‹ Contribution à l'Étude de la Médication OcytociqueChapitre 17 sur 28 · CORRE · texte numérisé non relu

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cool aurait une influence néfaste sur la pituitrine et l’empêcherait de produire son effet.

Ils conseillent de ne pas hésiter à répéter l’injection au bout de trois quarts d’heure ou une heure, car l'effet est souvent de courte durée ; ils sont d’avis qu’on peut répéter la dose plusieurs fois, car le médicament ne s’accumule pas dans l'organisme. :

Fabre et Rhenter ont utilisé l'extrait de lobe postérieur de l’hypophyse et rapportent 10 observations. Sur ces 10 cas, 9 se rapportent à l’action de la pituitrine au cours du travail ; dans le dixième cas, l’application d’une bougie de Krause avait fait apparaître les contractions, et voici les résultats qu’ils ont obtenus.

Dans trois cas, ils furent obligés de terminer l’accouchement par le forceps : chez une femme, parce que la rotation de la tête en droite postérieure ne pouvait s’effectuer que très difficilement ; chez une autre, parce que les signes de souffrance du fœtus étaient assez accentués pour commander une extraction rapide ; chez une troisième enfin, la pituitrine avait fait passer en deux heures le col de 6 centimètres à dilatation complète ; mais l’expulsion ayant été abandonnée à elle-même, on dut faire une application en occipito-pubienne.

La durée du travail fut notablement abrégée. Dans deux cas, l’accouchement survint moins d’une heure après l’injection.

Dans trois cas, la dilatation mit moins de trois heures pour passer de quatre à six centimètres à dilatation complète.

Les contractions ont apparu un quart d’heure au maximum après l'injection ; elles continuent à se produire très régulièrement, comme les contractions normales, pendant une heure environ, elles sont très nettes et ont une durée normale ; elles vont en progressant dans leur nombre et leur durée, puis décroissent à peu près régulièrement.

Nous reproduisons plus loin, parmi les observations publiées par ces auteurs, une de celles qui nous a paru nettement favorable à la pituitrine.

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Il s’agit d’une primipare de 19 ans, ayant un bassin aplati et symétrique chez laquelle l’inertie utérine fut combattue avec succès par trois injections de pituitrine, pour aboutir à un accouchement et une délivrance spontanés.

Commandeur et Devin ont traité un certain nombre de cas d’inertie utérine pendant l’accouchement à terme. Ils citent une série de six observations et ne paraissent pas très enthousiastes de cette méthode ; il est vrai qu’ils ont toujours employé des doses faibles, ce qui peut expliquer les cas dans lesquels ils n’ont obtenu aucun résultat. Ils n’ont pas voulu user de doses élevées à cause des accidents signalés par quelques auteurs.

Esbensen a repris les recherches de Hauch et Mayer. Sur 129 cas, il eut 40 échecs, parmi lesquels il fait entrer deux cas dans lesquels il fallut terminer l’accouchement au plus vite, car le fœtus donnait des signes de souffrance. Il a employé la Pituitrine Parke et Davis et le Pituglandol Hofmann-La Roche ; et c’est à l’emploi de cette dernière préparation qu’il attribue le pourcentage si élevé de ses échecs : « Tous les cas, dit-il, où l'injection n’a pas produit d’effet pour combattre l’inertie secondaire vers la fin de l’accouchement et où il n’y a pas eu de causes pour expliquer le manque d’effet, avaient été traités par le Pituglandol. »

Les échecs qu’il a observés se répartissent ainsi : «Il y a sept cas, écrit-il, où pour inertie utérine secondaire on s’est servi du pituglandol vers la fin de l’accouchement et où on ne peut découvrir aucune cause de l’échec, tandis que la pituitrine n’a pas donné de pareilles déceptions. Il y a eu encore cinq cas où, pour des causes différentes, on a pratiqué des injections alors que les contractions étaient cependant déjà bonnes : ces injections n’ont pas amélioré les contractions. C’est une constatation que j'ai faite : les contractions vraiment bonnes et fortes ne s’améliorent pas par l'injection ; elles ne sont pas sensibles à l'extrait hypophysaire ; et c’est très simple à expliquer : quand l'organisme fait son possible, il ne peut pas être

stimulé au-delà d’un certain degré ; mais il faut ajouter que les contractions ne deviennent jamais non plus tétaniques. »

Dans les 26 autres cas, on dut terminer l’accouchement par une intervention : forceps, version et extraction, ou basio-tripsie.

