PAS, L PEUR
athlétiques (nages, football, boxé) en demandent autant que le travail professionnel le plus pénible.
Or au moment où la ration normale du parisien est d'environ 1.850 calories et les dépenses musculaires professionnelles étant, en principe, irrédüctibles, on ne peut arriver à restreindre que les dépenses superflues, c’est-à-dire les dépenses sportives.
Espérons que le vœu de l’Académie de Médecine « de limiter à une heure au maximum par semaine le temps consacré dans les écoles, aux exercices physiques, qui ne devront exiger qu’un effort modéré, et rendre facultative la présence des élèves à ces exercices physiques », sera entendu au Ministère de l'Education Nationale. N’a-t-on pas dit que « les rédacteurs des programmes pédagogiques avaient une part de responsabilité très lourde dans le développement si fréquent de la tuberculose de 15 à 25 ans ? »
D... Lise, 18 ans, étudiante en chimie, venait de terminer ses examens de fin d'année qui avaient entraîné de grosses fatigues, lorsqu'elle s’aperçut qu'elle avait de la température le matin 37°8-38° et surtout qu'elle commençait à tousser : toux quinteuse, peu intense, non suivie d’expectoration. Une radiographie est faite alors dans un dispensaire, elle montrait une image dense, opaque de la base droite. On lui conseille du repos et des potions fortifiantes. Un deuxième médecin alors consulté, sur la vue de la graphie, prescrit 3 gr. de dagénan pendant quelques jours, et recommande le départ à la campagne. Cependant, inquiets, les parents demandent une consultation à M. JACQUELIN qui conseille l’admission dans son service pour création d’un pneumothorax.
En effet la radiographie montrait une opacification prononcée, homogène du tiers inférieur de l’hémithorax droit, ressemblant à une image pneumonique; mais avec une image spélonquaire très nette, du volume d’une prune, et deux autres images cavitaires voisines, un peu moins évidentes. D'ailleurs ces images sont deve-
nues très nettes après le pneumothorax. Depuis la création de