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réussi à provoquer le travail, alors qu'il n’avait aucune tendance à commencer.
‘En France, la littérature médicale s’est enrichie de nombreuses communications. Parisot et Spire ont essayé la méthode dans le service du Professeur Hergott de Nancy. Pouliot et Vayssières communiquent les résultats obtenus à la Maternité de l'hôpital Lariboisière. Le Professeur Bar, dans son service de la clinique Tarnier, utilise l’extrait hypophysaire et fait à ce sujet une communication à la Société d’Obstétrique de Paris.
Bonnet, Laborderie et Fourdinier font connaître leurs résultats dans le «Journal des Sciences Médicales » de Lille. Claude et Beaudoin font des recherches sur les effets des extraits hypophysaires. Commandeur et Devin expérimentent la pituitrine ; Parache obtient d’excellents résultats. Zuloaga, dans son magnifique discours de réception à l’Académie Royale de Médecine et de Chirurgie de Valladolid, fait un exposé complet de l’état de nos connaissances sur la physiologie de l’hypophyse. Le premier, en Espagne, il a expérimenté l'extrait hypophysaire pour lutter contre l’inertie utérine ; et il se déclare très partisan de cette méthode.
De l’ensemble des faits expérimentaux que nous venons de faire connaître, se dégage immédiatement l’impression que l’extrait hypophysaire, en vertu de son action élective sur les organes à fibres musculaires lisses, l'utérus en particulier, va pouvoir rendre de grands services en obstétrique. Nous commençons à entrevoir les résultats heureux qui suivront son emploi, et que dans les chapitres suivants nous allons mettre sous les yeux du lecteur. Il était donc naturel de se laisser tenter par cette nouvelle méthode ; et Monsieur le Professeur Rouvier a fait procéder à des essais dont nous verrons les résultats au cours de notre travail. Nous aurions voulu publier toutes les observations recueillies à la Maternité d’Alger ; malheureusement, nous avons dû renoncer à cette idée ; nos observations sont en effet au nombre de 67 ; nous avons dû nous contenter d’en publier un tout petit nombre que
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nous avons choisies parmi les plus probantes. Nous tenions cependant à faire connaître l’ensemble des résultats duquel pouvaient être tirées nos conclusions ; nous avons donc joint à ceux des auteurs les résultats de notre expérimentation, nous réservant de faire en quelques lignes une discussion portant sur l’ensemble des observations recueillies à Alger. ;
Nous avions à notre disposition diverses préparations pour faire nos expériences ; nous avons arrêté notre choix sur l'Hypophyse Fournier, et cela pour deux raisons : en premier lieu, parce qu’elle est introduite dans l'organisme par la voie buccale ; or, la grande majorité des auteurs s’est adressée à l’introduction par la voie hypodermique. Il était donc intéressant de pouvoir comparer les résultats obtenus par deux voies différentes d’absorption ; en second lieu, parce que l'Hypophyse Fournier a été fort peu utilisée et qu’il nous a semblé judicieux, dans l’intérêt de la Science, de chercher à savoir ce que nous étions en droit d’attendre de cette préparation.
Nous allons indiquer brièvement le mode de préparation. L'animal que l’on a choisi pour prélever la glande hypophyse est le bœuf. Les glandes sont réséquées dès après l’abatage et placées dans un récipient entouré de glace fondante, puis transportées au laboratoire, où elles sont aussitôt pulpées au moyen d’un appareil préalablement passé à l’autoclave. Cette pulpe est étendue en couches minces dans un nombre suffisant de cristallisoirs, lesquels sont introduits dans des autoclaves spéciaux où l’on fait un vide énergique. On se garde bien d'employer la chaleur qui présente des inconvénients ; si, en effet, on utilise des températures peu élevées, la dessiccation dure longtemps, favorise l’ingérence des microbes, et par suite, la formation de produits de putréfaction toxiques ; si, au contraire, on utilise des températures plus élevées, l’activité thérapeutique des organes décroît progressivement, pour devenir rapidement nulle. Grâce au dégagement de la chaleur latente de vaporisation sous l'influence du vide, la pulpe se refroidit considérablement, le thermomètre
descend jusqu’à 10 et même 14 degrés au dessous de zéro. Cette température se maintient automatiquement tant que la pulpe est encore humide ; elle remonte seulement lorsqu'elle est sèche, et c’est quand le thermomètre marque un degré identique à la température ambiante, indiquée par un thermomètre extérieur, qu’on est averti du terme de la dessiccation. La matière est alors retirée des autoclaves et réduite à l’état de poudre, au moyen d’un appareil, stérilisé comme l’appareil à pulper. Ces poudres sont alors distribuées en cachets, à raison de 0 gr. 10 par cachet
Nous avons pensé qu'il serait intéressant, pour le lecteur, de connaître le mode de préparation du produit qui nous a permis d’expérimenter les extraits hypophysaires à la Maternité d’Alger.
Nous allons, dans le chapitre suivant, envisager leur action aux différents stades de la grossesse ; nous ferons connaître les recherches chimiques des auteurs et nous ferons connaître nos propres résultats.