Et il termine son travail par les conclusions suivantes :

«L'extrait hypophysaire produit ou augmente le travail de l’accouchement chez la femme pendant l’accouchement dans la plupart des cas.

«Les contractions surviennent rythmiquement avec des intervalles toujours réguliers comme pour les contractions physiologiques.

«Il ne faut pas nier le caractère physiologique des contractions produites par l’extrait hypophysaire, parce que la pression s’élève dans l’intervalle ; il en est de même aussi des contractions physiologiques quand celles-ci deviennent plus fortes.

« En cas d'accouchement à terme, l'extrait hypophysaire a, le même effet quand l’accouchement est en marche qu’en cas d'accouchement ordinaire. Les contractions de l’orifice n’ont pas été non plus observées ici.

«En cas d'accouchement à terme, l’extrait hypophysaire a le meilleur effet vers la fin de l’accouchement ; l'effet est moins sûr au commencement.

«Les bonnes contractions ne deviennent pas meilleures par l'injection de l’extrait hypophysaire, mais elles ne deviennent pas tétaniques non plus.

«L’extrait hypophysaire peut avoir un effet régulateur sur les contractions douloureuses tétaniques qui sont sans résultat ; il produit alors des contractions régulières avec des intervalles réguliers. »

Hofbauer expérimente la pituitrine chez 12 femmes et utilise la voie hypodermique. Il constate dans les quelques minutes qui suivent l’injection une augmentation dans l’énergie et dans la fréquence des contractions : il constate en outre que, à l’inverse de ce qu’affirment certains auteurs, la seconde injection produit un effet tout

à fait comparable à celui de la première et par suite qu’on peut répéter l’injection dans un temps assez court. Ces réflexions lui sont suggérées par ses premières expériences Plus tard, il renouvelle ses expériences, et peut recueillir soixante-six observations, presque toutes terminées par un beau succès. Pour cet auteur, l’action de l'extrait hypophysaire est d’autant plus marqué que la dilatation est plus avancée.

Gottfried, sur cinq cas d'inertie utérine traités par la pituitrine, observe trois fois un renforcement très marqué de la contraction ; dans les deux autres cas, le résultat fut absolument nul. Il rapporte en outre, l’observation d’une femme, à bassin rachitique rétréci qui se trouvait au 10€ mois de la grossesse. Tous les moyens employés pour faire naître les contractions ayant échoué, l’auteur fait une injection de pituitrine. Quinze minutes après, les contractions deviennent fortes et régulières. La tête mobile jusque-là s’engagea ; mais on dut terminer par une craniotomie sur un enfant pesant 3.540 grammes sans cerveau.

Flateau rapporte deux cas où les contractions, après rupture des membranes, avaient cessé depuis une dizaine de jours. Sous l’influence de la pituitrine, le travail reprit sa marche normale, permettant dans un cas de faire une application de forceps, aboutissant dans l’autre à l’expulsion spontanée du fœtus.

Bondy expérimente sur 10 femmes et obtient comme résultat 8 succès, un demi-succès et un échec.

Hamm communique les résultats d’une série de quarante observations. Il y eut un insuccès chez une femme de 23 ans qui était à sa troisième grossesse, Dans quatre cas le résultat fut moyen. Pour tous les autres, l’auteur constata une rapidité vraiment étonnante de l’accouchement qui se produisit de dix minutes à deux heures après l'injection de pituitrine.

Bagger-Jœrgensen essaya de renforcer les contractions utérines par les injections de pituitrine ; il fait connaître une série de sept cas ; et obtint un renforcement inouï des contractions. Il se déclare très partisan de cette méthode,

Le MS

Hirsch fait connaître les résultats de son expérimentation personnelle ; il a employé la pituitrme dans 32 cas, treize fois au cours d’accouchements prématurés et dixneuf fois au cours d’accouchements à terme. Il conclut que l’action est d'autant plus forte que le travail est plus avancé, donnant un maximum de bons résultats à la période d’expulsion.

