractions cloniques simulant l’épilepsie Bravais-Jacksonienne.

Examen. — Le malade se tient très difficilement debout, il se plaint de douleurs vives dans les membres inférieurs.

Les réflexes patellaires sont exagérés.

Pas de signe d’Argyll-Robertson.

L'examen montre l’existence de gommes à différents stades dont les plus anciennes cicatrices ‘datent de six mois.

Les cicatrices se présentent d’abord sous forme de placards arrondis, pigmentés, à contours mal délimités, puis elles se réduisent à une tache brune, de dimension un peu supérieure à celle d’une pièce de o fr. bo, légèrement déprimée, sans infiltration, avec léger plissement de l’épiderme.

Il existe des gommes en évolution à la face dorsale du pied gauche ; à la face antérieure du genou droit ; à la face postérieure de l’avant-bras ganche près du coude; à la face antérieure et vers le milieu de l’avant-bras droit ; à la bosse

‘frontale droite.

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L'examen des organes et appareils n'offre rien de particulier à noter, les urines renferment des traces d’albumine. Température 38°2. Pouls 94. | :

Les ensemencements faits sur gélose de Sabouraud et sur

pomme de terre avec le liquide des gommes ramollies, liquide filant puriforme, obtenu par ponction, ont été négatifs. Examen direct du liquide après coloration, négatif. Malgré l'absence de réaction de Wassermann on peut conclure à des gommes syphilitiques en évolution. Le 2 avril, injection intraveineuse d'huile iodée : 1/2 centimètre cube; apparition de l’iode dans l'urine trois heures après l'injection ; température 387.

Le 6 avril, injection intraveineuse d'huile iodée, 1 centimètre cube; température après l'injection 37°6.

Le 7 avril, iode éliminé en vingt-quatre heures par l’urine : 1 mgr.7; température 37°7.

Les jours suivants l'élimination s’accroît progressivement, la température reste au-dessous, mais au voisinage de 38 degrés. Les gommes sont douloureuses à la pression, surtout celle du genou droit qui s’est ramollie en quelques jours.

Les jours suivants : toutes les gommes diminuent de volume, celle de la bosse frontale droite disparaît la première, les autres rétrocèdent d'une façon marquée et deviennent indolores.

L’élimination de l’iode se poursuit, le maximum, 16 milligrammes par vingt-quatre heures fut atteint le sixième jour après l'injection.

Le 18 avril, l'élimination était encore de 13 milligrammes

par vingt-quatre heures.

ii 47 —— 2 Injection de 1 cme. 5 d'huile iodée. Aucune réaction therk mique.

L'amélioration continue, mais en même temps apparaît une escarre sacrée.

L’élimination de l’iode augmente.

Le 24 avril elle atteint 33 milligrammes par vingt-quatre

heures la température est redevenue normale et reste par la

suite au voisinage de 37 degrés.

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