‹ Contribution à l'Étude de la Médication OcytociqueChapitre 8 sur 28 · NE · texte numérisé non relu

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Cette origine aussi éloignée d’une médication qui tient tant de place de nos jours, a été démontrée avec preuves à l'appui par M. F. Brunet, dans un travail très intéressant paru en 1890. Mais une année auparavant, Brown- Sequard avait fait, à la Société de Biologie, sa fameuse communication dans laquelle il rapportait son auto-observation ; se sentant vieillir, il voulut essayer d’amoindrir toutes les petites misères qui ne manquent de venir importuner notre humanité à un âge assez avancé ; il fit usage pour cela de suc obtenu en triturant des testicules de cobaye dans la glycérine, et il obtint ainsi des résultats remarquables. Sa communication fut accueillie par des rires et des plaisanteries. Mais Brown-Sequard renouvela ses essais, fit de nouvelles communications. Devant son insistance, d’Arsonval et Variot reprirent les mêmes expériences, et il fallut bien se rendre à l’évidence que Brown- Sequard venait d'ouvrir la voie à une nouvelle méthode thérapeutique.

Mais, ainsi que le démontra Brunet, l’opothérapie existait déjà chez les Romains ; seulement, ceux-ci appliquaient aux appareils et aux tissus la fameuse formule «similia similibus curantur». Brown-Sequard part d’un tout autre principe et il entrevoit une théorie nouvelle de la nutrition par les sucs que certaines glandes déversent continuellement dans le sang. Violemment attaquée par quelques adversaires, mais soutenue par la plupart des physiologistes, cette nouvelle théorie fut précisée en 1896 par Combe (de Lausanne) qui divise les glandes en deux groupes au point de vue de leur sécrétion interne : les unes, glandes antitoxiques, détruisent les poisons fabriqués en divers points de l’économie, les autres, dites glandes vivifiantes, déversent dans le sang des produits destinés à regénérer les tissus et organes.

Depuis la communication de Brown-Sequard, l'opothérapie est devenue le sujet de nombreuses études que nous ne pouvons relater ici. Nous ne citerons que le remarquable rapport de MM. Gilbert et Carnot, au Congrès de Montpellier, où les auteurs donnent les principes précis et complets des préparations opothérapiques.

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L'hypophyse, tout comme les autres glandes, a eu sa place dans les travaux publiés.

En 1895, Pierre Marie et Marinesco l’emploient dans le traitement de l’acromégalie. Puis Mairet et Bose, Renon et Delille, Parisot, Treretoli, l’'emploient dans la plupart des infections aiguës et chroniques, les dystrophies, etc.

Sale, en Angleterre, von Frankl-Hochwart, en Allemagne, font connaître l’action remarquable de l’extrait hypophysaire sur les fibres lisses, en particulier de l'utérus et de la vessie. C’est alors que Frankl-Hochwart fait entrevoir les bénéfices que l’on pourrait retirer de l'emploi de cette méthode, pour rendre, au moment de l’accouchement, toute leur vigueur et toute leur efficacité aux contractions trop faibles et sans effet appréciable de la fibre utérine.

En 1909, Bell rapporte trois cas, dans lesquels il employa l'extrait d’hypophyse, dont deux concernaient une opération césarienne, et un troisième un placenta prœvia. Dans ce dernier cas, 1l obtint une expulsion spontanée du fœtus sans hémorragie de la délivrance. Cette expulsion spontanée fut un résultat tout à fait inattendu, car Bell n’avait eu d’autre but, en employant une préparation hypophysaire, que de combattre l’hémorragie.

Hofbauer, assistant de Winter, professeur de clinique obstétricale à la faculté de Kænigsberg, entreprend le premier des essais sur l'emploi des préparations hypophysaires comme ocytocique. Les résultats intéressants concernent douze femmes chez lesquelles il réussit à renforcer les contractions utérines au moyen de pituitrine; ce succès encouragea vivement les auteurs, et cette méthode ne tarda pas à se généraliser en Allemagne.

Puis, Gottfried, assistant de Rosenfeld de Vienne, apporte sa contribution à cette étude, en publiant cinq cas, dans lesquels il fit usage d'injection d’extrait hypophysaire ; sur ces cinq Cas, il y a trois succès.

Hern, assistant de la clinique du professeur Kurstner, de Breslau, communique les heureux résultats de la médication hypophysaire, dont deux cas dans lesquels il a

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