Ross a utilisé le vaporole infundibulaire et arrive à renforcer notablement les contractions utérines et même dans un cas à éviter une application de forceps. Et il se trouve si fermement partisan de la médication hypophysaire qu'il écrit : « D’après mes observations, je ne puis plus éliminer l’extrait d’hypophyse de la pratique obstétricale, et j'écris ces lignes pour inviter mes collègues à contrôler son efficacité, sûr qu'il leur rendra les mêmes services qu'à moi, qu'il leur épargnera en particulier plusieurs heures d’attente et que de plus 1l leur permettra d'éviter un certain nombre de forceps de luxe. »

Studeny, après ses expériences, qui d’ailleurs lui ont donné de bons résultats, déclare ne pas être partisan des fortes doses. Pour lui, il ne faut jamais dépasser la dose de deux centicubes ; le plus souvent un seul suffit ; en tous cas, si on n’observe aucune modification après la deuxième injection, mieux vaut abandonner cette médication pour s'adresser aux moyens mécaniques. Il rapporte quarante-huit observations parmi lesquelles il obtint quarante fois un succès remarquable et échoua complètement dans les huit autres cas. Il conclut de ses nombreuses expériences que l'extrait hypophysaire est un moyen excellent d'activer la marche du travail et que son action se produit d'autant plus sûrement que l’utérus a été en quelque sorte sensibilisé par des contractions, et surtout que le travail est commencé depuis plus longtemps, avec maximum d'effet à la période d’expulsion.

Genter approuve l’application de cette méthode à la pratique obstétricale. Il constate une amélioration des contractions, amélioration qui dure de une à deux heures au maximum. Îl est enchanté de ses essais.

Marek également est devenu, à la suite de ses essais, un partisan de la médication hypophysaire qui est le seul moyen vraiment efficace pour permettre au praticien de lutter contre l’inertie utérine secondaire.

Grunbaum rapporte soixante-deux cas dans lesquels il a utilisé diverses préparations hypophysaires : pituitrine pituglandol ou vaporole. Dans 53 cas, il eut un excellent résultat ; six fois, il dut recourir au forceps, notamment dans un cas pour rigidité des parties molles ; trois fois il échoua complètement ; par contre, il fait ressortir dix cas dans lesquels l'emploi de l'extrait hypophysaire lui permit d'éviter de faire une application de forceps. Ses conclusions sont semblables à celles des autres auteurs, à savoir que les préparations hypophysaires, renforçant la contraction utérine, ont une action d'autant plus marquée que le travail est plus avancé. Et il fait ressortir le fait que la pituitrine pourra remplacer le forceps ce qui est un avantage dans la clientèle privée.

Schneider-Sievers n’est pas très satisfait des résultats que lui ont donnés la pituitrine ; malgré les accidents qu’il a observés, il s’adressera encore à la pituitrine, mais seulement à la période d'expulsion, non sans s’être assuré au préalable de l’état des bruits du cœur fœtal et de l’état des reins et du cœur de la mère.

Bonnet-Laborderie et Fourdinier rapportent une observation concernant une primipare de 20 ans, où malgré quatre injections de pituitrine, on ne put que faire progresser lentement la dilatation ; celle-ci dut être complétée par le dilatateur de Tarnier et l’accouchement fut terminé par un forceps.

Parisot et Spire ont employé l'extrait de glande totale. Ils rapportent quatre cas; deux concernant la période de dilatation, les deux autres se rapportant à la période d’expulsion. Dans trois cas, le résultat fut assez favorable, mais est loin d’être comparable aux bons effets obtenus par les autres auteurs. Le quatrième est un insuceès complet. Nous croyons que ces résultats que l’on peut qualifier de mauvais, sont dus à ce que les auteurs ont employé

l'extrait total, tandis que tous les cas rapportés jusqu'ici ont été traités par l'extrait de lobe postérieur. Ce dernier est donc plus efficace et doit toujours constituer la base des préparations dont on veut faire usage.

Weymeersch rapporte cinq cas d’emploi de la pituitrine au cours du travail qui sont chaque fois des succès ; notamment dans un cas où une III pare accoucha spontanément, une heure et demie après l’injection, d’un enfant vivant pesant 4.220 grammes. Sa conclusion est la suivante : «L’extrait hypophysaire nous a paru doué de propriétés ocytociques, d’autant plus précieuses qu’elles semblent favoriser le travail physiologique sans avoir la violence d’autres médicaments excitateurs des contractions utérines. »

Fellenberg fait connaître les résultats obtenus par l'emploi de la pituitrine. Sur cinq observations, il obtient quatre succès éclatants dont trois d’entre eux se seraient certainement terminés par un forceps. Il devient ainsi un adepte de la médication hypophysaire qui a, en outre, l'avantage de tonifier la malade épuisée.

