‹ Contribution à l'étude de la méthode de percussion métallique et d'auscultation combinéesChapitre 13 sur 20 · AA. DA · texte numérisé non relu

AA. DA

Pitres et la majorité des auteurs, avec les épanchements libres de la cavité pleurale.

Nous rassemblons dans un tableau nos observations recueillies auprès de malades chez qui l'ensemble des signes cliniques habituellement recherchés rendait le diagnostic hésitant (Voir page 41).

Nous voyons que, dans les épanchements pleuraux, le son argentin, a été positif 9 fois (Obs. 4, 5, 6, 7, 8, 12, 14, 19, 20), douteux 4 fois (Obs. 2, 3, 9, 13), négatif 4 fois sur 17 cas.

Dans les 9 cas positifs, l’épanchement, Ha pour les observations 14 et 20, datait d'une époque très rapprochée. Encore faut-il faire des réserves sur le malade n° 14 {Tuberculose pleuro-péritonéale à forme de Fernet- Bouland) dont l'épanchement pleural était certainement récent, puisque l’autopsie n'a pas décelé d’adhérences de la plèvre.

Les cas douteux sont au nombre de 4 (Obs. 2, SAC À 13). Le son argentin se mêlait au son métallique sans qu'on put les caractériser; la réaction APIONELE datait de plusieurs mois.

Les cas négatifs, au nombre de 4, rélèvent de malades porteurs de lésions pleurales: également anciennes. (5 mois à 1 mois) (Obs. 1, 10, 11, 21. Ce dernier, porteur d’un hydropneumothcrax relève, d’après ce que nous croyons, d’une pathogénie spéciale).

Le son métallique, sur les 21 cas, s’observe 10 fois [Obs 1, 2, 3, 9, [0 (le 11 est douteux), 13, 15, 16,17: 18]. Dans tous les cas, il s’agit de réaction pleurale

US de

ancienne ou de processus de condensation (Obs. 15) où le diagnostic a hésité.

Si l’on admet, d’une part que les réactions pleurales anciennes s’accompagnent de néoformations et de sclérose; d'autre part, qu'on peut apprécier l’épaississement

» d'une plèvre par la sensation recueillie quand on enfonce une aiguille à ponction, nous constatons que le son argentin est, le plus souvent, en rapport avec l’épanchement libre, récent, le son métallique avec un processus de condensation étendue, parenchymateux ou pleuro-cortical. Quand les signes cliniques mal assurés rendent le diagnostic timide, nous croyons surtout pour le diagnostic ditférentiel, que la recherche du signe de Pitres et du son métallique est d'un précieux secours et fournit, dans la majorité des cas, une sûre indication.

Sériant la question, nous avons affaire en clinique pratique, à deux catégories de malades : ceux chez qui l'existence d'un épanchement n est pas douteux : un seu signe pathognomonique d’auscultation; c'est la succussion hippocratique dans l'hydro et le pyopneumothorax, où la constatation du son argentin n’a qu'une valeur secondaire; ceux chez qui l'ensemble des signes d’auscultation (je ne parle pas des signes fournis par l’état général), révélateurs d'un épanchement : point de côté, dyspnée, voussure de la paroi thoracique, diminution de l'amplitude des mouvements respiratoires, quelquefois circulation collatérale, contracture des spinaux, signe du cordeau, déplacement du cœur, skodisme, matité postérieure ou de l’espace de Traube, signe de dénivellement, diminution ou abolition des vibrations vocales,

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