S — CH? — CH? = CH — COOH
ke
Il se formerait du sulfate de méthyle et du méthane.
Si l’on fait agir l’acide iodhydrique, qui renferme de l’iode libre, il se produit au lieu de méthane et de sulfate de méthyle, de l’iodure de méthyle. Cette réaction, caractéristique du groupement thiolméthyle (CH — S) en l'absence de méthoxyde (CH —— O —), permet le dosage de la méthionine dans les matières protéiques, pourvu qu’elles ne contiennent pas de groupements éthérés méthyliques ou éthyliques (11).
b) Action des oxydants.
LEFEvVRE et RANGIER ont montré que sous l’action de l’eau de brôme, la méthionine s’oxyde en donnant une sulfone (— SO° —) très soluble dans l’alcool d’où elle cristallise ; tandis que la cystine, dans les mêmes conditions, donne un acide sulfonique (— SO° — OH) (13).
ToEnNIES et CALLAN (14) ont étudié l’action de l’eau oxygénée sur la méthionine ; elle est oxydée beaucoup plus facilement que la cystine et la cystéine
même en l’absence de catalyseurs métalliques, le cuivre en particulier. La vitesse de la réaction croit avec l'acidité du milieu sauf en présence de lion molybdate Mn O‘.
D'autre part, la méthionine est comme la cystine et les hydroxyamino-acides, sensible à loxydation par l'acide periodique (NICOLET et SHINN (5).