‹ Contribution à l'Étude de la Méningite Cérébro-Spinale Primitive à PneumocoquesChapitre 16 sur 26 · STE · texte numérisé non relu

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tion et 4 grammes de salicylate de soude ; six ventouses scarifiées.

Le soir, 39 degrés.

Le 25 novembre, 370,8 et 39 degrés. La douleur s’atténue légèrement. Onctions chloroformées et laudanisées.

Le 26 novembre, 38°,5 et 399,3.

Le 27 novembre, 380,2 et 390,2. État général meilleur. Pas de douleur de tête, pas de contracture ; la douleur sacro-iliaque est moins vive. Le 28 novembre, 380,4. Malgré l’atténuation de la douleur, létat du malade laisse à désirer ; inappétence, abattement. Je supprime le salicylate de soude et je prescris 1 gramme de chlorhydrate de quinine. Le soir, 390,6.

Le 29 novembre, 38°,3 et 390,3, Chlorhydrate de quinine, 1 gramme.

Le 30 novembre, la douleur sacro-iliaque a repris toute son intensité depuis la suppression du salicylate. Il faut revenir à l'usage de ce médicament : j’en prescris 6 grammes. T.31°,2 et 39°,1.

Le 1° décembre, 39°,3 et 392,4; même traitement.

Le 2 décembre, le malade ne se plaint pas de sa douleur, mais il a de la céphalalgie; je le trouve triste, abattu ; la langue est chargée. T. 390,1. Le soir, 40 degrés, délire. Nuit agitée ; délire de paroles.

Le 3 décembre, 39,6, Stupeur ; paroles incohérentes ; rougeur de la face, pupilles inégales, strabisme, ptosis à gauche. Langue sèche. Raie méningitique. Un peu de raideur des muscles de la nuque. La douleur sacroiliaque et le lombago ont disparu. Je prescris : antipyrine, 2 grammes ; calomel, 0,10 centigrammes. Le soir, 380,8.

Le 4 décembre, 39 degrés. Nuit agitée; délire de paroles et délire d’actions ; le malade a tenté de sortir de là salle. Ce matin, décubitus en chien de fusil. Ptosis à gauche. Paralysie vésicale nécessitant le cathétérisme.

Raideur de la nuque. Calomel, 0,10 centigrammes. Soir, 390,5.

Le 5, raideur plus marquée de la nuque; contracture des membres, mâchonnement, carphologie, dilatation des pupilles, rétention d'urine. L’inconscience est complète, 38°,2. Mort à 3 heures après-midi.

L’autopsie révèle une méningite suppurée de la convexité du cerveau.

Après la section de la dure-mère, on trouve un exsudat crémeux, adhérent, formant des îlots arrondis en des traînées le long des vaisseaux. Même exsudat à la face supérieure et sur les bords du cervelet. Peu de liquide dans les ventricules. Pas de lésion du cerveau.

L'examen des méninges spinales montre une infiltration œdémateuse.

Poumon droit congestionné à la base ; quelques foyers de splénisation, mais le parenchyme n’est pas hépatisé ; les fragments projetés dans l’eau surnagent. Congestion du poumon gauche, à la base.

Donc pas de pneumonie.

Les viscères n’offrent rien de spécial à noter. L'appareil auditif ne présente pas de lésion.

L'examen du pus des méninges cérébrales pratiqué par mon interne, M. Morély, révèle la présence des pneumocoques.

MM. ARDIN-DELTEIL, RAYNAUD et COUDRAY

Max Conil. 12 ans, entre salle Andral n° 28, le 9 novembre 1910, avec le diagnostic de méningite cérébro-spinale.

Huit jours auparavant (1* novembre), brusquement, l’enfant est pris de céphalèes intenses bientôt accompagnées de fièvre et de constipation. Les purgations seules amènent des selles. Dans l’une d’elles on trouve un ascaris.

Ces céphalèes persistent violentes. de même que la fièvre et la constipation. À aucun moment il n’y eut de point de côté, de toux où d'expectoration. Le huitième jour apparaît de la raideur de la nuque. C'est dans cet état qu'il est amené à l'hôpital.

C’est un enfant bien développé qui fit à un an des convulsions sur la nature desquelles nous ne sommes point fixés, une coqueluche à 3 ans et une angine pseudo-membraneuse à 7 ans. Pas d’autres traces d'infection locale ou générale.

Son père et sa mère sont syphilitiques, mais depuis dix ans seulement ils suivent un traitement mercuriel.