Spaeth a essayé le vaporole dans sept cas et obtint un accouchement rapide dans six d’entre eux ; dans le septième, l’auteur dut terminer par un forceps.

Voll rapporte trois observations terminées par trois beaux succès ; dans deux cas, l’injection fut pratiquée à la période d'expulsion et fut suivie d’un accouchement rapide, le troisième cas est celui d’une injection qui complète la dilatation en une heure, une seconde injection aboutit à l’expulsion du fœtus en 15 minutes.

C’est à la pituitrine que Vogt, à la Maternité de Dresde, attribue d’avoir pu faire 600 accouchements sans une seule application de forceps.

Jæger rapporte 85 cas traités par le vaporole Burroughs-Welcome ; il n’a jamais eu d’insuccès. Il constate que l’efficacité du produit est d'autant plus grande que le travail est plus avancé au moment où on pratique l'injection.

Fischer fait la même constatation au point de vue du

moment le plus favorable où l'injection est pratiquée. I] base son opinion sur une cinquantaine d’observations. Sur 30 cas, il ne signale qu’un insuccès. La quantité injectée fut en moyenne de un ou deux centicubes, mais ne dépassa jamais cinq centicubes.

Schæfer a essayé le pituglandol sur 20 femmes où le plus souvent il s’agissait de contractions secondairement affaiblies. Dans six cas, une seule injection suffit pour terminer l’accouchement. Il conclut que la médication hypophysaire peut rendre des services à la période de dilatation, mais que son succès est surtout brillant à la période d’expulsion.

Schmidt prétend retirer de grands avantages de l’association de la pituitrine et du pantopon ; cependant, il employa sept fois la pituitrine seule.

Rœmer a fait ses expériences avec le Pituglandol dans dix-sept cas, il eut quelques insuccès, ce qui ne l’empêche pas d’être partisan de la médication hypophysaire dans les accouchements.

Schirmer rapporte deux observations où l’emploi de la pituitrine donna un résultat excellent, notamment dans un cas où chez une femme épuisée, avec un col à peine dilaté, un centicube de pituitrine amena l’expulsion de l'enfant en 3 heures.

Ruder, après essai avec le Pituglandol, conclut que l’activité est d'autant plus grande que le travail est commencé depuis plus longtemps.

Anderes rapporte cinquante cas où la préparation hypophysaire fut employée soit pendant l’expulsion, soit pendant la dilatation. Il n’observe aucun insuccès, seulement des cas où, l’accouchement ne s’étant pas terminé alors que l'effet de la première injection allait en diminuant, on dut avoir recours à une deuxième injection. Il préfère la pituitrine à la quinine, parce qu’à une action plus sûre elle joint l'avantage de n’avoir aucun effet sur la température.

Morichau-Beauchant fait connaître deux observations dans lesquelles l’action de la pituitrine a été favorable.

Tous les auteurs ou à peu près sont donc d’accord pour reconnaître que dans l’inertie utérine au cours du travail, les extraits hypophysaires ont une action vraiment remarquable, et que c’est la véritable indication de l'opothérapie hypophysaire. Notre expérience basée sur 44 observations nous permet de nous joindre aux autres auteurs pour reconnaître que c’est au cours du travail que nous avons obtenu le maximum de succès. Pour faire connaître nos résultats, nous avons divisé nos observations en paragraphes correspondant à une des périodes du travail. Nous y joindrons également les résultats obtenus dans la grossesse gémellaire et dans la présentation du siège.

A. Pendant la période de dilatation. — 20 femmes ayant manifesté des signes d'inertie utérine, dès le début du travail, ont absorbé de l’Hypophyse. Sur ce nombre, 13 étaient des primipares, une secondipare, deux étaient des tertipares, deux des IV pares, deux étaient des V pares.

