‹ Contribution à l'étude de la méthode de percussion métallique et d'auscultation combinéesChapitre 9 sur 20 · PERCUSSION MÉTALLO-MÉTALLIQUE CHEZ L'INDIVIDU NORMAL · texte numérisé non relu

PERCUSSION MÉTALLO-MÉTALLIQUE CHEZ L'INDIVIDU NORMAL

À l'état normal, chez l'individu sain, la percussion métallo-métallique et l'auscultation combinées, au niveau du thorax, nous ont laissé observer les manifesta-

tions suivantes, valables pour chaque hémithorax. | 1 F ñ

Auscultalion en avant.

1° L'oreille est appliquée en avant, à demeure, au-dessous de la elavicule (droite ou gauche). Percussion du même côté dans la zone de Chauvel (1):: bruit de bois très lointain, se transformant de facon inconsiante, en son très légèrement métallique dans certains mouvements respiratoires (surtout à l'inspiration). Percussion descendante, à partir de la 3 côte, à 3 centimètres de la colonne vertébrale : rien.

(La percussion sur lomoplate donne des résultats

(1) Au milieu d'ane ligne unissant l'apophyse de la 7° verlèbre cervicale au tubercule du trapèze (à l'union du 1/3 interne el du 1/3 moyen de l’épine de l’omoplate).

qui varient suivant les individus et qui paraissent liés au pannicule graisseux).

2° L’oreille est appliquée à demeure, sur la matité cardiaque (4°, 5° côtes). |

Percussion à gauche dans la zone de Chauvet : son métallique très lointain.

Percussion descendante, à 3 centimètres de la colonne vertébrale: : de la 3° à la 10° côtes : rien.

Vers la 10° côte, son argentin, pas très pur, intermittént, lointain, en rapport avec l'expiration.

À partir de la 10° côte : son argentin persistant, augmentant d'intensité et de caractère quand on arrive sur les muscles fessiers et quise perd ensuite. -

La percussion à droite donne des sensations auditives amoindries et pour certains points,

: négatives. au 3° L'oreille est appliquée, en avant, à demeure, sur le rebord costal (droit à gauche).

Mêmes variations que ci-dessus, mais plus marquées. Le son argentin intermittent prend parfois un timbre légèrement métallique, à gauche, probablement modifié par le voisinage de l'estomac.

Auscultation en arrière.

1° L’oreille est appliquée, à demeure, sur la zone de Chauvet (droite à gauche).

Percussion du même côté sur ja clävieule : son légèrement métallique, assez lointain (très variable suivant les individus).

Percussion sous-claviculaire : bruit de bois assez

lointain, à timbre parfois légèrement métallique, qui va s’affaiblissant quand la source sonore descend.

(En auscultant l’'omoplate, la percussion sur la matité cardiaque donne un bruit de bois très marqué).

2 L'oreille est appliquée à démeure, à la base du poumon (aux environs de la 10° côte).

Percussion sous-claviculaire, jusqu’à la 6° côte : bruit de bois très lointain.

Percussion sur le rebord costal : son argentin intermittent. :

Percussion au niveau de l'abdomen : son argentin constant, quelquefois légèrement métallique (en relation probable avec la distension intestinale), à intensilé maxima quand la source sonore vibre à 3. centimètres au-dessous du rebord costal, qui décroît ensuite et disparaît avant d’atteindre une ligne horizontale passant par le nombril.

Si l'oreille est appliquée, à demeure, sur l’un des rebords costaux, la percussion descendant sur la colonne vertébrale laisse percevoir le son argentin constant à partir de la 10° articulation costo-vertébrale; il atteint le maximum d'intensité au niveau de la 3° vertèbre

lombaire, décroit et disparait rapidement au-dessous.

Ces différents phénomènes d’auscullation ont une intensité relative suivant les individus examinés: chez certains, le bruit de bois est plus où moins lointain, le son métallique plus ou moins marqué, en relation avec l'épaisseur des tissus interposés. Nous avons PROC la moyenne obtenue sur à individus sains. ‘

Comme il n'y a lieu, ainsi que se plait à le ele justement un de mes maitres, de ne tenir compte que des signes évidents, nous ne retiendrons du tableau ci-dessus que deux remarques sos | a

A l’état physiologique, le son métallique est toujours lointain, confus, élouffé; le son argentin n existe pas au-dessus de la 10° côte.

J'ajoute que le son argentin, provoqué au niveau du thorax, fait défant chez certains individus (2 sur 5) dans l'auscultation en avant, sur le rebord costal, et la per- Cussion en arrière.

Nos observations ne diffèrent que dans l'appréciation de quelques détails des conclusions de M. Pitres et du travail de Jacobson et Danielopoulo. Cela tient peutêtre à ce que nous avons essayé, dans les termes employés, de préciser les sensations provoquées à des niveaux d'auscultation et de percussion bien délimités.

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