LAC
mais le nombre des décès a plus que doublé dans les villes de plus de 15.000 habitants (HELM). D’après les statistiques du Zeitschrift für Tuberkulose (1912) la mortalité à Berlin, qui était de 156 pour 100.000 habitants, en 1913, est passée à 292 en 1917, et à Vienne de 302 à 425. A Mayence on relève les chiffres de 220 en 1914 et de 430 en 1918, tandis que pour les mêmes périodes ils étaient respectivement pour Paris 328 et 295 (donc en décroissance) et pour Londres 130 et 171. Par contre à Varsovie, ils passent de 306 en 1913 à 840 en 1917. En 1918, PRINZING, comparant la mortalité de 1918 par tuberculose (c’est en 1918 qu’elle atteignit son maximum), avec celle des années 1911 à 1914, trouve les augmentations suivantes :
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alors que pour l’Angleterre elle augmente de 21,6 %.
Ainsi nous notons, du fait des guerres 1870-1871 et 1914-1918, une forte augmentation de mortalité par tuberculose.
La morbidité par contre, est plus difficile à apprécier. Néanmoins, KESSLER, relève à Rostock chez les enfants, 19 % de tuberculoses cliniques en 1918 contre 5,3 avant la guerre, tandis que DRUGG (de Cologne) insiste sur la fréquence des tuberculoses chirurgicales, surtout ganglionnaires. De même on a observé des « épidémies » de tuberculose ganglionnaire dans les camps de prisonniers de guerre, chez les Autrichiens internés en Sibérie (PLANNER-WALDINPHAFF, 1921) et plus récemment chez les soldats boliviens prisonniers au Paraguay (MARCH et BocTTNER, 1938). Enfin, dans leur remarquable exposé au congrès de Strasbourg en 1923, BRETON et Ducamr,
op
rapportent les résultats de l’examen de 18.036 enfants des écoles de la région de Liile, Roubaix, Tourcoing, vus au lendemain de la guerre : 3,92 % étaient dés tuberculeux avérés : 49.01 % suspects d'infection.