‹ Contribution à l'Étude de la Méningite Cérébro-Spinale Primitive à PneumocoquesChapitre 8 sur 26 · LAURE · texte numérisé non relu

LAURE

coques et méningite cérébro-spinale à méningocoques étaient bien différentes, quant à leurs agents pathogènes, mais cliniquement en est-il de même et doit-on refuser à la méningite cérébro-spinale, à pneumocoques, une certaine épidémicité. Non, on admet bien, aujourd’hui, que l’agent pathogène de la méningite cérébro-spinale épidémique est le méningocoque ; mais, il est bien établi que dans beaucoup de cas de méningite épidémique on peut trouver d'autres microbes, en particulier le pneumocoque, et dans un récent travail MM. Ferrand et Lemaire, admettent 2 types deméningites épidémiques : 1° Le type à méningocoque ; 2° Le type à pneumocoque.

L'observation que nous apportons étaye tout à fait cette manière de voir.

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MM. ACHARD et RAMON

Femme âgée de trente-deux ans, entrée le 19 octobre 1904 à l’hôpital Ténon. Le mari de la malade raconte que la veille elle a été prise brusquement, le matin, en se levant, d’un violent mal de tête. Elle vomit son premier déjeuner, se coucha à midi et eut encore deux vomissements dans la journée. Le 19, au matin, elle tomba dans le coma et fut transportée à l’hôpital dans l'après-midi.

Le 19, au soir, le coma est complet. La malade est couchée en chien de fusil, la douleur provoquée par le pincement de la piqûre est perçue et provoque des plaintes. Pas de paralysie. Les pupilles sont égales, moyennement dilatées et réagissant à la lumière. Photophobie intense.

La pression des yeux semble douloureuse, on note un peu de nystagmus. Pas de strabisme. La raideur de la nuque rend très difficile les mouvements communiqués. Le signe de Kernig est très net.

Réflexes rotuliens sont normaux, les orteils se contractent en flexion.

Le pouls est régulier et assez lent (65 pulsations), la respiration est normale.

Incontinence de lurine et des matières fécales.

Pas d'écoulement d’oreille.

Température 3928.

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La malade est apportée avec son enfant qu’elle allaitait, il est âgé de 3 mois, bien portant. Le 20 octo. bre, la nuit a été calme, la malade n’est plus couchée en chien de fusil, mais dans le décubitus dorsal en résolution complète. Il n’y a plus de nystagmus, mais on constate un strabisme très marqué, les yeux sont convulsés sur la gauche sans déviation conjugée de la tête. Les pupilles sont dilatées, mais inégales, la pupille droite étant la plus large. Il y a toujours de la raideur de la nuque et le signe de Kernig. Température 39°2. On fait la ponction lombaire qui évacue environ au 50°° 0.0, d’un liquide louche, opalin, verdâtre, à reflets moirés s’écoulant en jet.

Ce liquide examiné directement sur lames, renferme en très grande abondance des diplocoques lancéolés, encapsulés et qui prennent le gram. Leur nombre est tel qu'il donne l’idée d’un bouillon de culture. La centrifugation n’éclaircit pas le liquide. Le culot de centrifugation ne renferme qu’un nombre relativement restreint deleucocytes polynucléaires et de nombreux amas de diplocoques agglutinés dont la PAbAr sont entourés comme d’une auréole.

Dans l’après-midi, la résolution a fait place à une légère contracture, les pupilles sont devenues punctiformes, les yeux sont convulsés à gauche et en haut. La respiration est stertoreuse, irrégulière, entrecoupée parfois de pauses assez longues. Pouls régulier à 90°. Température 4002.

Autopsie. — Pas de lésions viscérales autres que le cerveau et les méninges recouvertes d’un enduit épais très adhérent.

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