SE + 9 P + 12 HO: 5 PH) L:4 POSH
« Il suffit d’une petite quantité de PHI, corps assez « volatil pour être entraîné par le courant de CO* « et venir troubler la solution alcoolique de nitrate « d'argent en donnant Ag I qui s’ajoute à celui fourni « par CHI. C’est ce qui se produit quand le courant « de CO° est trop rapide ».
LErèvRE et DESGREZ ont donc adopté le dispositif ci-dessous : le gaz carbonique comprimé dans un Cylindre, puis détendu, barbotte d’abord dans une solution aqueuse de nitrate d'argent, puis dans de l’acide sulfurique concentré qui le dessèche. Il passe ensuite dans l’appareil où se fait l’attaque par l’acide iodhydrique. — Cet appareil consiste en une fiole conique de 500 cm’ à laquelle s’adapte, par un rodage à l’émeri, un réfrigérant à air de ViGREUx, dont l’extrémité supérieure porte une ampoule à robinet servant à l'introduction de l'acide iodhydrique. Les tubes d'arrivée et de départ comportent des rodages à l’émeri pour éviter l'emploi de joints en liège ou en caoutchouc qu’altèrerait l’acide iodhydrique. Le gaz: carbonique arrive à la surface du liquide dans la fiole d'attaque, s’échappe latéralement à l'extrémité supérieure de l’appareil, et entraîne l’iodure de méthyle successivement dans :
1°) Un flacon à deux tubulures contenant une solution de sulfate de cadmium à 20 % qui retient Pacide iodhydrique et l'hydrogène sulfuré.
2°) Un flacon à trois tubulures (dont l’une est un tube de sécurité), contenant de l’eau et de la limaille de zinc pur, activée par contact avec une solution de
AAGAES
sulfate de cuivre. Le zinc retient l’iode et lacide iodhydrique qui aurait échappé au sulfate de cadmium. L’ionisation de l’iodure de méthyle n’est pas à redouter ici car les iodures de cadmium et de zinc sont solubles.
3°) Un flacon à deux tubulures contenant de l'acide sulfurique concentré qui dessèche le courant gazeux.
4) Un tube en U contenant du marbre concassé qui. arrête les dernières traces d’acide pouvant être entrainées.
5°) Enfin, dans trois flacons barbotteurs à spirale de verre renfermant chacun 5 cm’ exactement mesurés de solution alcoolique titrée de nitrate d'argent, dans laquelle l’iodure de méthyle se transforme en iodure d’argent.
L'appareil se termine par un régulateur de pression (flacon à trois tubulures) et une trompe à vide.
Tous les flacons laveurs et barbotteurs sont bouchés à l’émeri et réunis par des joints de caoutchouc ferme afin d'éviter les pertes de gaz.
On introduit dans la fiole de 500 cc. la substance à analyser après l’avoir desséchée à + 100°. Au moyen d'un mano-détendeur fixé sur. le cylindre d’acide carbonique et de la trompe à vide, on règle le courant de gaz de sorte que le dégagement se fasse bulle à bulle avec une pression intérieure légèrement plus forte que la pression atmosphérique. |
Au bout de quelques minutes, on introduit 20 cm° d'acide iodhydrique, en interrompant le courant gazeux, que l’on rétablit ensuite.
RU
L'opération dure environ 3 à 4 heures. On chauffe légèrement pour activer l’attaque par l’acide iodhydrique. L’appareil demande une surveillance attentive.
On prépare la solution de nitrate d’argent en dissolvant au bain-marie 20 gr. de ce sel dans 1000 cm° d'alcool absolu. Elle doit être conservée à l’abri de la lumière et titrée avant chaque dosage. Pour cela, on en mesure 15 cm’ qu’on évapore au bain-marie après dilution avec de l’eau distillée ; on ramène ensuite le volume à 50 cm° avec de l’eau distillée. On filtre et à l’aide d’une microburette, on titre 5 em° du filtrat par le sulfocyanate N/150, soit n cm°. On opère de même avec les 15 cm’ de solution dans laquelle a barbotté l’iodure de méthyle, soit n° em°. La méthionine de la prise d’essai est donnée par la formule :
Le soufre méthionique par la formule :