‹ Contribution à l'Étude de la Méningite Cérébro-Spinale Primitive à PneumocoquesChapitre 19 sur 26 · LT © QE · texte numérisé non relu

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longés, des printemps humides que la pneumonie et la méningite cérébro-spinale sévissent (thèse Scherb).

« De même que l'influence du froid, le traumatisme suffisent à produire dans les poumons les conditions favorables à l’appel et au développement du pneumocoque, de même le coryza, le délire alcoolique, etc..., peuvent déterminer l’arrivée du microbe dans les méninges où il donnera lieu, dès lors, à un travail inflammatoire » (Netter).

Le pneumocoque, en effet, hôte habituel de nos voies respiratoires, se rencontre en abondance variable dans la bouche et, à lPoccasion, comme le fait remarquer Netter, d’un coryza, d’une insolation, d’un délire quelconque le pneumocoque arrivera aux méninges soit par les trous de la lame criblée, soit par la voie sanguine.

Deux théories sont en présence pour expliquer l’infection des méninges : l’une qui admet l'infection par contiguité simple, l’autre qui invoque l’origine sanguine. * A l’appui de la première théorie nous citerons une expérience de Maragliano qui s’est efforcé d’obtenir une méningite expérimentale en faisant inhaler à de nombreux lapins des cultures virulentes de diplocoque. Il à réussi chez deux d’entre eux à réaliser par ce procédé une méningite typique sans septicémie concomittante ni autre localisation.

Ces constatations expérimentales semblent en faveur de la théorie nasale de l'infection méningitique.

La deuxième théorie est étroitement liée à lhistoire de la pneumococcémie. On peut admettre aujourd’hui que de même que dans toute pneumonie il existe une phase de bactériémie que l’ensemencement ne peut pas toujours révéler, de même nous pouvons considérer la méningite cérébro-spinale à pneumocoque comme une localisation du microbe sur Paxe cérébro-spinale apporté par la voie sanguine. Cette bactériémie a été notamment démontrée, en ce qui concerne les pneumococcies

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accompagnées d’ictère, par Lemaire et Abrami, Ardin- Delteil, etc. ;

Mais cette bactériémie a-t-elle précédé la localisation ou lui est-elle secondaire? Les Écoles de Paris et de Montpellier jugent diversement. Pour l’École de Paris, la maladie, en notre cas la méningite cérébro-spinale, serait tout d’abord locale, puis la généralisation de l'agent pathogène dans le sang se ferait secondairement.

Pour Montpellier c’est le contraire, la maladie locale a été d’abord précédée d’une infection sanguine.

Quoiqu'il en soit, si nous faisons état de certaines observations où les hémocultures ont permis de déceler Pagent microbien avant toute localisation, l’étiologie des méningites cérébro-spinales primitives à pneumocoque est expliquée. Au point de vue pathogénique il suffit que cet agent microbien, doué d’une virulence suffisante, ait envahi l’axe céphalo-rachidien pour que sa diffusion rende possible les lésions et les accidents de la méningite cérébro-spinale.

Nous considérons ici la méningite cérébro-spinale primitive, c’est-à-dire lorsque l'individu frappé par le mal, en pleine santé, ne présentait antérieurement aucune tare pathologique pouvant être le point de départ de l’agent infectieux.

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SYMPTOMATOLAGIE

Si, étiologiquement, les méningites Cérébro-spinales sont distinctes, on peut dire que cliniquement elles se ressemblent à quelques nuances près; mêmes symptômes, même marche foudroyanie, ambulatoire, rapide ou lente, mêmes anomalies, mêmes formes frustres et atténuées.

Le début de la méningite cérébro-spinale est ordinairement brusque et fébrile, peu ou pas de prodromes, l'individu est frappé souvent en pleine santé. La céphalalgie est presque toujours le premier signal, frontale ou occipito-frontale, gravative ou lancinante, cette céphalalgie devient terrible au point de provoquer quelquefois des cris.

Surviennent, alors, les symptômes révélateurs de affection. C’est d’abord la raideur de la nuque. Symptôme saillant et presque constant, cette raideur atteint souvent même les muscles de la face et descend même, sous forme de conutracture douloureuse, dans les muscles de la région dorsale et de la région sacro-lambaire.

Les muscles des membres inférieurs sont eux aussi en contracture, les cuisses se fléchissent sur le tronc, les jambes sur les cuisses, si bien que le malade couché sur le côté dans son lit, associe l’opisthotonos du tétanos et la position en chien de fusil de la méningite tuberculeuse.

Le malade tantôt lucide, tantôt somnolent, évite tout mouvement.et témoigne par l’expression de terreur de son visage sa crainte de tout examen, le faciès est coloré, le signe de Kernig positif, les vomissements se

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