Sur les 13 primipares, 5 seulement ont reçu une application de forceps ; quatre fois l’intervention fut décidée pour souffrance du fœtus qui est extrait dans deux cas avee un circulaire ; le cinquième cas a trait à une femme dont le bassin est rétréci et aplati avec un promonto-pubien minimum de 9 7. Chez les 7 autres primipares, l'Hypophyse a donné d’excellents résultats, augmentant l'énergie des contractions, augmentant leur durée et diminuant l'intervalle qui les séparait.

Chez la secondipare, le travail est nettement accéléré à partir du moment où l’Hypophyse produit son action. Le résultat est ici d'autant plus intéressant qu'il s’agissait d’une femme âgée de 42 ans. Malheureusement, une hémorragie se produisit après la délivrance ; la malade perdit environ 450 grammes de sang ; mais cette perte fut facilement arrêtée par l’ergotine.

Chez nos deux III pares, nous enregistrons un succès complet ; nous en signalerons une tout spécialement ; c’est celle de l'observation 1521-1 dont l'enfant portait 8 circulaires l’un autour du cou, l’autre en écharpe, le

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troisième autour du pied droit. L'enfant naît en asphyxie bleue mais a pu être ranimé. Nous donnons plus loin l’observation in-extenso.

Chez les deux IV pares, nous obtenons un demi-succès ; le travail est très notablement accéléré ; malheureusement les signes de souffrance du fœtus commandent de terminer l’accouchement très rapidement. Des deux enfants, l’un est extrait avec trois circulaires cervicaux et un nœud du cordon et le second avec un circulaire cervical assez serré.

Enfin chez nos deux V pares, l’une nous permet d’enregistrer un succès ; chez la seconde, l’'Hypophyse accéléra le travail d’une manière sensible, mais pas assez pour terminer l’accouchement ; aussi dut-on recourir aux ballons de Champetier de Ribes qui donnèrent le meilleur résultat.

Pour nous résumer, l’'Hypophyse à la période de dilatation, nous a donné douze succès très nets, deux demi-succès et six échecs complets, dus à des circulaires qui font souffrir l’enfant ou à des bassins trop petits.

B. Pendant la période d'expulsion. — Nous avons employé quatorze fois l'Hypophyse à la période d'expulsion. Douze des femmes étaient des primipares et les deux autres des secondipares. Chez les primipares, on ne fit que deux applications de forceps ; chez l’une, la tête était à la vulve ; mais la femme épuisée ne pouvait aider à la terminaison de l’accouchement ; on dut le terminer artificiellement ; chez la seconde, on fit également une application de forceps à la vulve pour modifications très prononcées des bruits du cœur fœtal ; nous nous empressons d'ajouter, d’ailleurs, que l’'Hypophyse avait très notablement abrégé la durée du travail, et ces deux cas peuvent être considérés comme des demi-succès. Chez les autres, le succès fut très franc ; et cependant la pelvimétrie permit de déceler chez deux d’entre elles un bassin limite et chez deux autres, un bassin généralement rétréci, dont l’une avec placenta prœvia latéral. Enfin, une cinquième avait un placenta prœvia.

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Pour nous résumer, l'Hypophyse à la période d’expulsion nous a donné douze succès très nets et deux demisuccès.

C. Dans la grossesse gémellaire. — Nous avons essayé l'Hypophyse dans la grossesse gémellaire. Dans un cas, il s'agissait d’une VIII pare de 34 ans, qui a déjà eu une grossesse gémellaire; on lui fit absorber 3 cachets d'Hypophyse pendant la période d'expulsion du deuxième fœtus, et le succès couronna la tentative. Dans l’autre, il s’agissait d’une V pare de 40 ans, avec une grossesse gémellaire univitelline. Ici, l'Hypophyse fut inefficace ; on dut faire un forceps sur le premier fœtus et une version sur le second.

D. Dans la présentation du siège. — Dans un cas, il s’agit d’une primipare de 22 ans dont le fœtus est en siège décomplété mode des pieds. L’Hypophyse hâte le travail, mais on dut intervenir pour souffrance des fœtus. Une seconde primipare présente également un siège décomplété mode des pieds. L’Hypophyse donne ici un plein succès. Enfin, dans un troisième cas, qui est un siège décomplété mode des fesses, le résultat est très satisfaisant, seule, l'extraction de la tête dernière présente quelque difficulté. (Le lecteur retrouvera plus loin, sous le n° 7, l’une de ces observations.)

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