La mère a eu onze grossesses. Les 7 premières antérieures à sa syphilis ont été normales ;: 2 sont morts, un d'accident l’autre de méningite. 4 enfants sont encore en vie bien portants, le cinquième est notre malade. Les quatre dernières grossesses furent interrompues par des fausses couches, les trois premières à 3 mois, la quatrième à 4 mois.

À l’examen. — L'enfant présente un facies coloré, calme ; il répond bien aux questions qu'on lui pose : il éprouve des céphalées violentes, surtout à droite, et présente de l’herpès labial. Il est couché en chien de fusil, sur son côté droit, la tête attirée en arrière, difficilement mobilisable à cause de la raideur des muscles de la nuque.

L'émergence des nerîs craniens est douloureuse à la pression.

L'abdomen est rétracté, en bateau, non douloureux. Raie rouge

méningitique facile à produire. Langue saburrale, Constipation. Pas de vomissements.

Kernig. — Très marqué.

Troubles oculaires. — Photophobie légère, pupilles égales mais un peu dilatées, réagissent mal à la lumière. Pas de strabisme. Pas de nystagmus.

Réflexes. — Aux membres supérieurs et aux membres infé rieurs tous les réflexes sont normaux. Pas de Babinski.

Pouls. — Accéléré, bat à 104 à la minute, mais régulier. Bien frappé.

Cœur. — Rien à noter.

Poumons. — Rien d'anormal.

Urines. — Assez abondantes, 1.000 cc. dans les 24 heures, mais assez fortes en couleur. Ni sucre ni albumine. Température: 3705.

On ne trouve pas le moindre foyer de suppuration soit aux oreilles, soit au pharynx.

Ponction lombaire. — Liquide céphalo-rachidien louche, hypertendu, sort en jet au début, puis en gouttes pressées.

Traitement. — Sans attendre le résultat de l'examen bactériologique on fait une injection de 20 cc. de sérum antimeningococcique de Dopter. En outre on fait un traitement symptomatique iglace sur la tête. désinfection du rhinopharynx. Huile camphrée).

Le 11. — Les céphalées sont violentes, rachialgie. Le malade a déliré toute la nuit.

Pouls, 104. Température 40°4. Nouvelle ponction lombaire. Liquide louche, moins hypertendu. Precipito diagnostic de Vincent et Bolot négatif.

Le 12. — L'état du malade s’est amélioré. La température est tombée à 38°, pouls 76. Malgréles examens de laboratoire qui font penser à une méningite à pneumocoques on fait une nouvelle injection de Dopter, 20 cc.

Le 13. — Cette injection a été suivie d'une aggravation notable de symptômes. La température est remontée à 40°, le pouls est à 60.

Le 15. — L'état du malade reste grave. Cri méningitique, délire,

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raideur plus accentuée, constipation toujours opiniâtre. La température reste aux environs de 40° malgré le camphorate de pyramidon. Injection de 10 centimètres cubes d'électrargol.

Le 16 et 17. — Nouvelles injections d’électrargol. Les injections sont suivies d’une amélioration notable des symptômes douloureux. Le petit malade allonge ses jambes, sans douleur, cause avec son entourage. Les céphalées ont diminuées. La raideur de la langue persiste encore.

Le 18. — L'amélioration persiste ; la température est à 37,2.

Le 19. — La nuit a été très agitée, la température s'est élevée brusquement à 40°4. Les céphalées ont reparu intenses, un délire ambulatoire s'est installé. Le malade peut se lever plusieurs fois dans la nuit. Le kernig de nouveau reparaît, la contracture de la nuque augmente. Les urines 1.500. Nouvelle injection intrarachidienne d'électrargol, 15 c. c.

Le 20. — Le malade est plongé dans le coma. Cri méningétique. convulsions généralisées subintrantes, cheyne-stokes, paralysie des sphincters, mydriase.

Injection intrarathidienne de 20 c. c. d’électrargol le matin. Le soir le malade paraissant dans un état désespéré on fait une injection de 20 c. c. de sérum antimeningoccique.

Le 21. — Le malade meurt.

Nous n’avons pas pu faire l’autopsie.

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EXAMEN BACTÉRIOLOGIQUE

1" Ponction lombaire. — 10 novembre.

I. — Liquide légèrement trouble, assez tendu. — Culot de centrifugation purulent.

Traces d’albumine, pas de sucre.

A l'examen microscopique : Lencocytose très abondanie. On trouve presque-uniquement des polynucléaires ; quelques rares lymphocytes et quelques grands mononucléaires.

Quelques diplocoques intracellulaires, gardant le gram.

II. — Ensemencements sur bouillon, gélose et gélose ascite. — Aucun résultat : les cultures ayant été infectées.

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