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que s’est éteint complètement. Mais dans le cours de la maladie, il y a lieu de noter que les polynucléaires avaient considérablament diminué dans un intervalle de deux jours (19 0%), pour remonter ensuite à un taux fort élevé (92°) avant de disparaître définitivement. Ces fluctuations du processus histologique de l’inflammation méningée peuvent être mises en parallèle avec l’évolution clinique qui procéda aussi par poussées fébriles irrégulières et il convient de remarquer que l’ascension tardive des polynueléaires a coïncidé avec une recrudescence fébrile à 40 degrès.
Quant à l’examen cryoscopique du liquide, il à fait voir des variations de concentration, qui sontfréquentes dans les méningites aiguës en général et qui empêchent de tirer parti de la cryoscopie pour les différencier de la méningite tuberculeuse. En effet, de 0055, degré à peu près normal, la concentration moléculaire s’est ensuite abaissée à 0038, chiffre très faible, pour remonter enfin à 0°50.
Les symptômes de cette méningite primitive à pneumocoque étaient d’une telle netteté que le diagnostic s’imposait; aussi l’hémiplégie, lorsqu'elle survint, ne pouvait-elle induire en erreur, comme il arrive parfois dans certaines formes anormales.
Ce qui fait le principal intérêt clinique de cette observation, c’est la guérison, avec persistance d’une parésie légère du membre supérieur. La méningite a guéri en laissant une trace peu profonde, mais durable. Il n’est pas rare, d’ailleurs dans les hôpitaux, de rencontrer des malades atteints d’affections spasmo-paralytiques de l'enfance, ou de paralysies, ou d’épilepsie, qui, interrogés sur les circonstances étiologiques de leur maladie, répondent qu’ils ont été soignés pour une méningite, à la suite de laquelle ils ont été frappés de l'affection qui les rend infirmes. Jusqu'à ces dernières années, nous avions coutume de ne guère accorder créance à leurs
dires et de penser tout au moins qu’on avait fait un diagnostic erroné de méningite. Mieux instruits aujourd’hui sur les conséquences possibles des méningites guéries, nous devrons sans doute leur attribuer un rôle plus important qu'on ne l'avait soupconné dans létiologie de ces désordres durables du système nerveux.
M. GALLIARD
Charles C..., âgé de quarante-deux ans, peintre, est admis, le 23 novembre 1897, dans mon service à l'hôpital Saint-Antoine, salle Marjolin, n° 31.
Je ne trouve, dans ses antécédents, qu’une première attaque de rhumatisme articulaire aigu à l’âge de vingt-sept ans, et une seconde à vingt-neuf ans. Jamais de coliques de plomb. C’est le 18 novembre 1897, qu’en rentrant de son travail il a dû s’aliter, se plaignant de frissons et de malaise, ne pouvant rester debout. Depuis ce moment, il n’a cessé de souffrir.
Il accuse des douleurs très vives au niveau de la masse sacro-lombaire gauche, et au niveau de l’articulation sacro-iliaque du même côté. Rien aux membres inférieurs. Rien au thorax. Langue saburrale, T. 3%, le soir.
Le 29 novembre, j'examine le malade, 38,9; langue chargée. Rien d’autre à noter, sinon la douleur qui est nettement localisée. Je fais le diagnostic : rhumatisme de l'articulation sacro-iliaque gauche ; lombago rhumatismal. Pas de blennorragie. Je prescris une purga-