HUE
du murmure vésiculaire, souffle, égophonie, pectoriloquie aphone, radioscopie, ne forment pas un faisceau suffisant pour permettre une affirmation.
Tout ou partie de cet ensemble (sauf le signe de dénivellement qui est pathognomonique el rarement net) peut se rencontrer sans qu'il existe d'épanchement (Obs. 15, 16, 17 par exemple); l'épanchement peut exister avec seulement un ou quelques-uns des signes sus-mentionnés (1).
La provocation, par la percussion métallo-métallique, ‘du son argentin ou du son métallique aidant à interpréter les signes concomitants, semble permettre, dans la majorité des cas observés, un diagnostic précoce d'épanchement, malgré la ponction négative, quand la couche liquide est minime et échappe à l'aiguille, ou de rejeter ce diagnostic dans les états PsoloBiques récents où le son métallique est net.
(1) Radioscopie mise à part.
PATHOGENIE
Quel est le mode de formation et de transmission de ces ébranlements . vibratoires? Le phénomène est complexe. Bien que les recherches de l’acoustique n'arrivent souvent qu'à des conclusions partielles, nous essaierons, dans les conditions spéciales où nous nous sommes placé, de poser les termes du problème.
Nous observons qu'une source sonore métallique déterminée, vibrant au contact d’un thorax ne permet, dans certains cas, de recueillir aucune sensation auditive par l'oreille appliquée contre l'autre paroï; dans : d’autres-cas, nous percevons le bruit de’ bois, constitué par un ébranlement vibraloire qui ne conserve aucune des qualités de la source sonore, sauf une partie de l'intensité; le son métallique constitué par la note fondamentale dépouillée de quelques-unes de ses qualités ; le son d’airain, gardant une partie des qualités du son primitif, et prenant un caractère particulier qui s'ajoute à celui de la source sonore; le son argentin, dépouillé de la note fondamentale initiale et caractérisé par des
vibralions aiguës, rapides, hautes.
PHAGRe
Il ressort de ces faits qu'il y a lieu de tenir compte, dans les tissus de ceux qui absorbent le son, de ceux qui le transmettent sans le déformer très sensiblement, de ceux qui le transforment. |
L'ensemble des phénomènes acoustiques est, en premier lieu, sous la dépendance de la transmission, de la conduction du son. Les physiciens en ont établi Ja loi, dans l'air : Plus l'élasticité y est-grande, par rapport à la densité, plus la transmission est rapide. #
Mais dans les solides et dans les liquides, cette vitesse est soumise à d’autres conditions. Le son qui parcourt 340 mètres par seconde dans l'air à 15°, parcourt bien 1.228 mètres dans le plomb, dense; mais sa vitesse augmente dans l'eau douce (1:436 mètres) et dans l'eau de mer (1.453 mètres), elle atteint 3.322 mètres dans les fibres du bois de pin; 4.714 dans celles de l’acacia; pour atteindre 5.127 mètres environ dans le fer (1).
La vitesse n'est donc plus proportionnelle au rapport entre la densité (eau, plomb, bois) et l’élasticité telle qu'on la considère pour Pair.
Une condition essentielle semble devoir être réalisée par l'homogénéité, la continuité du milieu transmetteur entre l'oreille et la source. Or, quel est le mode de propagation des vibrations au niveau du thorax? I semble que la question a été résolue par Larcher (2) qui, sur le cadavre, a observé que le son du diapason,
(1) Exp. de Colladon et Sturm; Bicot, Gérard ; G. Gariel, Cours de Phys. méd., in-8, 1892.
(2) Larcxer : De da transsonnance thoracique. Thèse de Paris, 1895. In
Fernet: De l’auscultation plessimétrique. Presse médicale, 14 décembre,