‹ Contribution à l'étude de la Morbidité et de la Mortalité Actuelles par la TuberculoseChapitre 26 sur 36 · ENG E · texte numérisé non relu

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En résumé : importante bilatéralisation d'emblée survenue très

rapidement chez une jeune accouchée.

R... Louise, 27 ans, entre au Sanatorium féminin du Docteur TRro- TOT à Cambo pour rechute bacillaire après gestation. Traitée en 1932 par pneumothorax pour tuberculose apicale droite. Pneumo abandonné en avril 1941 pour symphyse. Elle allait fort bien à ce moment là, mais trois mois après, alors qu'elle. était enceinte de sept mois, on trouve une lésion gauche apicale importante. Pneumothorax, mais quelques temps après péritonite tuberculeuse diffuse.

L.. Marie-Jeanne, 22 ans, sans antécédents pulmonaires, a une gestation normale, mais après son accouchement se sentant fatiguée, se fait examiner. On découvre une lésion cavitaire du tiers supérieur gauche en pleine évolution pour laquelle un pneumothorax est institué; malgré celui-ci et l'envoi en Sana : les lésions évoluent rapidement. L'enfant qui présentait des signes radiologiques de primo-infection, succombe à l’âge de 9 mois de méningite malgré

un isolement très précoce.

M... Thérèse, 25 ans. Rien de pulmonaire à signaler dans ses antécédents. Deux accouchements et deux fausses-couches antérieures sans incidents. Amaigrissement de 19 kilos pendant une troisième gestation (16-5-1941) et une hémoptysie dans les mois suivant l'accouchement, Lésion cavitaire droite pour laquelle est

institué un pneumothorax.

Un autre facteur étiologique bien particulier de l’extension actuelle de la tuberculose, nous a été fourni par l'exode de mai-juin 1940. Son action a été double, car elle a agi sur le moral et le physique des pauvres popu-

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au ‘75 PUR

lations ayant quitté brutalement leurs foyers. Il est inutile de revenir sur les conditions matérielles et morales dans lesquelles fut faite cet exode, mais comme le prouvent les observations suivantes, ces fatigues eurent un rôle déterminant certain dans l’éclosion de nombreuses lésions, et également sur la rechute ou l’aggravation de lésions bien stabilisées. De gros malades n’hésitèrent pas à partir; certains malades quittèrent un sana dans les jours qui suivirent une thoracoplastie, une dame partit le lendemain même d’une section de brides.

Du fait de cette évacuation, de nombreux pneumothorax furent abandonnés, faute d’insufflations en cours de route, ou parce que les malades échouèrent loin de tout phtisiologue. Fort heureusement, d’après CHABAUD, sur 10 des pneumothorax abandonnés du fait de l’exode, 8 ont pu être repris, même après plusieurs mois.

Voici quelques cas d’accidents dus à F’exode

T... Jean, 18 ans, lycéen, entre à la clinique du Docteur BERNOU à Chateaubriant, pour une lobite, supérieure droite excavée, survenue après les fatigues de l'évacuation et la préparation intense du baccalauréat.

Pas d’antécédents, ni personnels, ni familiaux. En 19°S se surmène, fait de la natation à dose massive, grosse fatigue. En février 1940, étant de nouveau fatigué, on lui fait une radiographie qui montre simplement des calcifications.

L'enfant se repose pendant les vacances de Pâques, et reprend 5 kilos. Il continue la préparation de som bâchot, mais Survient l'évacuation, qui fut très pénible pour lui; il s’en alla à pied jusqu’à La Rochelle (21 mai-15 juin). Malgré la persistance de son asthénie, il fournit 15 jours de travail intensif pour préparer son examen qui était tout proche.

A la mi-août, il commence à tousser, crache un peu. Il fait de la température : 837°4-38°2, Une nouvelle radiographie montre alors une ombre non homogène du bloc supérieur droit avec une

petite ulcération.

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