‹ Contribution à l'étude de la Morbidité et de la Mortalité Actuelles par la TuberculoseChapitre 17 sur 36 · MR CRU · texte numérisé non relu

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tionnée par certains facteurs spéciaux que nous étudierons dans les pages suivantes.

Sur le second point les avis divergent. Pour les uns l'extension de la fréquence de la tuberculose est certaine: pour d’autres avec Risr et AMEUILLE, rien n’est moins certain. À l’appui de la première thèse on peut signaler par exemp'e l’activité plus grande des dispensaires, l’augmentation du nombre des assurés sociaux atteints par la maladie; mais d’autre part la visite systématique dans les scolarités et les chantiers de jeunesse ne décèle pas une morbidité plus grande.

Ces divergences montrent bien qu’il est encore trop tôt pour répondre d’une manière absolue à cette question. Que la tuberculose ait augmenté dans les grands centres urbains, il le semble; mais la fréquence n’a certainement pas subi une évolution semblable dans les petits villes de province et dans les campagnes. Maïs en tous cas la régression de la tuberculose, sensible avant 1940, est actue’lement partout différée.

Voilà où réside le danger. Jusqu'à présent seuls les malades et les anciens malades ont fléchi dans l’ensemble, expliquant l’aggravation 4es formes cliniques vérifiée par tous les phtisiologues, mais il est à craindre, si les circonstances de vie actuelles se poursuivent encore quelque temps, que la résistance du terrain des sujets sains ne fléchisse. On pourrait alors redouter une recrudescence de la fréquence dans les campagnes comme dans les villes.

En somme, fréquence relativement peu augmentée (mais seulement pour le moment), par contre aggravation déjà sensible de la tuberculose, semblent être la juste mesure des choses.

Il s’agit là d’une vue toute provisoire. L’avenir nous dira si « les sujets porteurs de bacilles et les tolérant bien, de tuberculeux latents qui le seraient restés toute leur vie, deviendront des tuberculeux au sens c'inique du mot ».

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