H H° NE
qui, par dégradation fermentaire, pourrait produire un thiazol.
4°) STERNER et UNDES (80) ont montré que la cystine et la méthionine, injectées dans les veines de l'homme, allongent les temps de saignement et de coagulation.
DRE V. —— CATABOLISME DE LA MÉTHIONINE
Tous les stades du catabolisme de la méthionine et les processus qui y aboutissent ne sont pas encore complètement élucidés. Nous exposerons donc d’abord les faits que l’on peut actuellement considérer comme certains ou très probables, puis les hypothèses ou les théories qu’ils confirment ou ont permis d'établir.
1°) Les faits certains et les faits très probables.
Du ViaNEAUD et ses collaborateurs (80) ont bien établi que l’homocystine, produit de la déméthylation et de la condensation de deux molécules de méthionine, est, sous ses deux formes d et 1, un substitut efficace de la cystine.
D'autre part, tout ce qui a été exposé précédemment donne à penser que la cystine est une étape de la dégradation de la méthionine. Ce fait est définitivement acquis depuis les travaux a) de BEaAcx et WitE (52), qui, dosant la cystine chez lanimal entier, ont montré que des rats élevés avec un régime presque dépourvu de cystine, en accumulaient plus qu’on ne pouvait l’escompter d’après le faible apport alimentaire; b) et de TARYER et ScaMmipr (82) qui, chez des animaux nourris avec de la méthionine contenant du soufre radioactif S° retrouvent de la cystine contenant ce même isotope.
Chez les cystinuriques, malades dont la dégradation des amino-acides se fait mal ou ne se fait pas, BRAND et ses collaborateurs (83) (84) (85) (86) ont montré
Not
que la cystine, la cystéine et la méthionine, qu’elles fassent partie d’un régime comme constituants des protéines (caséine, ovalbumine cristallisée ou lactalbumine), où qu’elles soient administrées à l’état pur, se comportent qualitativement et quantitativement de la même façon ; la cystine est complètement oxydée à l’état de sulfate minéral, alors que la méthionine et la cystéine provoquent une augmentation de la cystine urinaire. L’homocystéine et l’homocystine se dégradent respectivement comme la cystéine et comme la cystine. On peut en conclure que chez les cystinuriques, la cystine ingérée n’est pas la cystine excrétée.
In vitro, le groupe thiolméthyle tend à se cliver de telle sorte que le soufre reste fixé au carbone ; parmi les étapes préterminales du catabolisme de la méthionine figure donc très probablement le méthyl-mercaptan. Il pourrait être précédé selon WAELSCH et Borex (87) par l’acide 4-céto-;-méthiobutyrique, produit de la désamination diastasique de la méthionine. Contrairement à cette dernière, il est directement bydrolysé avec formation de mercaptan.
AKABORI et KANEKO (88) ont isolé le méthiono!