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IV. — Quantité d'iode éliminée par les urines

Si l'on mesure la quantité totele d’iode éliminée,

après l’administration des iodures, on la trouve en

moyenne de 60 o/o. Toutefois de grandes variations sont enregistrées dans les chiffres publiés à ce sujet :

Lafay a noté 91 0/0 ; pour Duchesne l'élimination

varierait de 35,22 à 99,44 0/0.

Ces grandes variations étant attribuables à l'état des voies digestives, l'absorption des iodures se

trouve en effet très diminuée quand la muqueuse

digestive est irritée.

Avec les lipoïdes iodés, administrés paringestion, la quantité d’iode éliminée est moindre.

Winternitz administre à un chien de 8 kgr. 900, 30 grammes de graisse iodée à 6,66 0/0 pendant trois jours, soit au lotal 5,97 d'’iode, il retrouve dans les

urines pendant six jours en tout,1 gr. 39 diode, soit :

près ‘du quart de l’iode administré.

Pillement, employant l'huile d'olive iodée à 10 ojo.

et l’iodipine, n'a retrouvé dans le même temps que

des quantités variant de 7/10 au 1/20 de l’iode admi-

nistré,

Dans l'observation F..., après injection intravei-

neuse de 2 centimètres cubes d'huile iodée (1 gr. 08 d'iode), nous avons retrouvé o g. 18, soit 16,6 pour 100 en vingt-deux jours.

Dans l'observation J.…., après injection de r centi-

à PI N.

fl ee D ÉRRRS ASS PT

mètre cube, soit ogr. 54 d’iode, nous avonsretrouvé O gr. 094 soit 15,4 0/0 en onze jours.

. Les résultats que nous avons obtenus concordent donc, avec ceux indiqués par Pillement, ils étaient

d’ailleurs à prévoir en raison de la longue durée de

l'élimination.

D’après Berlioz l'élimination des iodures est ralentie chez les fébricitants, nous n’avons pas noté de ralentissement avec l'huile iodée en injection intraveineuse dans le cas de J... où le malade présentait pourtant une température oscillant entre 37°2 et 385,

a * V. — Forme d'élimination

L’iode est éliminé sous forme d’iodures alcalins, comme après l’administration des iodures. Après avoir dosé l’iodesur un échantillon d’urines 30 centimètres eubes selon le procédé que nous avons indiqué : libération de l’iode par le nitrite de soudeet l'acide chlorhydrique dissolution dans le sulfure de carbone et déceloration de celui-ci par l’hyposulfite de soude, nous avons soumis à la dessiccation - une quantité égale de la même urine,puis nous avons calciné le résidu en présence de potasse caustique au voisinage du rouge sombre, la quantité d’iode après destruction de la matière organique, dosée comme précédemment dans la solution aqueuse du résidu de calcination,aprèsneutralisation,ne s’était pas accrue,

On peut en conclure que l'iode ne se trouve pas à l’état de combinaison organique.

Abderhalden et Slavu ont en effetsignalé l'élimina-

* tion de l’iode sous la forme de composé organique après l’administration chez le chien, sous la peau ou

per os de divers polypeptidés iodés.

Conclusion : De cet exposé nous retiendrons qu'après les injections intraveineuses d'huile iodée, l’iode apparaît sous forme d’iodures alcalins dans l’urine au bout de une heure et demie à deux heures, plus tôt que quand on l’administre par voie hypodermique, plus tard qu'après l'ingestion.

Le début est progressif, le maximum du taux est atteint du quatrième au sixième jour, puis la décroissance suit, très lente,avec parfois quelques ressauts.

L'élimination très prolongée, traduit la longue

persistance de l’iode à l’état combiné dans l’organisme.

NS ESS SAT VU TEE SN PT SES PT 7e

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