‹ Contribution à l'étude de la méthode de percussion métallique et d'auscultation combinéesChapitre 12 sur 20 · RS ES · texte numérisé non relu

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râles ont augmenté de volume et de nombre; après la toux, léger gargouillement.

23 Juillet. — Température 37°-38°8. Matité considérable avec souffle intense remontant jusqu’à l'omoplate. Percussion métallo-métallique :

D'avant en arrière : son argentin, peu net d'arrière en avant. Il devient franchement métallique (assez grave, perdant complètement le caractère aigu) quand l'oreille et la source sonore, se rapprochant de la ligne axillaire, ne ne sont plus séparées que par une distance de 12 centimètres environ.

Ponction négative.

Hôpital Cochin (service de M. Pissavy)

Obs. 18. — Men... Berthe, 56 ans. Femme de ménage, salle Beau, n° 10, entrée le 49 Avril 1919.

La malade souffre d'un point de côté à la base du poumon gauche depuis deux mois, surtout en toussant. Cette douleur s'est établie à la suite d’une atteinte de grippe. La malade a eu une pleurésie sans épanchement, du même côté, il y a ; 10 ans.

Température 37 à 37° à 3708. id

On observe un léger skodisme sous-claviculaire à gauche L'espace de Traube est submat, la pointe du cœur bat dans le 5° espace intercostal à 5 centimètres en dedans de la ligne mamelonnaire environ. PA

L'auscultation révèle une légère respiration supplémentaire.

En arrière : diminution à gauche de l’amplitude respiratoire; pas de voussure; légère contracture des spinaux ; légère malité; abolition des vibrations à la partie tout inférieure ; pectoriloquie aphone. Pas d'égophonie; silence respiratoire à la base. Souffle doux, voilé, lointain, au-dessus.

On pose le diagnostic d'épanchement,

Or, la percussion transthoracique d'avant en arrière donne le son métallique. perçu comme au travers d’une vessie distendue, tympanique; d'arrière en avant, on obtient le son métallique net.

La ponction exploratrice est négative.

Le 24 Avril 1918 : Mêmes signes d’auscultation.

Mèmes signes de percussion. On recherche le signe de Pitres qui est négatif jusqu’à la ligne indiquée plus haut et où il fait place au son métallique.

Ponction exploratrice négative.

Son argentin. — La technique de recherche du son argentin doit être modifiée, ou plutôt précisée, d'après cette constatation que nous avons exposée dans les chapitres précédents, de l'existence, à l’état normäl, du son argentin, au-dessous de la 10° côle. Sa présence physiologique entache d'erreur la valeur sémiologique que lui avaient donnée les auteurs auxquels cette observation semble avoir échappée. |

La technique qui paraît donner le meilleur résultat

dérive immédiatement de celle qu'indiquent Jacobson et Danielopoulo. Cependant, l’auscultation à demeure sur la région cadiaque ne nous a pas paru satisfaire à tous les besoins. Dans le cas d'épanchement à droite, il nous a semblé nécessaire que le volume du liquide dût être important pour qu'on recueillit le son argentin; dans les épanchements minimes, il n'existe pas. Le son métallique est mal ou pas perçu, dans ces mêmes conditions de percussion auscultatoire.

Nous avons adopté le procédé suivant : l'oreille est placée contre la partie moyenne du rebord costal, en

avant, à droite ou à gauche selon l’hémithorax à explorer; on applique la source sonore à 3 centimètres de la colonne vertébrale, au-dessus de la 10° côte, On peut percevoir, à ce niveau, et à l'état pathologique, le son argentin ou le son métallique. Si l'on n'obtient aucune sensation auditive (état normal, emphysème... obs 21), il faut rapprocher l'oreille et la source sonore vers la ligne axillaire; on pourra par cette manœuvre provoquer, dans certains cas, leson argentin, ce qui s explique, d’ailleurs, par le résultat des expériences de Pitres (1) qui a montré qu'au début, le liquide exsudé par la plèvre se loge dans la goullière costo-diaphragmatique latérale quand il se développe en position verticale; dans la goultière costo-verlébrale quand 1l se développe en posilion horizontale, Nous pensons, d’après les cas observés que la sensation auditive est valable tant que la distance entre l'oreille réceptrice et la source sonore est supérieure à 12 centimètres environ. En decà, il existe souvent des nuances dans la sonorité métallique, difficiles à apprécier dont nous n'avons pas su tenir compte.

Quelle est sa valeur séméiologique? « C'est surtout dans la pleurésie que l'on constate le signe du son », résume M. Castaigne. « Nous considérons le signe du son comme le meilleur signe de l’épanchement pleural de la grande cavilé, el nous mhésitons pas à lui attribuer une valeur au moins égale à la ponction exploratrice » disent Jacobson et Danielopoulo (3). Il coexiste, d’après

(1) A. Pirres: op. laud., p. 66 et suiv.

(2) CASTAIGNE : op. laud., p. 39.

(3) Op. laud., p. 483.

OBSERVA- Cars DÉBUT | SON Fe) { TIONS NES SUBJECTIF |ARGENTIN Re ANA 1|Bouet.. |Pleurésie séro - | fibrineusé. » mois. — + + 2|Lav…. id. 3 mois. VE ? + Pleur. sèche antécédente (2 3|Delelt..… |” id. arcs). ? ? 2e 4|Desl..… id. 6 jours. + — + 5|Nich.….. id. Quelques jours. à — + 6|Tan:: id: : id. + — +ji VONT ONE id . id. a ae cg 8|Pi... id. id. + = Le 9!Bin.. Pleurésie purulente. 2 ou 3 mois. ? 7) se 10/Gui... id. env. 8 mois = ee Vomique.

He | id. 1 mois. = Douteux. Ête 12|/Ren... |Hydrothorax bi- | latéral. Quelques jours sn Se 43|Mat... Tub. péritonéale (lorme Kernel Bouland). plus. mois. ? ? 9 14/Ah.-b.-T.. id. .| plus de 1 an. tte —— + 45|Barth,.. |Tub. pulmon. à 2 . forme pneumo- } = nique. 1 mois. D— | (+ | H—IE 16 Hor... id, ou > Pleur. sèche an- La técédente (3 = | ans). ca ne —}s AIR Congest. pulm. 3 jours. — + ban [NS 48| Men... id. Pleur. sèche an- e técédente (10 8 ans). Æ se —

ANA EPA RE ee ES) VOLEUR SRE NO RCE LR RSC RSR OS ERA PS CITE ER mr

19/Lav…. Hydropneumo- : thorax traumatique. 2 jours. + — Succussion.

20/X... Pyopneumotho rax tub. 2 ans ou 3 mois. + = 21|Fav… Hydropneumoth. | (succussion) | tub. 1 mois. — — Succussion.

Pour les observations 2, 3, 9, 13, le son élait intermédiaire entre le son argentin et le son métallique et n’a pu être exactement qualifié.

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